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Pour Porto, le Bâle européen est capital

En tirant le FC Bâle en décembre dernier, le FC Porto a été gâté par les boules de l'UEFA pour la deuxième fois de la saison. Car même si les Suisses ont la gueule parfaite de l'équipe piège, ils offrent aux Portugais l'opportunité de voir loin en C1. Pour la dernière fois avant longtemps ?

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Gelsenkirchen, c'est loin. Voilà bientôt onze ans que le FC Porto a remporté sa deuxième Ligue des champions contre l'AS Monaco dans l'antre de Schalke 04. Sans doute le dernier avant longtemps. Très longtemps. « Je ne dis pas que c'est impossible, car Porto réussit toujours à avoir des équipes compétitives, mais dans le contexte économique actuel, ce sera difficile » , déclarait Maniche il y a plusieurs mois de cela. À Porto, ils sont très peu à penser le contraire. Les plus riches s'enrichissent, et les clubs portugais s'appauvrissent. Du coup, les objectifs sont revus à la baisse. Passer la phase de poules et pourquoi pas atteindre les quarts. Faire bonne figure contre les grosses écuries, les dominer, les pousser dans leurs derniers retranchements. Tout faire pour ne serait-ce que perpétuer l'esprit qui est celui du club depuis plus de 30 ans, quoi.

Aujourd'hui, le FC Porto affronte Bâle en huitièmes de finale. Bâle, c'est costaud, ça joue, ça surprend. Mais les Suisses sont à Porto ce que les Dragons sont aux plus gros : une équipe chiante à jouer, mais qui offre tout de même plus de chances de gagner qu'un Real ou un Bayern. Pour les hommes de Julen Lopetegui, cette double confrontation contre ceux de Paulo Sousa est donc une opportunité unique de passer en quarts. Unique, car ce n'est pas tous les jours qu'une équipe - hors PSG - réussit à avoir le cul bordé de nouilles pendant le tirage des poules et des huitièmes la même année.

Faire grimper les enchères


Avoir plus de chances de passer en quarts, c'est pour Porto l'opportunité d'offrir deux matchs supplémentaires sur l'estrade européenne aux actifs donnés partants. À commencer par Jackson Martínez. Le Colombien et son agent ont récemment prévenu la direction et les supporters de leur volonté de faire leurs valises à l'issue de la saison en cours. Le « cha-cha-cha » devrait quitter le littoral portugais pour une somme avoisinant les 30-35 millions d'euros (montant de sa clause). Idem pour le Brésilien Danilo. Le nouveau latéral droit de la Seleção et ses 18 poumons ne passent plus inaperçus dans le reste du continent, et le voir rester au Dragão ne serait-ce qu'une saison de plus relève quasiment du fantasme à Porto. Il est jeune et coûtera cher. Sans parler de Brahimi que tout le monde envoie au PSG depuis des mois.

Tous ces joueurs partiront en échange de gros sous. Mais si le double champion d'Europe s'offre un voyage en quarts et qu'il réussit par miracle à faire mieux, l'inflation sur le prix de ses joueurs se comptera en dizaines de millions d'euros tant le marché actuel est fou et Pinto da Costa un négociateur intransigeant. En dehors des probables grosses transactions avec les mastodontes du Vieux Continent, les éventuelles primes de victoire et de qualification doperaient un peu plus les finances d'une institution qui, comme ses rivaux nationaux, ne peut guère compter sur ses 18 millions d'euros annuels de droits TV et ses pauvres contrats publicitaires pour continuer de nager au milieu des requins. D'autant que la fin des TPO approche et que son imminence ne donne pas le temps aux dirigeants de Porto de réfléchir à un plan B.

Un avenir sombre façon Ajax ?


À compter du 1er mai prochain, le FC Porto n'aura donc plus l'opportunité de réaliser des montages financiers afin de recruter des Yacine Brahimi (dont 80% des droits ont été revendus immédiatement après achat). Heureusement pour Pinto da Costa, tous les contrats entre les clubs et les fonds signés avant le 1er janvier 2015 pourront suivre leur cours jusqu'à expiration. Mais après, qu'adviendra-t-il du niveau du club portugais le plus titré sur la scène internationale ? Comment exister sur le marché des transferts sans contrat publicitaire juteux, avec presque dix fois moins de droits TV que le futur dernier de Premier League, une fiscalité pas forcément avantageuse et le fair-play financier que l'on oublie, mais qui ne rôde jamais loin ?


« Sans les fonds, Falcao, Di María et James Rodríguez n'auraient jamais joué en Liga Sagres » , s'est récemment inquiété Jorge Mendes. Le FC Porto a toutes les chances de connaître un destin similaire à celui du grand Ajax : miser sur des produits nationaux et quelques jeunes étrangers, accumuler les prêts, servir de punching-ball aux cadors européens en C1 et disparaître des phases finales. À moins que Jorge Mendes et sa clique ne trouvent une combine pour contourner le nouveau règlement. Bref, le FC Porto a mille raisons de se battre pour une place en quarts. Et si le sort l'a gâté, cela ne devrait plus durer longtemps.


Par WIlliam Pereira
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