1. //
  2. // Zénith/Porto

Porto va-t-il remplir le Zénith?

Ce soir, le Zénith reçoit le FC Porto. Souverains dans leur pays, les deux clubs doivent désormais confirmer leur suprématie dans la plus prestigieuse des compétitions.

0 0
Un match déjà décisif. Voilà les sensations des joueurs du Zénith Saint-Pétersbourg, à propos du choc de ce soir, contre le FC Porto. En effet, après avoir perdu le match d'ouverture face à l'équipe la plus faible du groupe, l'APOEL Nicosie (1-2), l'équipe de Luciano Spalletti n'a déjà plus le droit à l'erreur. Ce soir, contre Porto, il faut gagner. Sans « si » , et sans « mais » . Gagner, tout simplement. Car se retrouver dernier du groupe, avec zéro point après deux journées, ce serait dur. Très dur, pour une équipe qui, dans son histoire, n'a jamais réussi à dépasser les phases de poules de la C1. Très dur, aussi, lorsque l'on est leader du championnat russe, compétition en plein essor, et que l'on doit assumer cette stature sur la scène européenne. Tant de critères qui font que, déjà, le Zénith est au pied du mur. Tout l'inverse du FC Porto, donc, qui a réussi son entrée en Ligue des Champions en battant le Shakhtar Donetsk (2-1), continuant ainsi sur sa lancée triomphale de la dernière campagne. D'ailleurs, ce soir, ce sont aussi deux récents vainqueurs de la C3 qui s'affrontent. Le Zénith l'avait décrochée en 2008, lorsqu'elle s'appelait encore Coupe UEFA, et Porto la saison dernière. Avec un Falcao en plus.

Station de métro et cheveux longs

C'est un fait : le buteur colombien manque, un peu, à Porto. Non pas au niveau des résultats, toujours aussi satisfaisants (6 victoires, 2 nuls et une défaite, contre le Barça, depuis le début de la saison), mais au niveau de l'ultra-suprématie du club portiste. Les dernières rencontres de championnat, contre Feirense (0-0) et Benfica (2-2), ont prouvé que le champion en titre ne survolait plus autant. Les équipes adverses parviennent enfin à prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'invincible armada de ne pas gagner tous ses matches sur un score fleuve (comme l'an dernier, une différence de buts de +57 à la fin de la saison). Or, difficile de dire si cette infime inversion de tendance est simplement due au départ du Colombien. Le Brésilien Kleber tente bien de le remplacer dignement, avec 4 buts lors des 9 premiers matches de la saison. Mais, ne nous mentons pas, avec son nom de station de métro, le jeune attaquant de 21 ans fait moins vibrer que l'avant-centre aux cheveux longs, désormais à l'Atletico Madrid.

Toutefois, tant que Porto gagne, tout va bien. Et pour le moment, hormis le couac face au Barça, il gagne. Et il faut bien ça pour imiter ses aînés. En effet, en 2003, lorsque le Porto de Mourinho remporte la Coupe UEFA, ce n'est que le début d'une superbe épopée. Une épopée qui mènera Porto à la victoire suprême en Ligue des Champions, la saison suivante. L'an dernier, Villas-Boas a imité son maître spirituel, en remportant la petite sœur des compétitions européennes. Parti à Chelsea, l'entraîneur roux a laissé son bébé à Vitor Pereira, qui a désormais la tâche quasi-insurmontable d'aller décrocher la lune. Vrai : Porto possède actuellement l'une des équipes les plus impressionnantes du continent, et les formations pouvant se vanter de mieux se comptent sur les doigts de la main. Néanmoins, il va falloir être costaud pour faire aussi bien que le Special One. D'ailleurs, à Porto, quelques fous rêvent déjà d'une finale de C1 entre Porto et le Real du Mou. Qu'ils se réveillent : pour le moment, la réalité, c'est le Zénith.

Colonie italienne

Et ce Zénith-là, il ne va pas falloir le sous-estimer. Championne de Russie, l'équipe de Spalletti est sur le point de réaliser la passe de deux. A cinq journées de la fin, elle est en tête du classement, avec 2 points d'avance sur un CSKA Moscou en perte de vitesse. Depuis le mois de juin, le Zénith aligne les victoires, ce qui lui a permis de passer devant l'ennemi moscovite. L'Anzhi, le CSKA, le Rubin Kazan : les Saint-Pétersbourgeois, renforcés par l'arrivée de Criscito, ont eu raison de tous leurs adversaires. Idéal pour se concentrer sur la Ligue des Champions, une compétition qui ne leur avait pas porté chance en 2008-09. Le Zénith était alors tombé dans le groupe de la Juve et du Real Madrid, et s'était fait sortir au premier tour. A charge de revanche. L'équipe russe a désormais envie de prouver qu'elle peut avoir son mot à dire dans la cour des grands, à l'instar d'un Shakhtar qui s'affirme de saison en saison. Mais ce n'est pas forcément bien parti. Pour son premier match, contre l'APOEL Nicosie, le Zénith s'est fait surprendre. Malgré une ouverture du score tardive signée Zyryanov, les Spalletti's Boys ne sont pas parvenus à tenir le score, et se sont fait renverser par les Chypriotes.

Ce soir, face à Porto, interdiction de commettre les mêmes erreurs. Les Dragons sont d'une autre catégorie, et ne pardonneront aucune errance. Et ça, le technicien italien le sait. « C'est un moment fondamental, mais nous sommes prêts. Nous allons affronter un adversaire de niveau mondial. Lors de ces dernières années, ils ont sorti des joueurs et des entraîneurs très importants, et bien que certains soient partis, le club continue à gagner. Nous ne pourrons gagner qu'en ayant une attitude forte et un comportement exemplaire » assure-t-il en conférence, précisant qu'il ne craint « aucun joueur en particulier » , mais a plutôt peur de « leur collectif, fort dans tous les secteurs » . Le coach sait donc ce qui l'attend. Même si, aussi consciencieux soit-il, il ne pourra jamais prévoir un éclair de Hulk. Ou d'un autre.

Eric Maggiori

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0