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Pour Aurier : magnéto, Serge !

Serge Aurier risque de passer pour le bouc émissaire idéal en cas d’élimination de Paris ce soir à l’Etihad. Sa perf « calamiteuse » à l’aller a focalisé la plupart des critiques. Accusation injuste et erronée. Explications…

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Allez ! On reprend le gros titre de L’Équipe de vendredi dernier, soit deux jours après le 2-2 du Parc : « Aurier, fallait pas l’inviter. » C’était au lendemain d’une autre attaque dans L’Équipe de jeudi ( « Aurier, c’était pas gai » ). Haro sur le baudet ! Pourquoi Marquinhos n’a-t-il pas été titularisé ? Etc, etc. C’est tellement facile de surfer sur la colère populaire anti-Aurier que le public ressassait en silence depuis la vidéo Periscope, inadmissible il est vrai… Mais l’analyse objective du PSG-Man City apporte une vision nettement moins négative sur le contenu du match de l’Ivoirien. Car sa titularisation relevait en fait d’un pari tactique très audacieux de Laurent Blanc

Quand le cheikh Mansour a refusé le PSG

Le K.O. d’entrée…


Condamné à prendre un avantage conséquent à domicile, Lolo White a misé sur un plan de jeu très offensif destiné à faire plier rapidement City. Imprimer un gros temps fort dans les 30 premières minutes requérait, en plus des trois attaquants soutenus également par les milieux Rabiot et Matuidi, la participation optimale des latéraux. En possession offensive dans le camp de l’adversaire, les latéraux parisiens jouent quasiment toujours à la même hauteur que leurs attaquants, afin d’étirer la défense adverse et permettre aux excentrés de devant de rentrer dans l’axe. Et pour ce job, côté droit, Aurier est tout simplement meilleur que Marquinhos et Van der Wiel. Du reste, l’Ivoirien s’est bien acquitté de sa tâche en première mi-temps en participant activement au travail collectif de pression sur l’adversaire, contraint à reculer et subir.

L’autre pari théoriquement cohérent de Blanc de son option Aurier reposait sur un énoncé clair : en position haute et en pressurisant l’adversaire, son équipe avait moins besoin de défendre. Du coup, Serge Aurier, moins à l’aise sur le plan défensif, n’aurait pas eu à subir de duels trop nombreux et, en domination constante dans le camp de l’adversaire, il n’aurait pas eu à multiplier les allers-retours éreintants. Autre paramètre convaincant émis par Lolo après la rencontre quant à son choix du défenseur « périscopé » : « On savait un peu la composition d’équipe de Man City avec Silva à gauche. Or, il n’aime pas trop défendre, donc on avait décidé de mettre un joueur qui prend l’espace face à lui. » CQFD. On le répète : pour ses appels lancés dans le bon tempo et la qualité de ses centres, Aurier est le meilleur. Même Van der Wiel en configuration offensive est un peu supérieur à Marquinhos. Alors ? Qu’est-ce qui a fait que la stratégie ambitieuse de coach Blanc n’a pas parfaitement fonctionné ?

K.O. raté, Paris en danger…


Le problème, c’est que Paris a raté le K.O.… Un peu à l’image du Barça qui, lui aussi, se met en difficulté derrière quand il recule pour ne pas avoir su bonifier avant ses temps forts, le PSG s’est mis en grande difficulté. Tout simplement, Ibra n’a pas converti ses deux-trois occasions très nettes de porter l’estocade très tôt dans le match (péno manqué, face-à-face perdu face à Hart et tête trop molle). À 1-0, voire 2-0, le PSG se serait facilité le boulot et aurait forcé City à prendre des risques pour recoller à la marque : c’était le pari Blitzkrieg de Lolo Blanc. Or, Zlatan n’a pas marqué… C’est même De Bruyne qui a marqué à la 38e (0-1), un peu contre le cours du jeu, compliquant sérieusement les plans du coach parisien alors que pointait un temps faible parisien inévitable après sa grosse pression stérile.

À cela se sont ajouté les incroyables et inhabituelles approximations techniques du collectif et le rendement décevant des cracks censés eux aussi se transcender à la date cruciale (T. Motta, T. Silva, Matuidi, David Luiz, Zlatan, Cavani… Ouf !) Dans ce marasme général, Serge Aurier n’était donc pas le plus à blâmer. En deuxième mi-temps, le PSG a enfin été à la hauteur, et le latéral droit a pris part au festin, ce qui explique que Blanc l’ait maintenu sur le terrain malgré des signes évidents de manque de fraîcheur. Même si la critique justifiée de ne pas lui avoir donné un peu de temps de jeu le samedi face à Nice est recevable, il est toujours délicat de modifier un équilibre de jeu en cours, même s’il pêche dans certaines zones. Donc là aussi, blâmer le coach est légitime, mais tout changement à ce poste ne garantissait pas un réel plus dans l’organisation générale. Une fois de plus, pour ce PSG brillant en seconde période, son problème fut d’avoir encore raté le break du 3-1 qui aurait sans doute entraîné une débâcle mancunienne beaucoup plus lourde. Au lieu de quoi, les visiteurs ont égalisé à la 71e (2-2) sur un but où « Sergio » est objectivement responsable (mais plus à la perte au départ que sur le cafouillage bordélique venu d’une attaque adverse mal enrayée côté gauche). La perte de balle de Matuidi sur le premier but des Citizens a bizarrement fait moins jaser…

Le petit Marquis dans l’axe !


À la 78e, Blanc a remplacé Aurier par Van der Wiel. Un choix là encore critiqué parce que, un : il intervenait certainement un peu trop tard. Pas faux. Et deux : Marquinhos a été préféré au Hollandais. Or, l’option offensive Van der Wiel était là aussi cohérente : à 2-2, Blanc voulait faire une dernière différence dans le dernier quart d’heure, et Grégory pouvait plus y contribuer. Tout comme l’entrée de Lucas (sans doute elle aussi un peu tardive à la 78e) à la place de Rabiot indiquait une prise de risque ultime du coach du PSG. En parlant de Marquinhos, le vrai débat sur les problèmes de la défense parisienne doit surtout se focaliser sur l’axe. Le jeune Brésilien, qui est avant tout un défenseur central, doit plus revendiquer une place à côté du taulier Thiago Silva plutôt que dépanner à droite. Surtout avec un David Luiz chroniquement discutable en défense (n’est-il pas meilleur au milieu ?) et en perte de vitesse récente à Paris et avec la Seleção. Ça tombe bien ! Ce mardi soir, le petit Marquis jouera dans l’axe avec pas loin de lui un Serge Aurier à sa place lui aussi. Comme à l’aller, Lolo Blanc est condamné à des choix très offensifs avec obligation de marquer vite, de faire le break, etc. C’est jouable. Surtout avec une défense vraiment cohérente : Marquinhos, plus vivace que Luiz pour contrer un Agüero ou un De Bruyne, et un Aurier pour amener le plus devant, côté droit. Maxwell-Thiago Silva-Marquinhos-Aurier : c’est peut-être ce casting qu’il aurait fallu aligner d’entrée à l’aller, non ?



Par Chérif Ghemmour
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