Portugal - Superliga - 10e journée

Par William Pereira

Porto et Benfica intouchables

Ce week-end au Portugal, on a vu la même chose que d'habitude : Porto et Benfica ont gagné, et le Sporting a fait n'importe quoi. Dans un monde parallèle, Rio Ave a corrigé Setúbal 5-3 et revient à hauteur de Braga au classement...

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Ezequiel Garay ( Benfica )
Ezequiel Garay ( Benfica )
L'affiche Le Sporting Braga est officiellement en crise. Après avoir été éliminés de toute compétition européenne par Rui Pedro et ses potes de Cluj, les guerriers se sont inclinés sur leur pelouse face à Porto. Comme l'avait dit Jorge Jesus avant le match, les dragons « ont toujours un peu de réussite à Braga ». S'ils ont en effet bénéficié d'une erreur d'arbitrage de Carlos Xistra, qui aurait dû signaler un penalty pour une main d'Alex Sandro dans la surface, et si l'ouverture du score tardive de James Rodríguez est chanceuse, les Portuenses ont manqué de réussite à plusieurs reprises. Avec un peu de chance dans les cinq premières minutes, Otamendi aurait ouvert la marque, lui qui a touché le poteau sur un corner puis loupé le cadre de justesse, pendant que les Bracarenses dormaient et tardaient à entrer dans la partie. Tout a fini par s'équilibrer à la fin du premier quart d'heure, sauf la possession du ballon, toujours en faveur du FC Porto (avec des pics à 65%). Braga a emmerdé le leader et vice-versa, mais les deux équipes ont rarement eu l'occasion d'attaquer les deux portiers de front : Mangala d'un côté, et Douglão de l'autre, ont été énormes en défense centrale tout au long de la soirée. Le danger est donc venu de loin. Hélton a arrêté tout ce qui se présentait à lui - malgré une ou deux fautes de main - et Beto presque tout... Jusqu'à ce que la chance jette son dévolu sur James Rodríguez à la fin du temps réglementaire. Le jeune Colombien exécute un classique enchaînement « repiquage dans l'axe + frappe du gauche ». Le ballon, contré par un défenseur minhoto, surprend Beto et prend la direction des buts adverses. Chance de cocu. Deux minutes plus tard, Jackson Martínez, fantomatique pendant la rencontre, clôt le score d'une mine du gauche, mettant ainsi un terme à trois matchs sans marquer le moindre pion. À part ça, les dragons sont encore et toujours les seuls invaincus en Europe...

Benfica assure Si le 4-0 du PSG face à Troyes était loin de refléter la physionomie du match, le 2-0 de Benfica face à Olhanense non plus. Quatre jours après avoir battu le Celtic en Ligue des champions, les hommes de Jorge Jesus ont atomisé ceux de Sergio Conceição dans le jeu. Car sans un Bracali héroïque et une défense solidaire, le onzième de Liga Sagres aurait pu repartir de la capitale avec bien plus qu'un pénalty transformé de Cardozo et une tête piquée de Luisão. Si Salvio semblait épuisé par sa prestation de haute volée en C1, Carlos Martins, Ola John et Matić se sont montrés sous leur meilleur jour. De retour de blessure, le premier a réussi à faire oublier le très remuant Enzo Pérez et s'en serait très certainement sorti avec plusieurs passes décisives si ses potes attaquants s'étaient montrés plus réalistes. Le second a torturé la défense d'Olhanense au point d'en faire oublier la fringale de Salvio de l'autre côté du terrain, et n'était pas bien loin de marquer un « golaço » en début de match. Enfin, Nemanja Matić est de plus en plus régulier. L'ancien espoir de Chelsea s'est montré très autoritaire samedi, aussi bien dans ses prises de balle qu'à la récupération, permettant à Benfica de jouer très haut tout au long de la partie. En défense, Garay et Luisão ont réalisé presque autant de frappes que de tacles face à un adversaire trop faible pour aspirer à quoi que ce soit. Avant le super derby lisboète, Benfica assure donc l'essentiel : les trois points. Avec la manière en plus.

Le Sporting stagne Le Sporting revient de loin. Après l'humiliation bâloise, les hommes de Franky Vercauteren sont passés tout près du naufrage contre Moreirense. À Moreira de Cônegos, tout était pourtant bien parti pour les Lisboètes. Le 4-3-3 aligné par le technicien belge tient la route pendant un quart d'heure. Schaars, Pranjić et Elias pressent haut, récupère vite et distribuent bien. Sur les ailes, Carrillo et Capel emportent tout sur leur passage. Moreirense est à l'agonie et Insua puis Van Wolfswinkel frôlent l'ouverture du score. Et après ? Trou noir. Rien, niet, nada pendant les 20 dernières minutes de jeu. Dès que l'équipe locale s'est mise à s'engager dans les duels, le Sporting s'est fait bouffer mentalement au milieu de terrain avant de disparaître. Moreirense s'amuse et marque deux buts (Pablo Oliveira et Ghilas) que même des équipes de CFA auraient difficilement encaissés. Les Leões retournent aux vestiaires la queue entre les jambes et en ressortent toujours aussi mous. La lanterne rouge est tranquille. Un peu trop, même. Du coup, Xandao réduit le score sur corner à l'heure de jeu, presque contre toute attente. Le vent en poupe, les troupes de Vercauteren pratiquent un football de rêve pendant dix minutes et Eric Dier égalise dans la foulée. Le problème du Sporting n'est ni physique, ni tactique, ni technique. Il est avant tout mental. Et ça c'est vu lundi soir.

 





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  • Message posté par Aux le 27/11/2012 à 14:00
      

    Oui enfin son "portismo" lui il l'a pas laissé de côté mdr

  • Message posté par Kymlicka le 27/11/2012 à 14:49
      

    Le titre, un jeux de mot caché visant à désignés ces deux clubs comme étant des clubs de paraplégiques. Vous pouvez pas vous empêcher Sofoot?

  • Message posté par Kymlicka le 27/11/2012 à 14:54
      

    Le titre, un jeux de mot caché visant à désignés ces deux clubs comme étant des clubs de paraplégiques. Vous pouvez pas vous empêcher Sofoot?

  • Message posté par Keano le 27/11/2012 à 15:07
      

    James Rodriguez a l'air d'être une vrai tuerie.
    Par contre il joue 10 ou ailier ?

  • Message posté par Donsh!P le 27/11/2012 à 15:55
      

    Douglao recruté en troisième division brésilienne par le Football Club de Nantes et considéré comme le symbole du recrutement catastrophique, incohérent, pittoresque du FCN de Pascal Praud et consort. Ce mec était une putain* de catastrophe et je pèse mes mots.

    Et la il explose au portugal pour devenir une valeur sur de son championnat... Faut m'expliquer sérieux.

  • Message posté par tittos78 le 27/11/2012 à 16:03
      

    "Et ça c'est vu lundi soir." C'est vu? Sérieusement?

    Sinon Força Benfica! Bon article =) Même si quelques lignes en plus sur les autres rencontres de la journée auraient été les bienvenues.

  • Message posté par FlyingDutch le 27/11/2012 à 20:56
      

    @keano Jame rodriguez joue allier droit

    Ola john a un enorme potentiel, il fait partie de la nouvel generation hollandaise avec narsing, les frere de jong, willem etc...


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