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  1. // Angleterre – League One – Portsmouth FC

Portsmouth FC : la relégation en chantant

Ex-ambitieux de Premier League il y a peu, le Portsmouth FC vient de connaître une deuxième relégation successive et évoluera en D4 la saison prochaine. Pourtant, les supporters ont la banane : le consortium de reprise qu’ils ont monté avec des hommes d’affaire du coin a été autorisé à reprendre le club en main. Terminée, l’interminable descente aux enfers orchestrée par des proprios-escrocs.

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Il y a quelque chose de quasi biblique dans l’histoire récente du Portsmouth FC. Un côté « dix plaies d’Egypte » où l’invasion de sauterelles est remplacée par une autre espèce de nuisibles : des patrons escrocs, arrivés au club pour dépecer la bête chaque fois un peu plus. On ne va pas vous refaire l’histoire en détail, ce serait trop long à expliquer, mais ce qu’il faut savoir, c’est que depuis le dernier départ d’Harry Redknapp au poste d’entraîneur en 2008, « Pompey » - le surnom du club – a connu une chute vertigineuse, passant d’une victoire en Cup et une qualification européenne à une relégation en League Two, l’équivalent de la D4 en Angleterre.

Dettes abyssales et points de pénalité

Accomplir une telle prouesse en aussi peu de temps tient de la performance. Mais à Portsmouth, tout le monde y a mis du sien pour essayer de faire crever un club historique en un temps record : des recrutements foireux d’abord, des joueurs déserteurs, des entraîneurs qui se succèdent au rythme de deux par saison minimum et donc surtout des dirigeants tous fautifs. Milan Mandaric d’abord, responsable de la première mise sous administration judiciaire du club pour sa propension à contracter prêt sur prêt sans jamais pouvoir les rembourser. Le tristement connu Alexandre Gaydamak ensuite, qui débarque en sous-marin via une société basée aux Iles Vierges et continue l’opération endettement. Puis Sulaiman Al Fahim, l’actuel proprio de Manchester City, qui revend vite à des Saoudiens, lesquels s’associent à un businessman hongkongais, un certain Balram Chainrai.

Le coup de grâce est donné par le dernier repreneur en date, une société du nom de Convers Sport Initiatives (CSI), qui place le Russe Vladimir Antonov à la présidence. Ce dernier est contraint à la démission en novembre 2011, quelques mois seulement après son arrivée, car il est arrêté à son bureau à Londres sur requête des autorités lituaniennes, qui lui reprochent des malversations de grande ampleur sur une banque locale. Dans la foulée, le fisc anglais siffle la fin de la récréation et replace le PFC sous administration judiciaire. Les dettes sont abyssales. On parle de près de 140 millions d’euros de pertes. Comme ça ne sert plus à rien de sanctionner au porte-monnaie, lequel est de toute façon vide, on s’en prend au sportif, et les points de pénalité volent pour une équipe déjà affaiblie chaque année par les départs non remplacés. Voilà comment on se retrouve si rapidement de poil à gratter de Premier League il y a peu à relégué de League One actuellement, et donc en lice la saison prochaine pour disputer la League Two.


Fratten Park enfin récupéré


Pourtant, les supporters de Pompey ont retrouvé le sourire et de la fierté ces derniers jours. Car désormais, ils savent que le club – ou ce qu’il en reste – leur appartient. La Cour royale de justice de Londres vient en effet de donner l’autorisation au Pompey Supporters Trust (PST) de racheter le Portsmouth FC. Créé fin 2009, alors que le club commençait à vraiment s’enfoncer dans la crise, le PST est un consortium de reprise associant des fans et des entrepreneurs locaux. Leur mission : récupérer cette institution du foot anglais pour la diriger selon un principe de bonne gouvernance et de gestion raisonnée, démocratiquement et en pleine transparence. Assez rapidement, la municipalité de Portsmouth appuie la démarche et un vaste élan de solidarité populaire permet de récolter plus de 2 millions d’euros (en levée de fonds et mise en vente d’actions). Les négociations avec l’administrateur judiciaire ont été entamées il y a près d’un an et elles sont donc en train d’aboutir. La dernière difficulté consistait à mettre un terme au conflit qui opposait PST à Portpin, la société de Balram Chainrai, qui restait propriétaire de l’antique Fratten Park. Chainrai en voulait 9 millions minimum, la Cour royale de justice a autorisé le « Fans Trust » à ne régler que 3 millions pour récupérer l’enceinte.

Voici comment le Portsmouth FC est devenu propriété de ses supporters, comme avant lui l’AFC Wimbledon et Exeter City FC. Un homme d’affaires local, Ian McIness, a été désigné par PST comme nouveau président. Et pour apporter enfin un peu de stabilité au volet sportif, l’actuel entraîneur Guy Whittingham a été confirmé à son poste pour débuter la prochaine saison. Il faut dire qu’il a eu beaucoup de mérite : propulsé à ce job si casse-gueule en novembre dernier, il a réussi le miracle de glaner quelques victoires depuis, avec un effectif constitué de juniors, de joueurs prêtés dont plus personne ne veut et d’intérimaires signant des contrats au mois (résultat : il y a eu près de 50 joueurs à évoluer sous les couleurs de PFC au cours de la saison). Preuve que malgré le contexte, il y a encore moyen de taquiner la chique à Portsmouth, et plutôt correctement. Qui sait si après avoir été la risée du foot anglais ces dernières années, Pompey ne sera pas cité en exemple à l’avenir ?

Par Régis Delanoë
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