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Piatti : « La beauté du foot est que rien n’est écrit »

Dans une chaleur encore intense de fin d’été, l’Espanyol attend le Real Madrid à Cornellà pour un exploit qui n’est plus arrivé après le 21 octobre 2007, date de la dernière victoire face aux Blancos, dans l’ancien stade olympique de Montjuic. Aujourd'hui, les espoirs des Pericos se trouvent dans le pied gauche de Pablo Piatti, meilleur joueur de l'équipe en ce début de Liga avec deux buts et trois passes décisives. Son sourire poli cache un mec ambitieux qui veut apporter de la satisfaction à ses nouveaux supporters.

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Salut Pablo. Ton début de saison avec l'Espanyol est franchement convaincant.
À titre personnel, je suis très content, je ne peux pas me plaindre. Je n’avais jamais commencé aussi bien une saison dans ma carrière. Mais mon objectif, c’est que l’équipe gagne, je joue d’abord pour le groupe, pas pour avoir du plaisir individuel, car même les individualités se distinguent mieux avec un bon travail du groupe, qui vient avant tout.

Ça fait neuf ans que l’Espanyol n’arrive pas à battre le Real Madrid. Ça commence à devenir une malédiction...
C’est vrai que c’est une tendance négative, on ne peut pas cacher ça. Mais ce qui est beau dans le foot, c'est que rien n’est écrit. Et j'espère que ce week-end sera comme ça aussi.


Diego López a dit que c’est le bon moment de gagner le premier match de la saison. Le fait de défier le Real Madrid te motive encore plus ?
C’est clair ! Le fait de pouvoir jouer contre les champions d’Europe me donne plus d’envie de donner tout, aussi car les pronostics sont contre nous. Ce qui est normal, hein.

En plus, tu connais déjà la sensation de marquer un but contre le Real Madrid.
Oui, c’est vrai, c'était avec Valence lors de la saison 2013-14. Je me rappelle que ce jour-là, j’avais marqué avec la tête, pas vraiment ma spécialité. Même si bon, finalement, on n'a pas gagné le match (rires). Mais peu importe que ce soit moi le buteur lors du prochain match, l’objectif est de gagner.

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Dans la même saison, tu avais aussi marqué contre le Barça, au Camp Nou, et encore de la tête.
Ouais, ce match était complètement dingue. Évidemment, ce but fut une très grande satisfaction pour moi, mais surtout parce qu'au final, on était parvenu à s'imposer sur la pelouse du Barça (2-3), ce qui n'est pas donné à tout le monde depuis quelques années.

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Tu es le plus petit joueur de la Liga (1m64), mais tu as marqué plusieurs buts de la tête. Ça s’appelle la détermination ?
Oui. Détermination et conviction. Logiquement, être grand est important pour avoir un bon jeu aérien, mais il faut être aussi habile au moment de trouver l’espace et le tempo pour marquer des buts de la tête.

Au fait, qui est vraiment Pablo Piatti ?
Un footballeur qui aime tenir le ballon, mais surtout qui adore les un-contre-un. Et, évidemment, dribbler.

Il paraît que tu peux courir le 100 mètres en 11 secondes, c'est vrai ?
(Il se marre.) Ce ne sont que des chiffres. Au final, la seule chose qui compte, c'est que le ballon finisse au fond des filets. Le foot, ce n’est pas seulement courir…

Tu t’es formé comme un autodidacte dans le typique potrero argentin. Depuis quel âge exactement ?
Depuis mes quatre ans. En fait, c’est presque normal en Amérique du Sud de commencer à jouer dans le potrero. C’est sur ces terrains que mon aventure de footballeur a vraiment commencé.


Tu supportais quelle équipe quand t’étais gamin ?
J’étais fan de San Lorenzo. Mais ça, c’était il y a longtemps…

Parce que maintenant, t’es supporter d’Estudiantes, c'est ça ?
Tout à fait, car j’ai beaucoup d’affection pour ce club qui m’a accueilli quand j’avais quinze ans et avec lequel j’ai débuté dans le football professionnel. Même aujourd’hui, je suis encore en contact avec des gens du club et je suis ses résultats.

À Estudiantes, en 2006, pour ta première année en tant que professionnel, tu remportes le championnat d’Apertura. Solide.
J’avais dix-sept ans et tout a été très rapide. J’avais commencé à m'entraîner avec l'équipe première et deux mois après, on a été champions. C’était un groupe incroyable, composé de vétérans qui te faisaient sentir à l’aise et tout s’est passé à merveille.


C’était une équipe avec Juan Sebastian Verón au milieu et Diego Pablo Simeone comme entraîneur. Pas n’importe quoi…
Ce sont deux personnes qui m’ont marqué, évidemment. J'apprécie beaucoup Simeone, avec qui j’ai débuté. Veron, c’est un joueur impressionnant, très différent des autres. Il a une qualité énorme, c'est qu'il ne veut jamais perdre (rires). C’est une grande personne aussi en dehors du terrain.

Cette équipe d’Estudiantes était vraiment « fantastique » , car si Veron est appelé La Bruja (La sorcière), tu es connu comme El Duende (L’elfe). Pourquoi ?
J’imagine parce que je suis petit (rires). La vérité, c'est que ce surnom m'a été donné quand je jouais à Almería. Là-bas, « avoir du duende » veut dire « avoir de la magie » , et c’est aussi pour ça que j’ai reçu ce surnom.

Tu viens de passer un été mouvementé. Après ton mariage en juin, tu as choisi de rejoindre le projet de l’Espanyol. Comment ça s'est fait ?
Ils m’ont contacté et j’étais déjà au courant du projet de l’équipe. Je sens l’envie du club de grandir et je crois que maintenant, ils en ont les moyens.

Il y a plusieurs Argentins à Barcelone. Tu fais toujours honneur à ta patrie avec des asados et du maté ?
Oui, évidemment! Je peux même te dire que Martín Demichelis (aussi arrivé à l’Espanyol cet été, ndlr) m’a offert un nouveau récipient pour boire du maté depuis qu’il est rentré d’Argentine il y a quelques jours. Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes non plus !

Propos recueillis par Antonio Moschella
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Dans cet article

Faut pas attendre grand chose de ce match, vu que l'Espanyol a pris l'habitude d'écarter les cuisses dès qu'il joue contre le Real même en l'absence de Bale et Ronaldo ce soir.
Message posté par Hugo67
Faut pas attendre grand chose de ce match, vu que l'Espanyol a pris l'habitude d'écarter les cuisses dès qu'il joue contre le Real même en l'absence de Bale et Ronaldo ce soir.


Un peu réducteur de dire qu'ils "écartent les cuisses". As tu envisagé l'idée qu'ils atteignaient leur plafond de verre à chaque fois qu'ils jouent le Real?
Message posté par Elji haz14
Un peu réducteur de dire qu'ils "écartent les cuisses". As tu envisagé l'idée qu'ils atteignaient leur plafond de verre à chaque fois qu'ils jouent le Real?


Juste le constat de ces dernières saisons tu eux me rappeler les scores s'il te plait.
Les limites ils les atteignent aussi contre Barcelone met sur ces matchs ils de mettent en mode bouchers, souviens toi l'année dernière notamment avec les matchs en coma en point d'orgue.
Message posté par Hugo67
Juste le constat de ces dernières saisons tu eux me rappeler les scores s'il te plait.
Les limites ils les atteignent aussi contre Barcelone met sur ces matchs ils de mettent en mode bouchers, souviens toi l'année dernière notamment avec les matchs en coma en point d'orgue.


Oui le Real gagne souvent ces matchs avec un score large, mais ils sont pas les seules d'ailleurs, ça vaut également pour les équipes qui ferment pas le jeu.

Je peux faire le même parallèle avec le Rayo qui offre à chaque fois des rencontres serées avec le Real par contre quand il joue le Barça c'est journée porte ouverte en défense.

Je me dis tout simplement qu'on ne joue pas de la même façon un derby qu'un match "normal", pas que je cautionne cette attitude mais je la comprends parfaitement.
Message posté par Elji haz14
Oui le Real gagne souvent ces matchs avec un score large, mais ils sont pas les seules d'ailleurs, ça vaut également pour les équipes qui ferment pas le jeu.

Je peux faire le même parallèle avec le Rayo qui offre à chaque fois des rencontres serées avec le Real par contre quand il joue le Barça c'est journée porte ouverte en défense.

Je me dis tout simplement qu'on ne joue pas de la même façon un derby qu'un match "normal", pas que je cautionne cette attitude mais je la comprends parfaitement.


Ok pour ça mais l'an dernier ils ont pris de mémoire 12 buts en 2 matchs c'est large d'ou l'utilisation de cette expression.
Le Rayo aussi a pris des tannées mais toujours en jouant pas en bedonnant et en essayant de casser les jambes de l'adversaire dixit les matchs de l'an dernier notamment.
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