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Poulsen, le visage humain de Leipzig

Souvent moqué pour son statut de club en plastique, le RB Leipzig compte malgré tout quelques cadres fidèles. Yussuf Poulsen en fait partie. Arrivé en Allemagne alors que les Lipsiens étaient encore en D3, le jeune international danois d’origine tanzanienne a su conserver sa place dans le noyau malgré les promotions et les changements d’entraîneur. Aujourd’hui, il rêve autant de jouer la Coupe du monde que d’ouvrir un deuxième café à Copenhague.

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À seulement cinq ans, Yussuf Poulsen alternait entre les gazons et les parquets. Le gamin de Copenhague au physique élancé essayait même la gymnastique. Mais finalement, non. Le football devait faire partie de sa vie, c'était écrit. Après avoir délaissé les agrès, il se concentre sur le seul football en 1999. Une passion insufflée par son père qui décède d’un cancer la même année. Arrivé au Danemark en provenance de Tanzanie, Shihe travaillait sur un cargo qui faisait la navette entre l’Afrique et sa terre d’accueil, lieu de son mariage avec une Danoise et fonde une famille. Yussuf apprend donc à grandir sans père et écrit les premières pages de son histoire de jeune talent.

En D3 pour jouer la Ligue des champions


Ses premières années, Yussuf Poulsen les passe dans la défense du BK Skjold, au sein d’une génération particulièrement dorée : « Sur seize joueurs, dix sont devenus professionnels » , se souvient-il. Très doué, le jeune Yussuf avance progressivement sur le terrain, sur les ailes, puis comme numéro 10, au gré des joueurs à remplacer. Jusqu’à finir à la pointe de l’attaque et terminer sa formation au Lyngby BK, qui lui offre son premier contrat professionnel à tout juste 18 ans. Avec les Kongeblå, on lui offre l’opportunité de monter en première division un an plus tard, en 2013. Mais son cœur lui commande d’aller tenter l’aventure loin de chez lui.


« Je me suis toujours dit que je ne jouerais jamais la Ligue des champions si j’étais encore au Danemark à 21 ans » , analyse-t-il après coup, avouant cependant « ne pas avoir de destination précise en vue » . Ce sera finalement l’Allemagne. Un pays dont il a appris la langue à l’école – « mais ce n’était pas la matière dans laquelle j’étais le meilleur » – et le RB Leipzig, un club au projet sportif ambitieux, mais qui évolue alors en D3. Au pays, sa décision est vue comme un grand pas en arrière : « En équipe nationale U21, j’étais le seul joueur de D2 et tout le monde disait que je jouerais chez les A deux ans plus tard. Du coup, tout le monde s’est demandé : "Pourquoi il va jouer en D3 allemande ?" »

Yin et yang avec Joshua Kimmich


Pour accélérer son intégration en Saxe, Poulsen choisit de s’installer dans un appartement avec un colocataire germanophone, aujourd’hui bien connu du côté du Bayern Munich : Joshua Kimmich. « On se parlait en allemand entre nous. (...) Lorsque je suis arrivé à Leipzig, il n’y avait qu’un seul autre étranger. Ça ne parlait presque pas anglais et je devais vraiment apprendre l’allemand. » Le quotidien des deux jeunes espoirs se passe relativement bien, même si, passage par Stuttgart oblige, c’est Kimmich qui se révèle le plus à cheval sur le rangement. « Surtout quand on compare nos chambres, analyse-t-il à l’époque. Et heureusement qu’on a deux salles de bain, parce que si je devais attendre que Yussuf termine avec ses cheveux tous les matins, j’aurais été tout le temps en retard à l’entraînement. »



Cela dit, Poulsen fait vite son trou : « Il emploie même des mots d’argot allemand et sort des expressions comme "Hey mecton !", c’est génial » , se marre l’international allemand. Mais en dehors de sa coloc', il cartonne aussi sur les terrains puisqu'il est promu en D2 l’année suivante, non sans avoir été appelé une première fois chez les A danois pour une joute amicale. En deux saisons dans l’antichambre, il rejoint définitivement l’effectif des Rød-Hvide pour finir en apothéose par une montée en Bundesliga et une présence en Ligue des champions l’année suivante. Aujourd’hui âgé de 23 ans, Yussuf Poulsen a donc bel et bien réussi son pari.

Un buteur-barista


Avec 38 buts au compteur en 166 rencontres depuis son arrivée au RB Leipzig, Poulsen n’est pas ce que l’on peut à proprement parler un goleador. Mais il compense avec un sens du collectif qui se traduit par 28 assists et une polyvalence en attaque. Surtout, il est parvenu à garder une place de titulaire presque indiscutable malgré les arrivées de concurrents, comme Marcel Sabitzer, Davie Selke, Timo Werner ou plus récemment Jean-Kévin Augustin. Mais son meilleur allié reste avant tout son ancienneté. Lorsqu’il est entré en fin de rencontre en huitièmes de finale de la Ligue Europa face au Zénith Saint-Pétersbourg jeudi dernier, les fidèles supporters lipsiens ont dû se rappeler ses débuts en D3 il y a presque cinq ans. Sa récente prolongation de contrat jusqu’en 2021 traduit son statut de chouchou du public, comme son rôle d’ambassadeur d’un club grandement détesté en Allemagne depuis sa création en 2009.

En attendant de savoir où son aventure européenne se terminera, Yussuf Poulsen espère d’ores et déjà être retenu par Åge Hareide dans la liste des 23 qui iront en Russie l’été prochain. Et malgré son emploi du temps de ministre, peut-être aura-t-il le temps de se montrer au Social, son café situé au bord d’un canal du quartier copenhagois de Nørrebro. Lancé en 2016 avec deux associés, l’établissement emploie aujourd’hui douze personnes et ne sert que des produits bios sans gluten. Le tout en connexion avec la cuisine du RB Leipzig : « Dès que le chef me propose quelque chose de nouveau, j’appelle mes gars au café et je leur en parle. Ces derniers mois par exemple, on mangeait beaucoup de quinoa au centre d’entraînement et aujourd’hui, on en sert en salade ici » , explique-t-il. Comme quoi, on peut mener une vie saine même en étant associé à une boisson énergisante.



Par Julien Duez Propos de Yussuf Poulsen recueillis par Spox, Sport Bild, dierotenbullen.com et le blog Kristina vom Dorf ; ceux de Joshua Kimmich par dierotenbullen.com.
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