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Pino, l’ange gardien du Napoli

Il y a un peu plus d’un an, Naples était endeuillé par la disparition de l’un des siens. Le 4 janvier 2015, l’idolâtré chanteur napolitain Pino Daniele perdait en effet la vie à la suite d’un infarctus, à l’âge de 60 ans. Depuis, sa célèbre musique Napule è est devenue l’hymne officiel du Napoli, et les Partenopei sont montés en puissance. Au point de figurer aujourd’hui parmi les favoris au Scudetto sous le regard bienveillant de leur ange gardien.

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« Ole, ole, ole, Pino, Pino. » Plus de 20 ans après le départ de sa légende Maradona, le Stadio San Paolo se rappelle le temps d’une soirée au bon souvenir du chœur inspiré par le grand Diego. Si l’occasion est cette fois plus funeste, l’hommage appuyé à une autre idole de la cité partenopea, disparue quelques jours plus tôt, n’en est que plus céleste. De tout là-haut, le chanteur Pino Daniele entend à n’en pas douter la vibrante mélodie. Émouvant et sincère, le témoignage d’amour relègue au second plan la rencontre contre la Juventus, finalement perdue 3-1. Nous sommes le 11 janvier 2015, et qu’importe le résultat sportif, l’essentiel est bien ailleurs. Le Napoli a honoré avec la manière l’un des siens. Mieux, la fierté de la Campanie a trouvé son ange gardien. Le président De Laurentiis en témoigne, « Pino ne pourra jamais être oublié » , et il n’a pas tort. Le Pibe de Oro a laissé derrière lui un mythe intouché et intouchable, Pino offre la chanson d’une vie devenue l’hymne d’une ville et d’un club. Pas la peine de sortir les bouquins de sociologie, le Napoli ne s’explique pas, il se ressent et s’écoute. De manière allégorique au tempo de Pino Daniele et de son Napule è.

Cœurs et chœurs


« Naples est mille couleurs. » Cosmopolite à souhait, le Napoli est un exemple de diversité avec pas moins de quinze nationalités représentées cette saison. Quoi de plus logique, après tout, quand on connaît l’indifférence historique de la capitale du Sud envers la Nazionale. La Coupe du monde 1990 en Italie et l’Argentine de Maradona sont passées par là, et c’est tout sauf un hasard si les porte-drapeaux les plus récents ont aussi l’Amérique latine dans le sang. Que ce soit Edinson Cavani, Ezequiel Lavezzi ou désormais Gonzalo Higuaín. Des têtes d’affiche qui auraient bien pu ne jamais porter les couleurs azzurre. Car « Naples est mille peurs » . Il y a 10 ans, le Napoli faisait faillite et repartait de la défunte Serie C1 (la troisième division italienne). Maintenu en vie par le producteur de cinéma Aurelio De Laurentiis, le club est aujourd’hui revenu à quelques encablures de son glorieux passé. Un beau scénario.


Mais si le Napoli a aussi rapidement retrouvé de sa superbe, il le doit également et surtout au soutien populaire qui l’a toujours porté. « Naples est la voix des enfants qui s'élève doucement et tu sais ainsi que tu n'es pas seul. » Les 60 000 âmes du Stadio San Paolo sont là pour l’illustrer à merveille. En même temps que les envolées à l’unisson du speaker Daniele « Decibel » Bellini. Pourtant, les Azzurri étaient loin de faire figure de favoris au Scudetto en début de saison. Beaucoup se demandaient comment les Partenopei avaient bien pu digérer cette défaite dramatique lors de la dernière journée de la saison passée face à la Lazio. Aussi, la nomination de Maurizio Sarri à la place de Rafa Benítez était loin de convaincre tout le monde. Quand le Napoli débutait ainsi le championnat par trois matchs sans victoire, Diego Maradona en personne n’hésitait pas à remettre en cause les choix de la direction. Une déclaration au goût salé et sans doute difficile à avaler pour le principal intéressé. « Naples est un soleil amer. Naples est l'odeur de la mer. »

Bénédictions et sacrements


« Naples est un vieux papier sale et personne ne s'en soucie. » Presque se préparait-on déjà à enterrer le Napoli après seulement trois journées, au profit d’une Inter refaite à neuf, ou d’une Fiorentina rayonnante. Mais la crise passagère n’est jamais aussi trompeuse que sur les terres du Vésuve. Depuis cette entame compliquée, les Partenopei ont relevé la tête, et de quelle manière. Sur les 14 dernières journées, le Napoli est ainsi l’équipe qui a engrangé le plus de points en Serie A devant la Juventus (33 contre 32) avec 10 succès au compteur pour 3 nuls et une seule défaite (un accident 3-2 à Bologne). L’âme de Pino Daniele veille, et les Azzurri sont désormais bien au chaud à la deuxième place, un petit point derrière l’Inter. « Et chacun attend juste sa chance. » Une chance qui n’a pas grand-chose à voir avec la réussite de Gonzalo Higuaín. Après avoir soigné son mental, Pipita est plutôt porté par son talent. Buteur à 16 reprises en 17 journées, l’Argentin symbolise le renouveau d’un Napoli qui impressionne par son jeu.


Un jeu disserté par Maurizio Sarri qui a imposé sa patte et dicté son style bien plus rapidement qu’on ne le présageait. Les succès se sont ainsi enchaînés, et le Napoli s’est frayé un chemin jusqu’aux hauteurs de Serie A. « Naples est une promenade dans les ruelles bondées. » Les Partenopei peuvent également compter sur des recrues qui se sont parfaitement intégrées, à l’image d’Allan qui a ébloui la première partie de saison, d’Hysaj qui surprend sur son flanc droit ou de Reina qui est revenu au niveau où il évoluait avant son départ au Bayern. De quoi être confiant pour la suite de la saison. Aussi bien en championnat qu’en Ligue Europa, où le Napoli a écrabouillé son groupe (6 victoires sur 6, 22 buts marqués, 3 encaissés), le plus souvent avec une équipe remaniée. Ce serait bête de se priver d’une jolie compétition qui peut donner d’autres occasions au public azzurro de fredonner ses couplets préférés. « Naples est un rêve que tout le monde connaît, mais dont personne ne sait la vérité. » Personne, sauf Pino Daniele.

L'hommage en vidéo
Vidéo


Par Eric Marinelli
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