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Piqué, le dernier des Culés

Détesté par le peuple merengue, adulé par le Barcelonismo, Gerard Piqué ne laisse personne indifférent. Tant mieux, car le Catalan concentre ce qu’il y a de meilleur dans la rivalité du Clásico et, plus généralement, dans un football aseptisé. Déclaration d’amour partiale.

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Les maillots blaugrana rejoignent au plus vite leur vestiaire qu’un seul d’entre eux reste sur la pelouse. Il navigue, de Merengue en Merengue, pour les féliciter. Il n’oublie personne, de ses amigos Pepe et Sergio Ramos, à son ancien coéquipier Cristiano Ronaldo. Le Clásico perdu reste bien dans sa tête, et même au travers de sa gorge, mais lui préfère se la jouer distingué. Une attitude apprécié par tous, les membres du Real Madrid en tête, et qui se poursuit dans les coursives du Camp Nou. Car après une douche prise à la va-vite, le revoilà devant un parterre de journalistes dans les starting-blocks pour lui tirer les vers du nez. « Le Real Madrid a mérité sa victoire, ils ont bien mieux joué que nous » , plaide-t-il devant une forêt de micros. Avant de repartir chez lui, pour mieux revenir dans la salle de presse du Camp Nou dès l’ouverture de la semaine, conférence pré-quart de finale de Ligue des champions oblige. En soi, personne ne parle plus que lui au FC Barcelone. Ni mieux. Car des vestiaires aux offices blaugrana, Gerard Piqué est sans doute le dernier Culé de verdad de l’organigramme du Mes que.

Amour, paix et rivalité


Par vrai Culé - en VF -, entendons par là qu’il reste le seul Blaugrana à s’exprimer sans langue de bois. Là où le politiquement correct se taille la part du lion, Gerard Piqué se présente comme un homme libre à la langue bien pendue. Un trait de caractère qu’il évoquait le mois dernier dans le magazine Papel : « Je suis très impulsif. Je me considère comme quelqu’un qui tente de rompre tout ce qui est établi. Il semblerait que nous devrions tous nous comporter de la manière que décide la société et que nous ne pouvons pas en sortir. Mais moi, parfois, j’aime franchir cette ligne. » Justement, ce qui au premier abord ressemble fortement à un bol d’air frais au beau milieu des discours pré-construits se retrouve un poids au pays de la polemica. L’Espagne, friande de ces controverses, se gargarise ainsi des esclandres de son central catalan. Chacune de ses prises de parole reçoivent en réponse un torrent de remarques, plus proches de la psychologie de comptoir que de thèses sociologiques. Pour sûr, ses rififis du dotcom sur les malheurs merengues passent mal dans les rédactions de Madrid la Castillane.


« Dans ce pays, ce qui vend c’est de dire "J’espère que tout va bien se passer pour le Real." De la paix et de l’amour dans le meilleur des mondes ? Mais il me manque du contenu, il me manque du piment. C’est une fausse bonté qui ne veut rien dire. Je ne vais pas dire "Allez le Real !" J’aime ressentir de la passion pour une équipe et, comme il existe une rivalité avec une autre, j’espère que rien ne va bien se passer pour elle. » Ce succinct résumé de la rivalité du Clásico par Gerard Piqué peut s’étendre à tout bon supporter blaugrana, et inversement, à tout aficionado madridista qui se respecte. Sans insulte ni grossièreté, ses saillies prêtent à la rigolade. Et ne reçoivent en retour que des insultes, ou des sifflets lorsqu’il enfile la liquette de la Roja. Là où certains y analysent une rébellion quant à ses opinions politiques, lui préfère y desceller des relents de rivalité entre Barça et Madrid. Un avis qui est loin d’être partagé par l’opinion publique. Ainsi, de nombreux talk-shows et éditoriaux de bas étage demandent sa non-convocation avec une sélection qu’il ne mériterait pas. Pour sûr, ses quelque 75 capes ne reflètent pas le moins du monde son attachement à la Roja

Communiqué vs langue bien pendue


Plus encore que les attaques que Gerard Piqué reçoit, c’est bien le manque de répondant de la nébuleuse blaugrana qui étonne. Alors qu’une certaine presse se veut trop occupée à mesurer si elle a la plus grande face à sa consœur de Madrid, la direction blaugrana se morfond dans un silence de plomb. Jamais Bartomeu et ses sbires ne sont venus à la rescousse de leur meilleur étendard. Qu’importe, puisque Gerard Piqué est également son propre avocat. Plus enquiquinant encore, cette direction azulgrana ne communique presque jamais. Que ce soit pour défendre ses protégés ou commémorer le décès de sa majesté Cruyff, elle ne jure que par le biais de communiqués lancinants. Un anachronisme qui contraste par rapport au rapport qu’entretient Piqué avec le peuple du Mes, que ce soit à travers l’utilisation de Twitter ou de Périscope. Ces nouveaux instruments, il en maîtrise les us et coutumes à la perfection grâce à son intelligence et son bagou. Une grande gueule qu’il ouvre à bon escient, en atteste l’hommage qu’il rend à Cruyff suite au Clásico : « Quand Cruyff est arrivé, battre le Real était notre grande fierté. Aujourd’hui, les rôles ont changé. Voilà son héritage. » Une punchline deux en un pour un Piqué définitivement au-dessus de la mêlée.

Par Robin Delorme
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