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Pirès : « Lyon fait partie des équipes qui peuvent aller au bout »

Depuis Londres, en marge d'un déplacement pour l'un de ses sponsors, Robert Pirès se penche sur les seizièmes de finale retour de la Ligue Europa. Une compétition dont il salue le plateau haut de gamme et où il voit Lyon, mais aussi Marseille, capables de briller. Et comme il n'était pas pressé, l'ancien joueur de Villarreal a aussi parlé de la timidité de Juan Román Riquelme et du génie d'Iván de la Peña.

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Qu'as-tu pensé du match aller entre Lyon et Villarreal ?
J'ai vu un beau match. Je connais très bien Villarreal, j'y ai joué quatre ans, découvert la Liga, et ce match m'a permis de voir que Lyon fait partie des équipes qui peuvent aller au bout. Lyon a l'objectif de gagner, et de faire cette finale à domicile. Cette équipe présente deux visages : un séduisant en Ligue Europa, et un autre plus poussif en championnat, puisque depuis la victoire contre Paris, c'est plus difficile pour eux. Dommage.


Même contre Villarreal, ce « mauvais » visage est ressorti suffisamment longtemps pour permettre aux Espagnols de marquer. En première période, c'était compliqué face à une très bonne équipe espagnole...
Vu de l'extérieur, je pense que c'est un manque de concentration. Et puis, quand tu es dans le doute, tout peut parfois devenir compliqué. C'est vrai qu'en première mi-temps, Villarreal a été très bon, a posé des problèmes à Lyon. Ce qui a sauvé l'équipe de Bruno Génésio, c'est qu'elle a démarré la seconde période très fort, en marquant deux fois coup sur coup. Cela lui a permis de se relâcher un peu. Mais au moment où elle a eu ce petit manque de concentration, Villarreal a marqué ce but qui peut aujourd'hui laisser de l'espoir aux Espagnols.

Ce gros début de seconde période implique que Génésio ait resserré quelques vis à la mi-temps ?
Je pense, c'est aussi son rôle avec ses adjoints de trouver les bons mots quand l'équipe est en difficulté. Je ne le connais pas personnellement, mais si, au retour des vestiaires, ils marquent deux buts aussi vite, c'est qu'il s'est passé quelque chose à la pause. Visiblement, c'est une équipe qui a besoin d'être recadrée, mais c'est logique car elle est jeune. Il n'y a pas trop de joueurs expérimentés, et quand cela va moins bien, il n'y a pas les trois ou quatre joueurs sur le terrain pour redonner le coup de boost. Dans un cas comme celui-là, le rôle de l'entraîneur est important.

Marcelo avait été recruté dans ce but. Mais depuis la victoire contre le PSG, il est bien plus friable et moins en confiance. Les résultats s'en ressentent...
Comme quoi, la défense est importante. Mais quand je dis « la défense » , je parle de tout le système défensif, pas seulement les quatre défenseurs.
« Un match comme celui du PSG, on y met de l'influx nerveux, on évolue peut-être au-dessus de ses moyens, donc à un moment, il y a un contre-coup. Actuellement, l'OL a ce contre-coup. »
Parfois, les gens me disent : « Les défenseurs ne sont pas bons » , mais ils ne défendent pas à quatre. Il y a une animation défensive, à laquelle participent tous les joueurs y compris les attaquants, et notamment cette sentinelle qui doit protéger la défense. Si Marcelo va moins bien, il faut que les autres compensent, car cela arrive à tout le monde d'être moins bien sur une saison. Dix mois, c'est long, entre le championnat, la Ligue Europa, la Coupe de France... Un match comme celui du PSG, on y met de l'influx nerveux, on évolue peut-être au-dessus de ses moyens, donc à un moment, il y a un contre-coup. Actuellement, l'OL a ce contre-coup.

Tu as joué quatre ans à Villarreal, donc le Madrigal (appelé Stade de la Cerámica depuis 2017), tu le connais bien. 27000 places, un stade relativement modeste. Lyon va-t-il vivre un enfer ?
(Convaincu) Non ! Ce n'est pas l'enfer, le Madrigal ! C'est très convivial et très famille. Les gens vont là-bas avec les pipas. Ils ne mettent la pression que sur l'arbitre, il n'y a pas d'ultras. (Rires.) C'est vraiment tranquille, un stade en centre-ville. Villarreal, c'est assez petit. Et quand tu passes dans la rue, tu n'imagines pas forcément qu'il y a un stade là. Les Lyonnais ne vont pas forcément subir la pression depuis les tribunes. Mais en revanche, ils l'auront sur le terrain. À domicile, Villarreal a toujours cette philosophie de mettre de l'intensité et de jouer vite. C'est ce qu'il va se passer jeudi : gros pressing, confiscation du ballon. Devant, Carlos Bacca peut faire mal, car il a ses repères là-bas.



À l'échelle espagnole, Villarreal n'a pas un gros palmarès sur la scène européenne, mais sur les douze dernières saisons, il y a quatre demi-finales européennes, dont une en Ligue des champions 2006, et une dernière demi-finale en Ligue Europa en 2016. Malgré tout, ce club a une vraie culture européenne...
C'est tout le football espagnol qui a une culture européenne. Chez nous parfois, on se dit : «  Ouais c'est bon, ce n'est que la Ligue Europa, ce n'est pas intéressant... » C'est un mauvais raisonnement, dans ce cas, ne vous battez pas pour finir européen, calez-vous à la dixième place pour être tranquille ! Je comprends que c'est dur, qu'il y ait besoin d'un effectif... Mais la culture espagnole des compétitions européennes, c'est autre chose. Combien de fois Séville a gagné consécutivement la Ligue Europa ? Trois. Pourquoi nous, on ne peut pas le faire ? Je ne comprends pas. Séville n'a pas un budget faramineux, c'est une question de culture. La culture de gagner, ou d'essayer de gagner. Combien de fois j'ai entendu des présidents ou entraîneurs dire « la Ligue Europa, je la mets de côté  » ? Tu te bats toute l'année pour aller en Coupe d'Europe... Je ne suis ni président ni entraîneur, je ne sais pas tout ce qu'il se passe, mais bon, visez entre la 8e et la 11e place si vous voulez être à l'aise. Lyon par exemple, avec le président Aulas, ils ont la culture pour aller au bout.

Beaucoup de présidents français abordent les compétitions européennes à travers l'angle financier : « La Ligue Europa n'est rentable qu'à partir des quarts de finale » ... Occulter l'aspect prestige n'est-il pas un très mauvais calcul ?
Le prestige, le fait de gagner une compétition... Cela fait rentrer de l'argent dans les caisses, cela peut attirer des sponsors, te rendre plus fort pour la Ligue des champions derrière. Si tu gagnes la Ligue Europa comme Manchester United l'an passé, tu es d'ailleurs qualifié pour la Ligue des champions. C'est un palmarès, et le palmarès, c'est le plus important. Mettre son nom sur le trophée, il n'y a rien de mieux pour un club. En 2011, Radamel Falcao ne part pas à l'Atlético de Madrid pour 40 millions d'euros sans le parcours en Ligue Europa. La C3, c'est une belle vitrine. Cela reste une compétition européenne importante à tous les niveaux, même financier.


En 1999, quand tu fais une finale de C3 avec Marseille, vous sacralisiez plus les matchs européens ?
Ah, mais nous, la Coupe de l'UEFA, on la jouait à fond. Aujourd'hui, je suis encore dégoûté de ne pas l'avoir gagnée.
« À Metz, quand on jouait l'UEFA, j'étais super content, c'était l'occasion d'affronter Newcastle ou le Sporting Portugal. »
La Coupe de l'UEFA hein, je ne te parle pas de la Ligue des champions. Avoir perdu 3-0 contre Parme, quand tu es pro, que tu défends un maillot, tu ne dois pas calculer et te dire : «  Non elle est moins prestigieuse... » On le sait tous, si tu es dans ce type de compétition, c'est que l'année d'avant, tu t'es battu pour y arriver. Alors il faut la jouer à fond ! À Metz, quand on jouait l'UEFA, j'étais super content, c'était l'occasion d'affronter Newcastle ou le Sporting Portugal. On joue contre d'autres équipes, d'autres footballs, on peut se jauger, voir à quel niveau on peut aller. Quand tu vois les noms aujourd'hui, c'est du haut niveau !



Borussia Dortmund, Naples...
Arsenal, AC Milan. Des noms qui sonnent, des équipes qui ont déjà gagné, qui sont encore à un très haut niveau. Cette Ligue Europa est dure, même Marseille c'est pas mal. Le Sporting, on n'en parle pas du Sporting. Même Leipzig, Monaco connaît bien... Ils n'ont pas l'expérience, mais il faut les jouer quand même. L'un des plus durs pour moi, ce sera le Celtic s'ils passent ce tour. Parce que chez eux, c'est chaud. Bon, le Zénith a une belle équipe, mais Celtic Park, c'est une très belle ambiance...

Tu as cité l'OM comme un prétendant...
Bah oui ! Ils font clairement partie des challengers. Ils ont été sérieux à l'aller contre Braga, ils peuvent gérer le retour, c'est bien. Nice n'a pas démérité, mais a appris contre le Lokomotiv, c'est le haut niveau. C'est important aussi d'apprendre.

Quels gros souvenirs restent de ton épopée de 1999 avec Marseille ?
L'épopée était top, il y avait quelques gros noms. Bon Monaco, c'était un peu frustrant en huitièmes, car on n'aime pas trop rencontrer une équipe française, mais on n'avait pas le choix. Quand tu gagnes des matchs, tu te mets à rêver. Nous, on voulait décrocher cette finale à Moscou, on n'en garde que des bons souvenirs sauf cette finale à Moscou... On était dégoûtés de passer à côté du titre. On avait la moitié de l'équipe suspendue ou blessée, Laurent Blanc qui fait peut-être l'une des seules bourdes de sa carrière. (Rires.) Je ne peux pas en vouloir à Lolo. Parme était supérieur à l'équipe disponible ce jour-là, mais si on avait eu tout le monde, cela aurait été différent.

Dans l'équipe d'en face, il y avait du lourd...
Thuram, Boghossian, Buffon, Cannavaro, Crespo... C'était la grosse équipe de Parme, avec Veron aussi. Dans le tunnel, avant le match, Thuram m'a dit : « Le Portugais ne va pas me faire chier. » (Rires.) Comme on dit, c'est de bonne guerre. À la fin du match, on a discuté un peu, par politesse, car lui était content, pas moi.



L'atmosphère dans le stade n'était pas idoine...
Pas terrible. Un stade énorme, mais légèrement rempli. C'était pas le top, frustrant. Tu es en finale, tu veux voir le stade plein, qu'il y ait du bruit. Bon, après, je comprends : pour les supporters, Moscou, c'était loin et cher. Dommage. Dans l'idéal, ce Marseille-Parme... Deux belles équipes, des grands noms, cela aurait été pas mal à Dortmund. Dans un vrai stade de foot.

Que des bons souvenirs dans ce parcours européen, même la demi-finale retour à Bologne ?
Oui, parce que l'on gagne. C'est très très chaud là-bas. Bologne, je n'ai vécu ça qu'une fois dans ma carrière. (À la fin du match, une énorme altercation oppose les joueurs des deux équipes ainsi que les forces de l'ordre, ndlr.) J'étais vite parti aux vestiaires, je n'avais pas cherché à comprendre. C'était tendu même avec la police, Peter Luccin se fait interpeller par les joueurs italiens... Je crois que Pat Blondeau et Dugarry viennent le défendre, et ça part en sucette. Dans le vestiaire, tout le monde était nerveux. On a attendu longtemps dans le bus pour pouvoir quitter le stade, on attendait que ça se calme. Les supporters de Bologne voulaient nous attraper. Lolo égalise sur penalty à la dernière minute, alors que l'on n'avait pas été très bons et qu'ils étaient qualifiés à 1-0...

Vidéo

À Villarreal, tu as croisé Juan Roman Riquelme, sans vraiment jouer avec lui vu que tu t'es blessé et qu'il a quitté le club peu après ton retour...
C'est un super joueur, mais putain, très très timide.
« Riquelme, c'est un super joueur, mais putain, très très timide. Pour parler avec lui, c'était compliqué. Il était introverti à un point... »
Pour parler avec lui, c'était compliqué. Il était introverti à un point... Avec moi, ça se passait bien, mais avec certains joueurs, ça ne passait pas, il ne voulait pas leur parler. En gros, d'une part, il est très timide, et d'autre part, si tu voulais lui parler, valait mieux ne parler que de football, sinon c'était mort. Après, sur le terrain... C'est l'un des meilleurs passeurs que j'ai vus. Ouais, l'un des meilleurs passeurs.

Tu as quand même joué avec Bergkamp, Zidane...
(Rires.) Tu vas me demander un classement ? Je vais te faire deviner un autre joueur. J'ai joué avec lui à Marseille.

Gourvennec ?
Non, tu ne trouveras pas. Un Espagnol...



... Iván de la Peña ?
Bravo ! C'est lui qui m'a le plus impressionné dans ma carrière. La qualité de passe, le dosage... Iván de la Peña était très fort. Bon après, c'est la même catégorie, De la Peña, Riquelme, Bergkamp... Ce sont des génies de la passe, ce sont ces joueurs-là que je kiffe. Je peux rajouter Iniesta, le Isco de maintenant, Modrić... Quand je regarde du foot, c'est ce type de joueurs que j'observe et qui, selon moi, font gagner les matchs. Parce qu'ils déclenchent quelque chose, c'est leur passe qui fait la différence.



Propos recueillis par Nicolas Jucha, à Londres Robert Pirès travaille avec l'entreprise partenaire de l'UEFA Europa League Enterprise Rent-A-Car dans le cadre de la Backseat Pundit Competition. Pour savoir comment aller voir un match avec une légende du foot et profiter de réduction en Europe, allez sur
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