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Pjanić-Džeko, les deux font l’impair

Alors que Miralem Pjanić espérait recréer la belle doublette bosnienne à la Roma, Džeko a attendu le départ de son compatriote à la Juve pour reprendre des couleurs. Pas de chance au tirage, pour une question qui mérite un grattage.

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Ils avaient toutes les cartes en main. Un joli carré d’as pioché grâce à une amitié sincère, des automatismes travaillés en sélection et des caractéristiques qui en font des joueurs plus que complémentaires. Pourtant, Miralem Pjanić et Edin Džeko n’ont jamais pu poser leur double kems à l’AS Roma. Un gâchis. Pourtant, au mercato 2015, c’est Miré qui avait fait ostensiblement du pied à l’ancien Citizen pour qu’il le rejoigne dans la capitale italienne. Les premiers jours de cohabitation présageaient une belle romance. Comme ce 30 août 2015, quand le binôme bosnien met au tapis la Juve, avec un coup franc direct majestueux de Pjanić à l’heure de jeu, puis une tête d’un Džeko bagarreur.

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Un combo exécuté plusieurs fois lors de leur soixantaine de capes communes avec la Bosnie-Herzégovine. Les Suisses peuvent en attester. Rudi Garcia pouvait donc légitiment penser à ce moment que cette complicité allait porter ses fruits à Rome. Quinze mois plus tard, les Romains retrouvent ce samedi leur concurrent turinois pour une nouvelle partie. Mais pour le coup, le jeu a été sacrément rebattu. Partenaires d’hier, Džeko et Pjanić sont aujourd’hui adversaires. Ce dernier, en filant à la Vieille Dame, a par la même occasion enterré toutes les promesses nées lors de l'été 2015.

Edin et Miré sont sur un bateau


À cette époque, Pjanić entame alors sa cinquième saison avec la Louve, progressant chaque année et formant avec Nainggolan et De Rossi un milieu ultra-équilibré. L’ancien Lyonnais est impérial de par son influence sur le jeu et ses lignes statistiques (douze buts et treize passes décisives). Džeko, lui, débarque de Manchester City sous forme de prêt, en manque de confiance à la suite d'une période compliquée dans l’ombre de Sergio Agüero et dépassé par Wilfried Bony.
Pas assez méchant, pas au point tactiquement et physiquement, son acclimatation au football italien est tout sauf limpide. « Marquer en Italie est plus difficile, car il y a toujours deux défenseurs qui vous marquent » , reconnaît-il dans la presse italienne.


Avec un bilan de dix réalisations sur l’ensemble de sa saison, le numéro 9 n’a pas su s’imposer comme un buteur redoutable, ni lors des grandes batailles domestiques ni celles européennes. Compliqué dans ces conditions de se trouver à la réception des ouvertures de Miralem, pourtant reconnues millimétrées. Finalement, reste ce goût d’inachevé laissé par ce duo éphémère qui n’a pu s’accorder pour aider la Roma à rivaliser plus longtemps avec l’ogre juventino.

Miré tombe à l’eau


Pjanić parti, l’avenir d’Edin Džeko dans la Ville Éternelle a même été remis en cause. « La présence de Miralem a certes été une raison d'accepter l'offre de la Roma, mais je savais aussi que nous ne serions pas perpétuellement associés » , avait-il alors répondu au Corriere dello Sport. « Je ne bougerai pas, mon avenir est ici, malgré les dernières spéculations. » Bien lui en a pris. Car paradoxalement, le Diamant bosniaque n’a jamais été aussi prolifique et décisif que depuis le départ de son pote : dix-sept buts en vingt-trois matchs, dont cinq en autant de matchs de Ligue Europa. Pour le natif de Sarajevo, le travail commence à payer, alors que son option d’achat a été levée par la Roma. « J’avais peut-être juste besoin de temps. Mais maintenant, j’ai beaucoup appris sur la Serie A, sur les défenseurs, sur les stades et sur les clubs » , confiait-il le mois dernier au Corriere della Sera.


Cette saison, les karmas se sont inversés. Miralem Pjanić doit se confronter à son tour à un nouvel environnement, avec un autre statut et des responsabilités différentes. Le joueur formé à Metz peine à assumer le costume qu’on lui a confié à Turin. Malgré ses cinq buts, il ne pèse pas encore assez sur le jeu bianconero. Au point de subir les railleries de son ancien camp. « En ce moment, tout le monde est meilleur que lui, même notre intendant » , matraquait son ancien coach Luciano Spalletti, un brin rancunier, dans le quotidien bosnien Oslobodjenje, avant d’encenser son attaquant. « Si un coach pouvait créer un prototype d'attaquant sur ordinateur, il créerait Edin. » Il faudra repasser pour voir Pjanić et Džeko être à nouveau associés et briller simultanément ailleurs que sous le maillot national. Ou alors les Bosnian Rangers devront synchroniser leurs montres et partir en même temps à la conquête d’un nouveau club.

Par Mathieu Rollinger
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