Porto Luz sur le titre

Le Portugal est en ébullition. Ce soir, en cas de succès à Lisbonne, Porto sera sacré champion. Chez Benfica. Histoire d'un Classico pour l'histoire.

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« J'aurais aimé vivre ça. Pouvoir être sacré champion avec Porto au stade de la Luz (prononcez ‘‘Louche'')... » Même Rabah Madjer, le légendaire, en salive. Le talonneur des Dragons suivra le classico entre Benfica et le FC Porto parce que « ça n'arrive pas tous les jours de pouvoir être couronné chez son rival. » La dernière – et première - fois que les Nordistes ont conquis le trophée chez le Glorioso c'était en 1939/40. 71 ans plus tard, l'histoire peut faire écho. En cas de succès dimanche, les hommes d'André Villas-Boas remporteront leur 25ème titre en Liga.

Villas-Boas vs Jesus

AVB, un surdoué. A 33 piges, l'ex-protégé de José Mourinho – à Porto, Chelsea et à l'Inter Milan - enfonce les pas de son maître. Un exercice à l'Académica et le voilà dans la classe des Grands. Avec classe. Ses stats affolent. 22 succès en 24 journées de championnat. Seulement deux nuls qui correspondent aux deux rencontres où sa formation a fini à dix. Porto est la seule équipe invaincue en son championnat sur le vieux continent. 8 buts encaissés soit le statut de meilleure défense d'Europe. Et le souvenir du match aller, contre le SLB. 5-0. A l'âge du Christ, Villas-Boas a claqué Jesus. En ce jour du Seigneur, il prie à voix haute : « Faire la fête chez un rival aurait une saveur différente... »

Nuno Gomes titulaire ?

Mais Mister Jorge n'est pas du genre à tendre la joue. Surtout dans sa crèche. Il a battu Porto, chez lui, il y a an. D'ailleurs les deux dernières déroutes du FCP en Liga sont des sorties de route à Lisbonne. A Alvalade, contre le Sporting (0-3) et contre Benfica (0-1). Il y a plus d'un an, déjà... Jesus prône l'attaque mais ses choix sont parfois discutés. Saviola semble éteint et surtout Oscar Cardozo se traîne. Et tous les regards se tournent vers l'increvable Nuno Gomes. 34 ans et 4 pions en 4 bouts de matches cette saison (47 minutes, ndlr). Il reste carrément sur un doublé contre Paços de Ferreira (5-1). Même le sélectionneur Paulo Bento est obligé de lâcher : « Je ne lui ferme pas la porte de la Selecção. » Alors Nuno titulaire ? Jesus répond : « Il aura sa chance. » Qu'il se magne quand même parce que l'horloge tourne. Laurent Robert, champion en 2005 et ex-pote de vestiaire de Gomes dédicace : « Pour Nuno qui adore Benfica, jouer contre Porto c'est quelque chose de très spécial. Une bataille à gagner. »

« Vierges effarouchées »

Et les hostilités ont déjà commencé. En coulisse. Jeudi, Benfica balance un communiqué annonçant qu'il interdira les supporters de Porto de pénétrer dans la Cathédrale avec des tifos, drapeaux ou autres affiches. « Nous adoptons les mêmes mesures que les gens de Porto » , se justifient les Lisboètes en ajoutant que « le football portugais doit se passer de la violence et de l'intolérance mais qu'il doit aussi se dispenser de ‘‘vierges effarouchées.''. Référence-vengeance du match aller où certains groupes de supporters non-déclarés (No Name Boys) avaient été empêchés d'afficher leur couleur. La GNR (gendarmerie guesh) donne raison au SLB. Mais les virulents Super Dragões annoncent qu'ils se pointeront avec tout leur attirail... et un avocat. Une ambiance tendue depuis plusieurs mois.

En plus des cinq pions pris au Dragon, les Aigles se sont faits ball-trapper à coups de pierres et de balles de golf. Leur bus s'en souvient encore. Une pauvre amende de 16 990€ en guise de sanction et la tradition lapidaire se poursuit. Une prime à la casse. Il y a quinze jours, en rentrant de Paços de Ferreira, la Benz du président benfiquiste, Luis Filipe Vieira, est atteinte par un sac de pierre en pleine autoroute, aux abords de Porto ! La violence grimpe. Le lendemain, riposte : la Casa du FC Porto de Coimbra est caillassée. Le Ministère des sports appelle au calme mais les mesurettes de la Ligue laissent craindre le pire...

A l'heure où le foot guesh squatte la Ligue Europa avec les rivaux Benfica et FC Porto, en plus de Braga, le pays traverse une crise sans précédent. La plupart des clubs de Liga peinent à payer leurs joueurs, les conflits internes rongent la Fédé, et les tribunes dégueulent de violence...

Par Nicolas Vilas.

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Article très moyen.

Une victoire au stade de la Luz serait la cerise sur le gâteau d'une saison incroyable. Je pense tout de même que le match le plus important pour Porto reste le match aller contre Moscou.

AVB réussit une première saison incroyable tant au niveau du jeu que des résultats. J'ai surtout apprecié son duel à distance face à Jesus qui n'a pas arrêté de l'allumer.

Après ces histoires de violences, oui les "supers dragons" ne sont pas de poètes mais faut arrêter de faire croire que les sups de lisbonnes sont des saints.

Au vu de l'effervescence et de la pression autour de ce match, il ne serait pas étonnant de voir un match "musclé". Qui je l'espère ne laissera pas trop de traces avant l'Europa League.
Et puis on ne prononce pas "La Luz" "La Louche" mais "La Luj". Cliché, quand tu nous tiens ;)
Houla, je vais me faire descendre : si la prononciation est bien [luj], en revanche, l'article qui précède ce mot est "a" et non "la", qui est un article espagnol ou français, mais surtout pas português! On dit donc "[a luj]" pour "a luz", la lumière... Vivement le match!
Cliché ? Ce n'est pas un cliché mais du portugais. On dit la "Louch." Un z en fin de mot se lit "ch", en portugais. Tu peux vérifier...
Le mec qui a écrit l'article est guesh, pas espagnol.
Stade de la Luz puisque c'est le stade de la Lumière. On dit bien stade du Dragão (Dragon). Pas stade do Dragão. L'article est traduit en français.
On dit bien le classico (ou clasico)...

Vous pinaillez, messieurs ;)
Je pinaille, je pinaille, c'est vrai. Mais je ne jette pas sur l'écrit, je crois que j'ai essayé d'être constructif.

Cela dit, lorsque je parle de l'article "la" ou "a", je me réponds à moi même, parce que tant qu'à pinailler, et bien autant faire les choses bien jusqu'au bout puisque je faisais du phonétique portugais en employant un "la" qui n'est aucunement un article portugais. On me fait d'ailleurs remarquer que le top du top aurait été d'écrire [a louj] ou [a louch'] (et non pas [a louche]).

En ce qui concerne l'auteur de l'article, j'aurais parié qu'il était espagnol, justement, parce que Vila, ben ça fait espagnol : les clichés ont la vie dure, não è? J'apprécie ses feuilles en tous cas, non que je sois toujours d'accord avec lui, mais c'est lui qui traite du football portugais dans So Foot, et ça je ne vais pas m'en plaindre. Toujours mieux que d'autres grands médias bien plus en vue et si condescendants.

Pour revenir à notre sujet, sujet qui finalement descendait ce titre que je n'aurai jamais trouvé pour ma part, j'ai vérifié "autour de moi", et il semble que les deux prononciations soient valables. C'est que le Portugal fait moins de 100 000 m², mais les accents y sont assez variés d'un endroit à l'autre. De là d'où je viens et en d'autres endroits, on dit [louj] ce qui n'est peut-être pas le cas à Lisbonne. Mais beaucoup de supporters du Gil Vicente (qui est portugais lui aussi, bien que la majorité de ses écrits l'aient été en espagnol et pour la cour d'Espagne), le club de ma ville d'origine, supportent aussi le club de la Luz et disent, eux, [a luj].

1 partout, et même un petit avantage à l'auteur, parce que je suis pas mauvais perdant ;)
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