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Porto, Benfica et... c'est tout

Liga, Liga Sagres, même combat. Un championnat, deux équipes qui écrasent tout et le reste pour faire joli. Bon ok, Porto est encore champion d'automne, mais les Dragons n'ont pas onze points d'avance sur Benfica comme en 2010. Le suspens est presque de retour au Portugal.

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Porto premier, Benfica suit, le Sporting et Braga regardent ça de loin... Les mauvaises langues diront que le championnat portugais, c’est tout le temps pareil. Pourtant, à mieux s’en approcher, ce n’est pas moche du tout. Là où l’année dernière le FC Porto comptait une énorme marge d’avance sur son dauphin Benfica, cette année ça se cogne sec entre les deux rivaux qui culminent à 30 points en tête du classement. Quand l’un gagne, l’autre en fait de même, quand l’autre fait un nul, pareil, et quand l’un perd...ah bah non, Porto et Benfica sont invaincus. Bref, la Liga Sagres version fin 2011 n’a rien à voir avec l’édition précédente.

Un Porto à l’Italienne

Première leçon à retenir de ces premiers mois de foot au pays du Fado, Porto est toujours imbattable, mais un peu moins quand même. Villas-Boas et Falcao partis, les supporters n’avaient qu’une question en tête : « Pereira et Kléber peuvent-il remplacer Judas-Boas et El Tigre? » . Réponse, non. En fait, c’est surtout le deuxième qui n’est carrément pas à la hauteur. Trop jeune, moins bon, moins présent dans le jeu, et encore moins digne d’avoir une station de métro à son nom. Vitor Pereira lui a pourtant fait confiance jusqu’au mois de novembre, jusqu’à ce que Pinto da Costa refuse sa demande de démission, après une série de deux défaites face à Nicosie en C1 (2-1) et l’Académica en coupe (3-0).

Si le président de Porto avait accepté la requête de son entraîneur, le PSG n’aurait été que le deuxième club européen de la saison à changer de coach alors que son équipe occupe la première place en championnat. Car bien que désespérants dans le jeu avant le mois de décembre, les dragons ont presque tout le temps occupé la tête de la Liga Sagres. Sauf que... Même si le 4-3-3 de cette année est similaire à celui de Villas-Boas, certains joueurs déçoivent à l’instar de Rolando, Guarin, Varela et Moutinho, fantomatiques et responsables du jeu longtemps insipide de leur équipe. Heureusement pour eux, Helton, Hulk et James Rodriguez sont toujours là pour faire la différence dans les moments critiques.

Il aura donc fallu attendre qu’ils touchent le fond voir les champions en titre se réveiller et cela fait un mois à présent que l’Estadio do Dragao revoit du beau jeu sur sa pelouse. Depuis que Pereira a expédié Kléber sur le banc, décalé Hulk au poste de neuf, fait entrer Djalma sur l’aile gauche et repositionné James sur le flanc droit, Porto va mieux. En témoignent ses statuts de meilleure attaque et de meilleure défense au Portugal. Ah oui au fait, ça fait bientôt deux ans que le club de Pinto da Costa est invaincu en championnat - plus de 50 matchs sans perdre - et il paraît que la crise est passée par là. Benfica aussi d’ailleurs, mais en vain.

Les miracles de Jesus

Battre le rival est d’ailleurs la seule prouesse que le Benfica de Jesus n’ait pas accomplie depuis le début de la saison. Entre la belle campagne de Ligue des Champions marquée par une double-confrontation face à Manchester United (deux matchs nuls) qui méritait une large victoire à la Luz, et le parcours plus que satisfaisant en championnat, les Lisboètes ont rendu une copie presque parfaite en cette fin 2011. L’équipe de Jorge Jesus connaît carrément une grande période de prospérité et s’ils ne terminent pas premiers à la fin de la saison, on se demande quand est-ce qu'ils y parviendront.

Le départ de Fabio Coentrao, censé ruiner l’aile gauche de Benfica n’a en rien affaibli la « Jesus team » , plus forte que jamais. Plus Radio Latina que Radio Alfa, il n’y a plus un seul Portugais dans le onze initial du messie; même Eduardo, le Douchez de Benfica, s’est retrouvé sur le banc à cause du Sirigu de la maison, le Brésilien Artur. Sur le terrain, le tantôt 4-3-3, tantôt 4-1-2-1-2 de Jorge Jesus fonctionne à merveille, ça joue à une touche de balle, c’est mobile, ça presse bien et en plus il y a des putain d’individualités dans l’équipe. Avec Aimar à la baguette, Gaitan, Nolito, Saviola pour faire péter les défenses et Cardozo pour mettre des buts de bourrin, il faut se foutre à dix derrière pour avoir une chance de résister aux aigles.

On a presque envie de dire qu’il faudra faire attention à cette équipe en C1, même s’il est vrai que derrière il y a quelques défauts à corriger. L’ancien Lillois Emerson reste un peu fragile - ce n’est pas un hasard s’il a quitté la L1- et Luisao, malgré son expérience, s’essouffle un peu avec l’âge. Malgré cela le club de Luis Filipe Vieira est le seul en Europe à être invaincu en championnat et en C1 cette saison. Des stats qui foutent la trouille, oui, reste qu’au-dessus de leur tête, Porto plane toujours...

Sporting : peut mieux faire

A défaut d’être le boss du Portugal, Benfica conserve sa suprématie dans la capitale en dépit de l’insurrection du Sporting, sorti de son état léthargique. Mais les troupes de Domingos sont encore un trop jeunes bien que talentueuses et bien intentionnées. Ricky Van Wolfswinkel incarne à merveille cette nouvelle génération des leoes. Auteur de 13 buts depuis son arrivée au club, le buteur hollandais justifie son statut de « nouveau Van Nistelrooy » par son talent et son sens du but, mais rate encore trop d’occasions quand son équipe est dans la merde. Naïf, Domingos l’est aussi un peu. Son 4-3-3 offensif avec les arrières-latéraux positionnés très hauts lui a fait gagner beaucoup de matchs cette saison, mais lui en a fait perdre quelques uns sur des contres où la défense était trop découverte. Le Sporting est en construction, progresse vite, mais n’est pas à la hauteur de Porto ni de Benfica. Pour cette année, il faudra se contenter de lutter pour la troisième place avec Braga. Et vu l’état du club il y a quelques années, c’est déjà pas mal.

Par William Pereira
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Enfin un article mettant en valeur le championnat portugais... Merci SoFoot et Força SLB :)
Vous auriez du intituler cet article Boca, River... et c'est tout!

Il y a 6 portugais dans l'effectif du FC Porto et 5 dans celui du SL Benfica. D'ailleurs, chez eux, c'est pire, il y en a aucun titulaire... (en plus Ruben Amorim va peut être partir au Besiktas, qui à autant de portugais, je dis LOL).


Malheureusement mon Sporting, cette année, fait la même chose cependant ils en ont 8 donc quelques uns en sélection!

Question : Pour briller en Liga Sagres, il faut perdre son identitée portugaise?
Je suis un grand supporter de Benfica, mais cette situation est vraiment désolante... Je me souviens avoir lu un article sur Record qui disait que ça faisait bientôt un an qu'aucun portugais n'avait réussi à marquer pour Benfica! C'est pas comme ça qu'on va améliorer notre sélection aux attaquants de merde ! ;)

En plus, des jeunes talentueux, on en a ! Y a juste à regarder le n°7 de SUB21, Oliveira, bien classe ce jeunot ;)
En attendant le sporting s'est fait voler 3 match, il y a même eu un article sur "a Bola". sans ca on aurait été premier.
Sans oublier non plus le coup de p.ute de fils de p.ute de Jorge Jésus lors du Derby.
Exactement Frans, oui ce Nelson Oliveira est prometteur, à suivre.

T'as tout dit Wigmore31, surtout 2 gros scandales en début de championnat. On a fini par être arbitré par un amateur qui ma foi sans est mieux sorti que les 2 autres guignols.

Dernier match contre la Bosnie, évoluant au SCP t'as Patricio et Pereira, formé au SCP t'as Veloso, Nani, CR7 et Moutinho + Carlos Martins et Quaresma rentrés en cours de jeu.

Porto : il n'y a Moutinho évoluant au club et Postiga formé au club.

Benfica : Seulement Ruben Amorim.

PS : Je ne parle uniquement des joueurs formés ou évoluant dans ses clubs.
lisandr-ol Niveau : DHR
@Carlitos, il y a beaucoup de joueurs portugais ( et des bons en plus) à Besiktas car Jorge Mendes l'agent d'a peu près tout le foot portugais est pote avec le président du club turc.
LOL ouai je sais c'était juste pour l'ironie.
T'imagines une des meilleurs équipes turques à plus de portugais que les deux premiers de la Liga Sagres.

Leur coach est également toss.

Il est là le scandale du foot moderne, vivement le 6 + 5
Le chapeau de l'article m'a horrifié, Porto n'est pas "encore champion d'automne" pour une simple et bonne raison : Benfica est devant.
Ensuite, dire que le reste est là pour faire joli est une remarque pour le moins ridicule. Le Sporting n'est qu'à six points des deux équipes de tête et je suppose que ça ne t'a pas échappé que la prochaine journée de championnat verra s'affronter Porto et le Sporting. Ces six point de retard peuvent se tranformer en 3 points de retard sur Porto et peut-être sur Benfica.

L'analyse sur Porto est assez juste, signe peut-être d'une certaine attache émotionnelle vu le rendu de ta plume sur Benfica.

Et puis pour dire que le beau jeu est de retour au Dragao faut avoir un sacré cran.

"Le départ de Fabio Coentrao, censé ruiner l’aile gauche de Benfica n’a en rien affaibli la «Jesus team», plus forte que jamais" : Dire que le départ de Coentrao n'a pas affaibli le collectif du Benfica devrait être assimilé à une faute professionnelle. Emerson n'est clairement pas au niveau, Capdevilla sûrement encore moins vu le traitement que JJ lui inflige. D'ailleurs l'équipe a tellement gagné avec l'arrivée d'Emerson que Benfica ne cherche absolument pas à renforcer l'équipe à ce poste précis.

Comparé le cas d'Eduardo et de Douchez est un non-sens. Eduardo est arrivé dans derniers jours du mercato, Artur était là depuis le mois de juin (un peu comme Douchez quoi).

Ton rapport sur le jeu de Benfica me parait un peu trop poussé, certes l'équipe est capable d'avoir des phases d'intense domination au cours d'un match mais c'est surtout une équipe qui a certains moments des matchs parait complétement à la rue. La saison un peu moins aboutie de joueurs comme Maxi ou Luisao peut expliquer ce phénomène. Je citerai aussi Witsel qui a chuté en intensité mais cela est dü au non turn-over de JJ.

Citer Saviola dans les individualités est assez drôle quand on sait qu'il n'est que le troisième choix pour l'attaque derrière Tacuara et Rodrigo et qu'il est aussi vif que ma grand-mère au moment d'accélérer.

Le Sporting sera réellement au niveau la saison prochaine, le retour du BIG 3.

Pas un mot sur Maritimo qui réalise une super saison avec de supers joueurs comme Sami, Baba, Roberge.
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