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Portland, l'armée des bûcherons

L’exercice 2017 s’était ponctué par une élimination prématurée qui les avait contraints à regarder depuis leur canapé les Sounders de Seattle, leur (pire) ennemi de la côte ouest, se disputer le trophée Philip Anschutz en finale contre Toronto. Trois mois de pause hivernale, près de six semaines à se coltiner des matchs à l’extérieur et un début de saison décevant plus tard, les supporters de Portland ont retrouvé le sourire. Car Portland vient de faire tomber Seattle et enchaîne ce samedi à domicile face au Los Angeles FC. Immersion au sein de la Timbers Army, qui a fait de la découpe de bûche une de ses spécialités.

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Beaucoup de bruit et puis plus rien. Le 6 novembre dernier en fin d’après-midi, le Providence Park, habituellement si bruyant, se mue soudainement en cathédrale. Mauro Manotas, l’attaquant du Houston Dynamo, vient d’inscrire le but du 1-2 pour son équipe. Un but qui, après le 0-0 pourtant concédé à domicile lors du match aller de cette demi-finale de conférence ouest, scelle les espoirs de ses adversaires du jour. MVP de la saison, l’Argentin Diego Valeri et ses 34 pions n’y changeront rien. Les huit minutes de temps additionnel accordées par l’arbitre non plus. Fin du game et rideau pour Portland, qui sort par la petite porte après avoir pourtant dominé la conférence ouest lors de la saison régulière. Dans la tribune nord, derrière la cage de leur gardien, les membres de la Timbers Army ne s’en remettent pas. Et enragent de cette défaite qui prend vite un sale goût de double peine. Car au-delà de tirer un trait sur le titre, Portland vient de se priver d’une double confrontation face au rival de la côte, Seattle, qui est revenu en terre hostile dimanche dernier, près de six mois après ce rendez-vous manqué.

« Fuck Seattle »


La réception, qui a accouché d'un 1-0 pour Portland, était très attendue par Chris qui, pour assister à chaque rencontre et s’égosiller avec ses potes de la section 105, n’hésite pas à dépenser une partie de son salaire de la Gopher Kegs (une fabrique de fûts de bière de la région) pour avaler les quelque 162 miles et trois heures de route qui le séparent de Portland : « Nous vouons une haine viscérale pour Seattle qui dépasse le football » , explique celui qui arbore plusieurs tatouages faisant allégeance à son club. « Cet antagonisme date d’il y a plus d’un siècle, à l’époque où San Francisco est devenue une plaque tournante maritime, permettant ainsi à d’autres villes de la côte de se développer. Portland et Seattle ont donc toujours été en compétition au niveau économique. La concurrence est également culturelle aujourd’hui. La cuisine, les codes vestimentaires, et même les microbrasseries ou le goût du café, tout nous sépare » , martèle Chris, qui déteste « l’attitude générale » des habitants de la plus grande ville du Washington State.




Une rivalité bien réelle donc, loin de celles que la MLS s’évertue à pré-fabriquer en créant des franchises censées être haïes par leur voisine. « Par exemple, pour la Cascadia Cup (un trophée symbolique remis chaque saison au meilleur des confrontations directes entre Portland, Seattle et Vancouver, N.D.L.R.), il n’y a aucun souci avec les supporters de Vancouver. Leur ville est belle, et les fans des Whitecaps sont sympas et accueillants. » Comme dernière preuve que Seattle et ses Sounders le font gerber, Chris montre fièrement son bracelet « Fuck Seattle » : « Ils sont vendus 10$ et les fonds sont reversés à la fondation qu’une de nos membres a créée en Tanzanie pour y construire des écoles. » Ou quand la haine devient œuvre de charité.

Les femmes, figures de proue


Car plus que d’animer un des virages les plus chauds du pays, de se rendre au stade par un imposant cortège, de préparer des tifos et de craquer des fumis après chaque but inscrit par les leurs, appartenir à la famille de la Timbers Army, c’est aussi s’investir pour de multiples causes. « Droits LGBT, réfugiés, immigrés : nous ne défendons pas uniquement les couleurs de notre équipe » , revendique Sunday, une punkette tout en fluo qui s’est imposée dans sa tribune au point d’en devenir un(e) des huit capos.


Sunday résume à elle seule l’ouverture d’esprit qui plane sur Providence Park, et sur Portland en général (le Multnomah County, dont fait partie la ville, a massivement rejeté Trump et sa folie en ne lui accordant que 17% de ses voix aux présidentielles). « Nous allons même jusqu’à accepter que des hommes intègrent le Rose City Riverters, le club de supportrices créé pour soutenir les Portland Thorns, notre équipe féminine » , plaisante celle qui a eu droit à un mariage symbolique avec sa dulcinée au milieu de sa tribune de cœur. Une vanne qui ne déconcentre pas ses acolytes féminines qui donnent le tempo et lancent des chants à grands coups de tambour.



Coupe en bois


Timber Joey, lui, est plutôt du genre à attendre le bon moment pour s’exprimer. Le rôle de ce grand gaillard de 38 ans posté au bord de la pelouse pendant les matchs ? Célébrer chaque but inscrit par Portland en découpant à la tronçonneuse (!) un rondin de bois de l’immense tronc d’arbre sur lequel il veille comme sur un magot. Véritable mascotte locale, il remet ses trophées aux buteurs qui, après chaque rencontre, viennent saluer la Timbers Army en soulevant leur précieux comme on soulève la coupe aux grandes oreilles.


Ce job, Timber Joey l’adore. Et le trouve aussi moins dangereux que les passions qui l’ont animé avant de suppléer Timber Jim, son mentor parti à la retraite en 2008 : « J’ai joué au rugby en Nouvelle-Zélande et en Irlande. Mais mon truc moi, c’était surtout le rodéo. J’ai commencé à monter sur des petits taureaux à 12 ans, et je suis passé au chevaux à 18. » Mais les pépins physiques sont passés par là, et une fracture de la clavicule a eu raison de sa première carrière. Blessé, Timber Joey l’a aussi été après l’élimination de ses protégés en novembre dernier. C’est qu’il a fallu patienter jusqu’au 14 avril (premier match à domicile et première victoire de la saison face à Minnesota United) pour faire à nouveau vrombir la tronçonneuse. Dire que tout s’était joué à deux bûches près...

Par Damien Guillou, à Portland
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