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Pierre-Emmanuel Barré : « À chaque fois qu'on gagne, je suis bourré »

S'il manie la vanne à la perfection chaque semaine sur les ondes de France Inter ou sur les planches avec son spectacle Pierre-Emmanuel Barré est un sale con, l'ancien trublion de Canal + a moins de facilités avec le football. Ce qui ne l'empêche pas de parler FC Lorient, de cuites et de Jean-Claude Darcheville. Interview barrée.

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Quel est ton rapport au foot ?
J'ai toujours pensé que c'était un sport mal foutu. Deux équipes qui se battent pour un ballon alors que ce serait si simple de leur en filer deux.

Tu y as forcément joué quand tu étais gamin, non ?
Bien sûr, mais j'allais tout le temps aux buts parce que j'étais gros. On met toujours les gros dans les buts. C'est une erreur, on pense que ça remplit plus le but, mais si le gros est lent au démarrage, lancé, il est inarrêtable. Le gros doit être attaquant, il fait peur aux défenseurs.

Tu jouais en club ou juste entre potes ?
Entre potes. Je fais tout entre potes. C'est plus rigolo. Sauf pour aller aux toilettes. Pour ça, je suis licencié. Je fais caca en club.

Parle-nous de tes qualités de footeux, tu avais un gros niveau ?
Gros, oui. Niveau, un peu moins.

Tu étais quel genre de joueur ?
Plutôt remplaçant, comme Christian Karembeu. Mais ma meuf était moins gaulée. D'ailleurs je n'avais pas de meuf, pas le temps. J'étais bien trop pris par mes activités à la Fédération française de caca en club.

Est-ce un sport que tu as l'habitude de regarder à la télévision ?
Non, je n'ai pas de télé. Mais je reste un gros con de Français. Alors quand il y a une Coupe du monde ou un championnat d'Europe, c'est l'occasion de boire dans les bars sans passer pour un alcoolique. Mais pour être tout à fait honnête, je préfère le beach-volley féminin.

« Quand j'habitais à Lorient, on allait voir les Merlus en bande, on criait "enculé" à l'arbitre et on rentrait chez nous. C'était constructif. » Pierre-Emmanuel Barré

Le problème, c'est que le beach-volley féminin n'est pas trop diffusé à la TV. Il est peut-être là, le regret de ta vie ?
Je regarde les replays sur les chaînes spécialisées. Et hors période de compétition, j'ai un abonnement à Brazzers. C'est pareil, mais sans le sable et sans le ballon. Qui d'ailleurs sont des éléments assez accessoires pour le téléspectateur passionné.

Quel est le bon contexte pour regarder un match ?
L'astuce, c'est d'aller chez des potes, de ramener une bouteille de vin à trois euros, de niquer toutes leur bières et de repartir en premier pour pas nettoyer. D'ailleurs, ça marche pour tout. Le foot, le rugby, les Bar Mitsvah... Ceci dit, je vous déconseille de chanter Marseille on t'encule à une Bar Mitsvah.

Et au stade, il t'arrive d'y aller ?
Plus maintenant, mais quand j'habitais à Lorient, on allait voir les Merlus en bande, on criait « enculé » à l'arbitre et on rentrait chez nous. C'était constructif. Après, j'étais plus puceau, alors j'ai arrêté.

Tu es donc un fan du FC Lorient, parle-nous un peu de ces années de supporter.
Une fois, on avait gagné la Coupe de France. On était contents. Après, on était saouls et on est allés dans un bar pour boire un verre, après, on a insulté un type, après je me souviens plus et après, je me suis réveillé. J'avais vraiment une vie trépidante.

Et qu'est-ce que tu penses des ambiances dans les stades ?
Boah... C'est toujours plus sympa qu'en prison.

Qu'est-ce que t'en sais, t'es déjà allé en prison ?
Non, mais j'ai vu un reportage de Bernard de La Villardière, et ça avait l'air chouette, ils se droguaient en faisant l'amour avec des vieillards. Ou alors c'était un reportage sur les prostitués en Thaïlande. Mes souvenirs sont assez confus.

« Si les buts étaient 30cm plus haut, Jean-Claude Darcheville serait une star internationale. » Pierre-Emmanuel Barré

La plus belle insulte de stade ?
« Maraud ! » Ça n'a pas l'efficacité d'un « fils de pute » , mais ça a le mérite d'être original et c'est pas facile de se démarquer dans une tribune de 1500 personnes.

Qu'est-ce que t'inspirent les supporters de club ?
Je les aime bien, c'est un peu des babtous fragiles, dès que quelqu'un dit du mal de leur club, ils deviennent tout rouges, ils commencent à paniquer, ils sont en détresse respiratoire et après, ils font des AVC. Ils sont rigolos.

Quel est, selon toi, le supporter type ?
Je connais que des supporters « modérés » , dès que les mecs commencent à sortir des fumigènes et à se peindre les joues avec les couleurs d'un pays ou d'un club, je préfère les laisser dans leur trip et aller regarder un match de beach-volley féminin.

Bah quoi, t'as jamais claqué un fumi dans un bar pour fêter une victoire ?
Je sais pas, à chaque fois qu'on gagne, je suis bourré, je me souviens pas de ce que j'ai fait. Je ne me rappelle que des défaites. Dans mes souvenirs, ma vie est une succession de défaites. J'ai l'impression d'être Keen'V.

Quel joueur te fait vibrer ?
J'aimais bien Darcheville, il était tout gros, il arrivait tout essoufflé devant les buts, il faisait un gros pointard et le ballon tapait la transversale. Il a fait ça toute sa carrière. Si les buts étaient 30cm plus haut, il serait une star internationale.

As-tu des connexions avec certains footballeurs ?
Non, malheureusement, parce que j'ai entendu dire qu'ils faisaient des chouettes soirées.

« Si j'avais la notoriété de Messi, je resterais chez moi. » Pierre-Emmanuel Barré

Jamais aucun n'est venu te voir en spectacle ?
Peut-être que si, mais alors il est parti comme un voleur. Ceci dit, vu les récents articles sur la FIFA, ce ne serait pas très étonnant.

Qu'est-ce que tu envies à la vie de footballeur ?
Aux Jeux olympiques, ils sont dans le même hôtel que les joueuses de l'équipe de beach-volley féminin.

Si tu avais la notoriété d'un Lionel Messi, tu en profiterais pour faire quoi ?
Si j'avais sa notoriété, je resterais chez moi. Et si j'avais son pognon, j'agrandirais mon chez-moi pour pas trop me faire chier.

Pour quelles raisons tu pourrais te mettre à suivre le foot à fond ?
S'ils remplaçaient le gazon par du sable, les joueurs par des joueuses et qu'elles jouaient au beach-volley. Je parle beaucoup de beach-volley, non ? Vous n'avez pas un magazine qui s'appelle SoBeachVolleyFéminin ? Je vous fais une interview d'expert.

Tu as bien des souvenirs liés au foot, non ? Coupe du monde 98, Euro 2000, Coupe du monde 2006…
Bien sûr, comme tout le monde, j'étais devant ma télé en 98, je dois reconnaître que je criais assez fort. Et puis j'ai aussi rencontré ma femme pendant la Coupe du monde de 2006. L'avantage, c'est qu'on n'oublie pas l'anniversaire. L'inconvénient, c'est qu'on le souhaite que tous les 4 ans.

Tu as vraiment rencontré ta femme pendant cette Coupe du monde, comme quoi le foot t'a bien servi, hein ?
Non, j'ai menti, je l'ai rencontrée avant. C'était pour te faire plaisir, je sens bien que t'aimerais que j'ai un souvenir poignant avec le football, malheureusement, j'ai que des histoires de cuites.


Propos recueillis par Gaspard Manet Pierre-Emmanuel Barré est un sale con, vendredi 9 octobre à la Cigale

Full Metal Molière, tous les dimanches au Point Virgule, à 17h15
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