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Pierre Ferracci : « S'inspirer du Danemark 92 »

Confirmé en Ligue 2 par la LFP il y a seulement trois jours, le Paris FC reçoit vendredi soir Clermont pour le compte de la première journée. Si cette montée n'était au départ pas prévue après l'échec des Franciliens lors des barrages de printemps, il a bien fallu s'organiser entre ambition et humilité. Entretien avec le président du PFC : Pierre Ferracci.

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Comment fait-on pour préparer une saison de football quand on ne sait même pas dans quel championnat on va évoluer ?
Il se trouve qu’on est allés plus vite que les années précédentes concernant la préparation de l’effectif pour la saison 2017-2018, grâce notamment au travail de notre manager Pierre Dréossi et de la cellule de recrutement. On avait donc de l’avance pour être en place à la première journée de National, c’est sûr que c’est moins le cas pour ce qui est maintenant de disputer la saison de Ligue 2... Quand on a commencé en juin à voir la difficulté de certains clubs comme Bastia et Ajaccio dans une moindre mesure, on a freiné le recrutement pour anticiper l’arrivée possible de renforts de calibre Ligue 2, un travail qu’on va devoir accomplir seulement maintenant... Pour ce qui est de la préparation physique, on est en retard (le National ne commence que dans une semaine, ndlr). On a dû changer toute notre préparation : stage tronqué, matchs de préparation annulés... C’est une intersaison vécue un peu dans la douleur, même si la joie de la montée doit compenser ces tracas du quotidien qu’il y a à gérer.

Quand vous perdez le barrage L2/National face à Orléans en mai (0-1, 0-1), vous dites-vous dans un coin de votre tête que vous êtes en pole pour remplacer un club de Ligue 2 se trouvant en situation de difficulté financière ?
Franchement non, ce n’est que le 22 juin qu’on apprend les difficultés de Bastia et d’Ajaccio. Depuis, on ne savait pas trop sur quel pied danser, même si on a vite senti que le dossier bastiais était le plus délicat...

Que le club victime soit corse, vous qui êtes originaire du coin, ça ne doit quand même pas trop vous réjouir...
Non, c’est sûr. C’est pour cela que j’ai été de ceux qui ont cherché à trouver une solution à 21 clubs. À la base, je suis supporter du Gazélec, mais le SC Bastia reste très important aussi pour moi : j’étais de la finale retour contre Eindhoven en 1978... C’est douloureux pour eux, je le conçois, même si d’autres clubs avant eux se sont relevés de telles situations.

L’effectif actuel du Paris FC est-il de niveau Ligue 2 ou National ?
On était sur le point de mettre en place un effectif pour monter, et comme je considère qu’il n’y pas une grosse différence entre le haut de tableau de National et la seconde moitié de tableau de Ligue 2... Mais on va tout de même devoir recruter, quatre à cinq joueurs, certains assez vite je pense, dans les jours à venir, en prenant garde d’éviter d’avoir un effectif pléthorique et en prêtant donc quelques joueurs pour garder un nombre raisonnable.

Le jour même de l’officialisation par la LFP de votre montée, vous perdez largement en match de préparation face à Auxerre (0-9). Franchement, ça la fout un peu mal, non ?
J’étais un peu fâché par le résultat, mais ce n’est absolument pas un match référence, avec beaucoup de jeunes joueurs de l’équipe CFA alignés, qui n’avaient que quelques heures d’entraînement dans les jambes. En face, on avait une équipe d’Auxerre déjà bien au point qui préparait son choc de lundi face à Lens.


Il y a deux saisons, vous étiez montés en L2 pour tout de suite redescendre. Qu’est-ce qui fait que ce sera différent cette fois ?

On a désormais un manager général d’expérience en la personne de Pierre Dréossi, qui s’entend parfaitement bien avec l’entraîneur Fabien Mercadal. Cette entente est essentielle et ça n’était pas le cas il y a deux ans, ce qui avait notamment eu pour conséquence d’avoir à gérer un effectif pléthorique. On ne refera plus cette erreur. Maintenant, on s’attend à un démarrage poussif, tout le monde s’y attend, on ne nous en voudra pas, je pense... Mais avec la joie de cette montée, on peut trouver des ressorts insoupçonnés pour bien figurer sur l’ensemble de ce marathon qu’est la Ligue 2. On peut s’inspirer de ce qui a été fait par le Danemark en 1992 (la sélection avait été l’invitée de dernière minute de l’Euro cette année-là, un tournoi qu’elle avait fini par gagner à la surprise générale, ndlr).

Hiérarchiquement, vous êtes repassé devant le Red Star et Créteil du coup...
(Il coupe) On n’est vraiment pas dans ce registre de compétition entre nous. Déjà parce que ces deux clubs ont aussi leur place à ce niveau, ensuite parce que ça fait des derbys en moins et c’est dommage. Je le dis très franchement : il y a largement la place pour quatre clubs franciliens entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Quand on sait que le territoire concentre 15 % de l’ensemble des joueurs en France, ce ne serait pas un luxe. Mais c’est plus difficile de s’installer ici qu’ailleurs, avec des problèmes d’infrastructures assez lourds à gérer. Ça a été le cas du Red Star avec son stade, c’est aussi le nôtre avec la difficulté qu’on a d’installer un centre de formation et de l’agréer pour nous permettre de ralentir la fuite des talents. Chaque année, on a 15 à 20 jeunes espoirs qui partent rejoindre des clubs de Ligue 1 ou à l’étranger, ce n’est pas tenable.

Il y a deux ans, vous évoquiez l’objectif de montée en Ligue 1 pour les 50 ans du club en 2019, c’est toujours d’actualité ?
Le dire il y a deux ans paraissait un objectif à moyen terme ambitieux, mais raisonnable. Le dire aujourd’hui n’aurait en revanche pas de sens et traduirait un manque certain d’humilité. Si on parvient déjà à s’installer durablement dans le monde pro et à obtenir l’agrément pour le centre de formation, ça suffira à mon bonheur. Ne pas être en Ligue 1 en 2019 ne serait pas un drame.

Propos recueillis par Régis Delanoë
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