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Planté : « Caen, mon club de cœur »

Le gardien d'Arles-Avignon retourne pour la première fois à d'Ornano depuis son départ de Caen. Le cœur plein de souvenirs mais toujours aussi pro.

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Dimanche, c'est ton grand retour à Caen. Que ressens-tu avant les retrouvailles ?


C'est très spécial. Depuis mon départ en 2009, je retourne à d'Ornano. J'ai gardé beaucoup d'amis là-bas. Et comme ce sont les mêmes entraîneurs et les mêmes dirigeants que lorsque j'y étais, je vais revoir pas mal de monde. En plus des supporters avec qui ça se passait plutôt bien.

Ça doit textoter à fond là avant le match, non ?


Je ne suis pas trop téléphone. J'appelle de temps en temps pour prendre des nouvelles mais je n'ai pas besoin des textos pour savoir qui sont mes vrais amis.

Arles-Avignon est quasiment condamné. Caen joue son maintien. Tu vas laisser passer...


Pas du tout. Je suis un compétiteur quoi qu'il arrive. Même si nous n'avons pratiquement aucune chance de nous maintenir, on garde la motivation. Ne serait-ce que par rapport à nos employeurs, nos supporters et les deux villes qui ont tout fait pour avoir un stade honorable et un centre d'entraînement. Que ce soit contre Caen, Saint-Étienne, je joue pour gagner.

Comment vis-tu le turn-over au poste de gardien ?


Ce n'est pas un turn-over mais les circonstances. Si Cyrille (Merville) ne s'était pas blessé, il aurait continué de jouer. Le coach avait établi qu'il serait le numéro 1 et j'ai toujours respecté les choix du coach. Je travaillais pour mettre un peu de pression et faire travailler Cyrille par la même.

Tu as quitté Caen pour Sainté où tu n'as jamais eu ta chance. Ne regrettes-tu pas d'avoir quitté la Normandie ?


C'est la semaine où tout le monde me pose la question ! (rires) Oui j'ai des regrets et non je n'en ai pas. Oui parce que Caen est le club qui m'a lancé, c'est mon club de cœur. Je suis parti à Saint-Étienne où je n'ai pas joué, on ne m'a pas du tout fait confiance. A Caen, Alexis (Thébaux) était là et il attendait sa chance. Il a fait une grande saison l'année dernière et si le club est monté, c'est en grande partie grâce à lui. Et non, je n'ai pas de regrets car j'ai connu autre chose. Saint-Étienne est un grand nom du football, c'est un stade, des supporters, un club mythiques. J'ai été la doublure d'un gardien qui est un grand nom du foot français.

Mais que s'est-il passé chez les Verts ?...


On ne m'a pas donné d'opportunité. Et ces choix-là, je les ai toujours respectés. J'ai toujours été un coéquipier modèle. Je ne fous pas la merde.

C'est toi qu'il faut au PSG, alors, la saison prochaine !


Il faut demander aux dirigeants parisiens. Mais je pense qu'ils ont d'autres noms en tête que le mien.

Tu as fait des débuts hyper prometteurs. A 30 ans, as-tu l'impression d'avoir loupé un wagon ?


Il y a plein de choses qui entrent en ligne de compte. C'est une question d'opportunités aussi. Mais peut-être que j'ai loupé une marche. Ceci dit, j'ai encore quelques belles années devant moi pour mettre les miens à l'abri.

Quand tu vois la saison de l'ACA, tu ne regrettes pas d'avoir signé là ?


Non parce que c'était mon choix et je l'assume. A Saint-Étienne, en milieu de saison, on m'a posé la même question.

Aimerais-tu que Caen se maintienne ?


Je le souhaite de tout cœur. Pas mal de gens au club ont été critiqués quand ça n'allait pas. Mais ils n'ont pas lâché et sont toujours là. Ils méritent de se maintenir et le club le mérite aussi. Caen possède un super stade, des supporters, des installations dignes d'un bon club de ligue 1.

Tu auras en face de toi El-Arabi...


Pour l'avoir en face de moi, faudrait-il encore qu'il ait un face à face (rires) ! Lors de ma dernière année à Caen, il jouait avec la réserve. Je ne suis pas étonné par son parcours. Il a les capacités techniques et athlétiques pour aller loin. J'entendais parler de lui par des joueurs du club. Il faut qu'il garde la tête sur les épaules et je pense qu'il l'a.

Propos recueillis par Nicolas Vilas

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cette interview révèle surtout une chose : quand tu es un bon joueur, mais que tu as le malheur d'être (trop) gentil, coéquipier modèle et que tu ne ramènes pas ta gueule à tous les coups, tu te retrouves vite fait sur le banc car on sait que tu feras pas chier... Enfin je ne pense pas non plus que Merville soit chiant à vivre, au contraire. Cette concurrence à l'air saine.

Mais quand on pense que Planté cire le banc à Arles et qu'Edel est titulaire au PSG, c'est dure quand même...
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