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Portugal, la passe de sept ?

Même onze que contre l’Islande et même objectif que vendredi dernier, la victoire. Ce soir, le Portugal se déplace à Copenhague pour y affronter le Danemark et gratter un billet pour la Pologne et l’Ukraine.

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Un nul suffit, aux Lusitaniens ce soir, mais pas pour Paulo Bento. Le sélectionneur portugais veut marquer les esprits, et célébrer de la meilleure des manières une septième qualification pour une compétition majeure. En soi, jouer une septième phase finale d’Euro et de Coupe du monde n’est pas un exploit grandiose, mais le Portugal a besoin de cette qualification pour se sentir définitivement membre à part entière de l’élite du football.

La mission de Cristiano Ronaldo et compères est donc d’envoyer le Portugal au rang d’équipe de top-niveau, une équipe dont on sait qu’elle sera forcément là lors des grands rendez-vous, si possible dès ce soir à Copenhague. Parce que deux barrages de suite, comment dire... c'est bof, quoi. Il faut donc battre le Danemark, chez lui. Difficile, mais loin d’être une mission insurmontable. Car certes, le Danemark est une bonne équipe, certes, le Portugal revient de loin, avec un début de parcours qualificatif catastrophique (nul face à Chypre et défaite face à la Norvège), mais, l'air de rien, le Portugal va mieux. « Il y a eu deux phases lors de ces qualifications. La première, c’était au début, les premiers matchs étaient mauvais et il y avait une mauvaise ambiance au sein du groupe. Et puis, il y a eu l’arrivée de Paulo Bento, qui a résolu tous les problèmes, et soudé l’équipe autour de lui. L’équipe a grandi et joue beaucoup mieux maintenant » , résume Domingos Paciência, entraîneur du Sporting Portugal.

Avec Paulo Bento, le Portugal a de quoi être ambitieux. Depuis l’arrivée de l’ancien du Sporting, le bilan est de cinq victoires en autant de rencontres officielles. Forcément, ça redonne le moral. « C’est une équipe qui a retrouvé toute sa motivation et sa détermination. Ils se battent sur tous les ballons, ils sont toujours disponibles, et jouent très vite, avec d’excellentes individualités. L’équipe progresse, il y a d’excellents joueurs et un bon collectif. Je place le Portugal au même niveau que les grosses écuries européennes » , renchérit Domingos. Des victoires, du jeu, et un paquet de banderilles plantées en somme. Bento a presque réussi a annihiler le gros point faible de la seleçao das quinas, l’absence de vrai buteur. Avec Nani et Cristiano Ronaldo, sur les ailes pour scorer, mais aussi aider ce pauvre Helder Postiga à marquer, le Portugal tient son tiercé gagnant. Le Danemark devra s’en s’en méfier ce soir pour gagner, mais aussi exploiter la principale faille de son adversaire : « le Portugal a un gros point faible, c’est son manque de régularité. Dans un match, les joueurs peuvent se déconcentrer et se relâcher pendant 15, 20 minutes, contre des bonnes équipes ça peut être fatal » , termine l’entraîneur du Sporting. Parce que c'est parfois dans ces temps faibles qu'on peut perdre le petit point du match nul dont les Portugais ont besoin pour éviter les barrages...

William Pereira
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