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Porto en héritage

Le championnat guesh vient de reprendre avec pas mal de chamboulements à l'inter-saison. Partout. Même chez les Dragons champions...

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FC Porto :


2010/11 a été parfaite. Le FC Porto a tout gagné. Ou presque. Mais très vite le sourire affiché par supporters portistes laisse place à l'inquiétude. Le(s) succès du FCP fait beaucoup parler et le club va encore être amené à vendre certains de ses éléments les plus cotés. Mais à la mi-août, seul l'entraîneur, André Villas Boas, s'est barré. Chelsea a payé sa clause libératoire (15M€) et le président Pinto da Costa a retenu ses perles.... jusqu'à ce vendredi matin et les départs de Falcao et Ruben Micael à l'Atletico pour une somme comprise entre 45 et 52 millions. Cette saison, l'équipe retrouve la C1. Avec ambition. Pour preuve, les millions investis cet été représentent un record. Plus de 40M€ d'achats. Du jamais vu... Et des gamins qui vont faire parler : Kelvin, Kléber, Alex Sandro, Danilo, Mangala... Mais Mister Vítor Pereira le sait, la succession va être lourde à assumer. Et si ses deux premières sorties sont des victoires (2-1 en Supercoupe et 1-0 en Liga face au Vitória de Guimarães), la manière n'y est pas. Plus ?

Benfica :


Avec le blé récolté sur la vente du blondinet Fabio Coentrão au Real Madrid, le Benfica s'est fait plaisir durant l'été. La star belge Witsel est arrivée du Standard, l'international Eduardo du Genoa (prêt avec option d'achat), le champion du monde Capdevila de Villarreal, le prometteur Enzo Perez d'Estudiantes et même Emerson du LOSC. Mais la vraie satisfaction est une recrue gratos : Nolito. L'ex-pensionnaire du Barça b enfile déjà les pions... et Cardozo. Car le buteur paraguayen est toujours là. Son président la joue gourmand et lui... ne joue plus. Jesus met de l'eau dans son vin et se “désendoctrine”. Fini l'obsession du 4-4-2 diamant. Le technicien s'adapte. Mais un mal continue de le ronger : la défense. Après la novela Luisão, auquel le PSG a retourné un moment le cerveau, Mister Jorge espère encore des renforts. Histoire d'éviter un nouveau 5-0 face au FC Porto... Voire un 2-2 contre le Gil Vicente, comme ce fut le cas d'entrée...

Sporting :


Quatorze arrivées, quinze départs. Et ce n'est pas terminé. Le Sporting entame une reconstruction annoncée et nécessaire. Un nouveau président (Godinho Lopes), une nouvelle équipe dirigeante et donc un nouvel entraîneur : le très prometteur Domingos. L'ex-buteur de Porto a fait de Braga un grand. Et il espère rendre ce statut au club lisboète. Le championnat échappe au Sporting depuis 2002 et les Lions sont rongés par une profonde crise identitaire. Former ou acheter ? Tradition ou révolution ? « Évolution » , répond le directeur sportif, Carlos Freitas. Le Sporting continue de former. Un peu pour soi (Rui Patrício, André Santos, Pereireinho, Yannick), beaucoup pour les autres. Cette saison encore, ils ont prêté une bonne brochette de joueurs. Et le premier pion encaissé en championnat face au Olhanense (1-1) est de l'un d'eux : Wilson Eduardo. Le club parie sur les jeunes... étrangers. 5,4M€ pour Van Wolfwinkel, 650K€ pour Rinaudo, 3,75M€ pour Jeffren, 3,5M€ pour Capel, 1M€ pour Rubio, 1,3M€ pour Carrillo... Et les bonnes affaires Arias et Turan (gratuits). Maintenant, il faut le temps que ça prenne. Si ça prend...

V. Guimarães :


Un budget record (près de 13M€), des recrues qui donnent envie (Pedro Mendes, Soudani, le meilleur buteur d'Algérie, Olímpio, Paulo Sérgio, El Adoua), une place en Ligue Europa. Le Vitória est de retour au premier plan. Avec quand même une grosse épine dans les crampons. En barrages de C3, ils vont devoir se coltiner l'Atletico Madrid. Qu'importe. Au pire, ils auront plus de chances au tirage dans un an. Car cette saison encore, le Vitória Guimarães est l'un des principaux outsiders.

Sp. Braga :


Les Guerriers du Minho font maintenant partie des grands. Avec la finale de C3 atteinte la saison dernière, le Sporting Braga inspire désormais le respect. Mais aussi pas mal d'interrogations. Une page s'est tournée, depuis. Le coach Domingos a succombé à l'appel du Sporting et la plupart des cadres sont partis. Beaucoup en fin de contrat. Mais le président Salvador sait gérer. La vente de Silvio à l'Atletico Madrid est un nouveau record pour le club : 8M€. Et elle compense. Braga poursuit son recrutement intelligent. Un coach séduisant (Leonardo Jardim) auquel on prête un avenir au FC Porto, des joueurs confirmés (Djamal, Nuno André Coelho, Paulo Vinicius, Baiano, Berni), un jeune cador à la destinée toute tracée (Pizzi), des talents montants (Imorou, Henrique, Ukra) et LA recrue qui fait le buzz : Nuno Gomes. A 34 piges, le buteur portugais s'est fait lâcher par son Benfica de cœur et il a envie de prouver qu'il a de bons restes. Les matches de préparation semblent lui donner du crédit. Et son récent rappel en Selecção aussi... Pas la première journée (0-0 contre le Rio Ave).

Nacional :


C'est le club dont on ne parle peu ou jamais. Et pourtant, le Nacional mérite qu'on s'y attarde. Encore européen, le CDN éclipse, petit à petit, son rival du Maritimo sur l'île de Madère. Efficace comme son président Rui Alves, le club est contrairement à celui-ci très discret. Un stade fonctionnel mais sans prétention. A la Choupana, on est pragmatique. A l'heure où le marché brésilien fourmille de recruteurs, Alves prospecte en ex-Yougoslavie. Après avoir sorti Paulo Assunção, Adriano, Nenê, Maicon, Bracalli – en attendant les départs de Felipe Lopes et Luiz Alberto – le Nacional va faire connaitre les Mihelic, Skolnic et Tomasevic. Le président Alves résumé : « Nous jouons clairement la quatrième place » .

Paços de Ferreira :


A Paços, l'entraîneur Rui Vitória s'inquiète. Les prêtés Nélson Oliveira, David Simão (Benfica) et Pizzi (Braga) sont rentrés au bercail, Rondon a migré au Nacional. Tous ont déserté la ligne d'attaque des Castors. En plus, Baiano a renforcé Braga, et Maykon s'est lassé avant de se barrer à Leiria. Mais comme d'hab, l'équipe va se maintenir. Et si les (bonnes) habitudes sont respectées, ça va même dérouler à la Mata Real. Malgré des moyens toujours limités, Paços sait comment s'en sortir. Chaque année, il fait la sortie des gros et rameute les indésirables. Cette saison, ils s'appellent Josué, Baldé (FC Porto) et Melgarejo (Benfica). Et d'autres vont arriver.

Rio Ave :


Avec 62% de joueurs portugais, la formation de Vila do Conde est une anomalie en Liga. Et une fierté pour le syndicat des joueurs (SJPF) qui n'hésite pas à le citer comme exemple. Rio Ave, c'est une recette maison qui (se) nourrit depuis maintenant cinq ans. Carlos Brito, le Guy Roux local, parvient toujours à ramener le club dans l'élite quand celui-ci s'égare. Rio Ave, c'est le club formateur de Fábio Coentrão. Et l'actuel de João Tomás. A 36 ans et 16 pions, l'increvable buteur a terminé second meilleur réalisateur de Liga en 2011. Mais Bento l'a oublié en sélection et João s'est énervé : « Il manque peut-être de courage » . Rio Ave, c'est et sait comment faire du vieux avec... du vieux. Paulo Santos (38 ans), João Tomás (36 ans) et Gaspar (35 ans) figurent dans le top 4 dans papys du championnat.

Marítimo :


Cette année encore, le club de Funchal va tenter de renouer avec son passé. Le temps – pas si lointain – où il était constamment à l'heure européenne. Le Marítimo s'est un peu paumé ces dernières années. Et son budget a (encore) pris une claque. Djalma est parti au FC Porto... en fin de contrat, Kléber l'a suivi mais les Lions de Madère n'étaient que locataires de ses droits. Aujourd'hui, les grosses cotes sont francophones. Benachour (se) régale au milieu, Roberge (s')éclate en défense et Baba confirme en attaque. Mais sa relative stabilité pourrait en faire une bonne surprise. Pouga est une recrue bien pensée et Salin une bonne alternative dans les buts à Peçanha.

U. Leiria :


Malgré une assurance sportive apparente, à l'União règne un coutumier bordel. Salaires en retard, montages financiers, grèves des joueurs... Et pour la nouvelle saison, un déménagement. L'UDL quitte Leiria et son stade flambant neuf construit à l'occasion de l'Euro 2004, pour la ville voisine de Marinha Grande. Encore des embrouilles avec la mairie. Côté terrain, Caixinha espère stopper l'hémorragie de la seconde partie du dernier exercice. Car si son équipe s'est maintenue, c'est à la brestoise. Après un démarrage historique, les performances ont flanché en hiver. La faute aux départs des tauliers Silas et Carlão. Cet été, ont suivi Pateiro, Leandro Lima, Mika et Paulo Vinicius. Et un blessé de longue date : Brígido, le Nedved du coin. Et sa saison a commencé par une défaite face à l'Académica (1-2)...

Olhanense :


Le boulot de Daúto Faquirá relève du miracle. Voilà deux saisons que le club d'Olhão se maintient en Liga. Tranquillement. Pourtant, à l'image de son vétuste stade José Arcanjo, le Olhanense bricole. Avec un budget de moins de 1,5M€, difficile de faire autrement... Et cette saison encore, ça va être tendu. Paulo Sérgio s'est barré à Guimarães, Jorge Gonçalves à Setubal et Tiero est rentré chez son proprio du Benfica. Même le gardien, Baptista, s'est fait gauler pour dopage. Comme les autres “petits”, Daúto se fait prêter les placardisés des gros. André Pinto et Ventua du FC Porto, Mexêr du Sporting, l'excellent Wilson Eduardo lui aussi des Lions et le revanchard Luis Filipe, en fin de contrat au Benfica. Ça va être dur quand même...

V. Setúbal :


Tout doucement, le Vitória s'installe dans la catégorie des galériens. Impayés, interdiction de recrutement, enceinte délabrée, résultats de promu... Setúbal possède aujourd'hui l'un des plus petits budgets de l'élite (1,5M€). Les trophées prennent la poussière et les Sadinos ont pris l'habitude de vivre les yeux fixés dans le rétro. La dernière recrue se nomme Ricardo. Le gardien de 35 ans a disputé 7 matches lors des deux dernières saisons. Le Vitória n'est pas loin de (re)piquer une tête en D2. Façon Belenenses...

Beira-Mar :


2010/11 aurait pu être plus tranquille encore. Le maintien a été assuré sans trop de soucis mais la démission surprise de l'entraîneur Leonardo Jardim en cours de route a laissé des marques. Rui Bento a repris le flambeau mais il chiale déjà face au manque de moyens. Des cadres sont partis (Djamal, Tatu) et la reprise du club par le milliardaire canado-iranien Majid Pisyhar attend plus que des promesses. « On rêve de devenir le premier club du pays » , envoie ce-dernier. Son premier capital social est de 1M€...

Académica :


C'est l'heure du grand ménage à Coimbra. Si Simões a été réélu à la présidence, il a décidé de remodeler son équipe. Son nouveau coach arrive du FC Porto. Après les succès Domingos, Jorge Costa, Villas Boas (et le fiasco Zé Guilherme), l'Académica confie ses joueurs à Pedro Emanuel. L'ex-capitaine des Dragons va connaître sa première aventure comme entraîneur principal. Avec les partances de Sougou (CFR Cluj), Nuno Coelho (Benfica), Fidalgo, Amoreirinha (Setúbal), Pedrinho (Lorient), Bischoff (libre), Addy (retour de prêt au FC Porto), la Briosa perd une bonne partie de son onze type. Mais peut-être en avait-elle besoin...

Gil Vicente :


Le club de Barcelos est enfin de retour parmi l'élite. Rétrogradé en 2006 en pleine affaire Mateus (le club aurait fait jouer un joueur non qualifié), le Gil Vicente revient « par la justice sportive » . Toujours en litige avec la Fédé, les Coqs chantent maintenant... les pieds quand même bien imprégnés de merde. Le budget prévisionnel tient la route (3,7M€) mais l'équipe, elle, pas encore vraiment. Certains héros de la montée (Zé Luis et Galo) sont partis alimenter le voisin, Braga, et les matches de pré-saison inquiètent. Paulo Alves – ex-attaquant de Bastia – cherche encore des renforts. Ils devraient arriver. Le démarrage (J1 : Benfica, J2 : FC Porto, J4 : Braga) s'annonce douloureux. Il a été heureux : 2-2 contre le Benfica.

Feirense :


En toute logique, Feirense va descendre. Ses trois premiers passages en Liga se sont tous soldés par une descente immédiate. Et 21 ans après, les bookmakers sont catégoriques. Faute d'un stade aux normes, la formation de Santa Maria da Feira va devoir squatter celui de Beira-Mar, à Aveiro. Le temps des travaux. Le groupe subit pas mal de changements lui aussi. Certains acteurs de la montée ne sont pas restés. D'autres sont arrivés. Au Feirense, on recrute selon les moyens. Et on mise sur les produits locaux. Il a détrôné le Rio Ave au classement des clubs les plus portugais. C'est déjà ça...

Nicolas Vilas

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Porto perdrait beaucoup avec le départ de Falcao. Plus la mise sur le banc du métronome du milieu de terrain de la saison passée Fernando.

Defour a t'il retrouvé son niveau après toutes ces blessures ?

Pour la superliga, cela devrait suffire mais en LDC avec juste le jeune Kleber en pointe cela risque de ne pas suffire.

Je demande aussi à voir la méthode Vitor Pereira qui me laisse pour l'instant dubitatif, dans son coaching et dans ses intentions.

Domingos a du boulot au Sporting, j'espère qu'on lui laissera le temps de bosser.

Sinon au niveau de l'EL, c'est pas folichon.
On s'en cogne du championat Portugais :D

Nan jdeconne
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