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Piqué, mais pas coulé

Auteur d’une prestation à oublier lors du match aller contre le Real Madrid au Nou Camp (1-3), Gerard Piqué est devenu depuis deux semaines la risée du monde entier. Pour autant, l'enterrer serait une énorme bêtise.

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Son vice n’est plus à prouver. Quand l’écusson du FC Barcelone doit primer sur celui du Real Madrid, Gerard Piqué s’illustre toujours en premier. Plus que la roublardise de Luis Suárez ou les discussions incessantes de Sergio Busquets avec l’arbitre, Piqué est parfois de ceux qui trichent, comme dimanche dernier. Sur un corner frappé par Gerard Deulofeu, le défenseur coupe le ballon au premier poteau... de la main. Un geste stupide, sanctionné d’un carton jaune dans la foulée, mais qui montre à quel point l’envie du stoppeur de faire chuter le Real est puissante. Malgré cela, c’est au moment où Marcelo grille la priorité à Aleix Vidal sur le côté gauche de l’attaque merengue que les choses empirent. La seconde période démarre, et Piqué, à vouloir trop jouer les premiers rôles, commet une seconde boulette. Un tacle au premier poteau pas assez incisif pour mettre la balle en corner, mais dévié juste à point pour viser son propre but, puis tromper la vigilance de Marc-André ter Stegen, sorti de sa cage. Piqué regarde dans le vide, sa saison commence par un four.

L’erreur humaine


La main tendue de Ter Stegen pour relever son soldat blessé pouvait-elle vraiment servir de pansement efficace dans cette seconde période chaotique ? À en croire les actions suivantes, non. Au duel avec Karim Benzema qui enchaîne les passements de jambes, Piqué apparaît tel un pantin désarticulé à la merci de la Benz. Dézingué par l’enchaînement crochet-tir dans la lucarne de CR7, Piqué implose. Trop en retard sur la magnifique frappe du gauche de Marco Asensio, Piqué explose. La retombée médiatique du lendemain s’annonce piquante pour le Barça, surtout pour le fer de lance de l’arrière-garde blaugrana, impliqué dans les trois buts pris par son équipe. Personne ne peut le nier, Piqué s’est royalement planté pour son premier match de la saison, et les espoirs de victoire du Barça dans cette Supercoupe d’Espagne sont désormais réduits à néant. Mais est-ce pour autant une raison pour traîner Piqué dans la boue comme Shakiro peut l’être ces derniers jours ?


Son match catastrophique de dimanche au Nou Camp, Gerard Piqué le doit sûrement à son été très mouvementé sur les réseaux sociaux comme Twitter. Auteur du fameux « Se Queda » accompagné d'une photo de lui à côté de Neymar, Piqué s’était expliqué à la veille de la rencontre à propos de cette publication parodiée à la suite de l’officialisation du transfert de Neymar au PSG. « Je l'ai fait parce que je sentais que c'était ma dernière chance de le convaincre de rester, assure le joueur en conférence de presse. Je ne suis le porte-parole de personne, je ne suis pas le seul à donner des nouvelles. J'ai essayé de le faire changer d'avis, comme lorsque vous jouez au poker en tentant un coup de bluff, je l'ai fait pour le bien du club. » Malheureux après la décision finale du Ney, Piqué s’est mis dans de beaux draps et galère à s’en dépêtrer. Mais une chose reste certaine : il n’est en rien l’unique responsable de la déroute catalane face au Real Madrid.

La confiance face au brouillard


À l’image de son équipe, le défenseur de 30 ans s’est transformé en un joueur en quête de réponses. Sa crédibilité sur la toile mise à mal, c’est désormais son rendement sur le terrain qui inquiète. Mais en vérité, n’est-ce pas plutôt le Barça tout entier qui pose question ? Peu importent toutes ses années passées au sein du club, Piqué s’interroge sur l’avenir proche du Més que, et les prestations collectives sur le terrain en pâtissent fort logiquement.


La récente arrivée de Paulinho, mal perçue par la presse locale, va-t-elle dynamiser le groupe ? Le remplaçant tant attendu de Neymar va-t-il finir par intégrer le Barça ? Le club devra-t-il se contenter d’un tendre Deulofeu pour reprendre son flambeau ? Mis sous pression par une partie des socios après la cuisante défaite de dimanche, Josep Maria Bartomeu va-t-il suivre l’avis populaire et donner sa démission ? Tant de questions qui trottent dans la tête de ce Barça comme dans celle de Piqué, et qui empêchent de concurrencer sportivement un rival madrilène en pleine bourre. En zone mixte, le directeur général du Barça José Segura expliquait que le Barça « était bien, mais cette erreur a complètement changé le cours de la rencontre » . Une double faute commise par Segura. Car non seulement cette erreur ne change pas un match où il restait encore quarante-cinq minutes à jouer, mais en plus, le Barça n’était vraiment pas dans son assiette depuis le début de la partie. Mettre sur les seules épaules de Gerard Piqué la défaite face au Real, c’est en réalité occulter les problèmes actuels des Culés, et se foutre de la gueule du compagnon de Shakira sans aucun scrupule. Et ça, c'est mal.

Par Antoine Donnarieix
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