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Plus des Forbans les Vagabonds !

En outsiders, on attendait cette saison Everton ou bien Aston Villa dans le premier tiers de la Premier League. Finalement, Sunderland est sorti du chapeau et surtout Bolton, avec un jeu enfin ambitieux et des victoires méritées. Fini le temps des bandits.

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Il y a deux ans, dans un sondage commandé par le Daily Mirror, Bolton faisait profil bas : après Manchester United et Chelsea, elle était tout simplement l'équipe de Premier League la plus détestée du Royaume. Thanks to Sam Allardyce, l'actuel entraîneur de l'horrible Blackburn.

Aujourd'hui, les Wanderers ont retrouvé le sourire et un peu de fierté. Les banlieusards de Manchester ont décidé que passer par le milieu de terrain plutôt qu'au-dessus pouvait être une bonne idée et qu'il serait bien plus sympa de passer leurs week-ends à attaquer plutôt qu'à bétonner derrière et envoyer Elmander ou Klasnic au casse-pipe. Les Vagabonds font aujourd'hui plus propres et l'auteur de la bonne lessive a un nom : Owen Coyle. Arrivé en janvier 2010, Coyle s'est dans un premier temps attaché à sauver les meubles d'une équipe en perdition jouant pour la troisième année consécutive le maintien. Dans un second temps, il a voulu imprimer une nouvelle touche au club. Le salut de Bolton passera par le jeu et Coyle réussit à se faire prêter un certain Jack Wilshere, qui a véritablement explosé lors du premier semestre 2010 en Angleterre, accompagné d'un technicien pas maladroit, aujourd'hui meneur de jeu des Wanderers, l'Américain Stuart Holden.

La renaissance d'Elmander

Depuis le mois d'août, la sauce monte et personne ne reconnaît Bolton : de la passe courte et quelques buts qui finiront à coup sûr dans le Top 10 de la Premier League fin mai (voir les vidéos en fin d'article). Owen Coyle a trouvé son onze-type : un 4-1-3-2. Jaaskelainen garde la cage, n'est pas meilleur qu'avant mais sait que maintenant ses potes peuvent marquer plus d'un but par match. En défense, que du solide : l'Islandais Steinsson à droite, le duo Gary Cahill/Knight dans l'axe et un vilain -il en faut toujours un dans une équipe de PL-, Paul Robinson, sorte de Colleter au physique de Julien Rodriguez. Dans l'entrejeu, Coyle a choisi une sentinelle de plus en plus prometteuse, Muamba (22 ans) et le meneur ricain, spécialiste pied droit/pied gauche des coups de pied arrêtés et des passes lasers, Stuart Holden. Sur les côtés, à droite, vous trouvez un Sud-Coréen ultra-talentueux, mangeur de ligne, dribbleur à souhait, Lee Chung-Yong (22 ans) et à gauche, on fait dans le Bulgare avec Martin Petrov ou plus récemment Matthew Taylor. Et devant, c'est le grand retour de Johan Elmander, sans doute meilleur que dans ses bonnes années toulousaines, huit buts au compteur, soit le total de ses deux dernières saisons anglaises. Enfin n'oublions pas le papa, Kevin Davies, 33 ans, une technique pas folle mais efficace sur n'importe quel pénalty ou plat du pied, l'âme du vieux Bolton en quelque sorte.

Une dette fatale ?

Sixième de la Premier League, cette équipe-là en fait désormais flipper plus d'un, surtout à la lecture d'un mois de novembre plutôt dingue : trois victoires dont une très convaincante contre Tottenham (4-2), une autre autoritaire contre Newcastle (5-1) et deux nuls. Depuis cinq rencontres, Bolton est invaincu et se permet de marquer en moyenne trois buts par match. A l'extérieur, les Trotters n'ont plus perdu depuis cinq déplacements. Une victoire ou un nul de plus et la bande de Coyle égalera un record vieux de cinq ans : en septembre 2005, Bolton sortait d'un sixième match “away” sans perdre, grâce à une victoire 0-1 sur... Manchester City. Et City, quatrième de la PL, est peut-être encore bon à prendre ce samedi, offensivement muet dans son stade en championnat depuis trois rencontres, en proie à des tensions internes de moins en moins dissimulées (baston Boateng-Balotelli à l'entraînement cette semaine ou Adebayor qui s'annonce partout) et à portée des pensionnaires du Reebok Stadium (trois points “seulement”).

Cela dit, que les supporters de Bolton photographient bien le classement début décembre. En 2011, il pourrait bien être tout autre. Le club vit actuellement au-dessus de ses moyens, est endetté comme jamais (un trou de 93 millions de livres) en raison d'une masse salariale bien trop élevée et du licenciement de Gary Megson, prédécesseur de Coyle, très coûteux. La fenêtre du mercato d'hiver pourrait malheureusement dépouiller l'entraîneur des Wanderers de deux de ses meilleurs atouts. Gary Cahill est annoncé avec insistance du côté d'Arsenal (12-13 millions de livres) selon le Guardian et Elmander, dont la valeur marchande ne cesse de grimper, devrait quant à lui susciter quelques envies chez les gros calibres du championnat. Dommage, ces Vagabonds-là devenaient enfin sympa et ne demandaient qu'à rester.


Manchester City/Bolton, aujourd'hui, à 16h

Ronan BOSCHER



But de Mark Davies, à la barcelonaise

But d'Elmander contre les Wolves, à la Zlatan

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