1. // Foot & Littérature

Philippe Rodier : « Le modèle Ferguson serait impossible aujourd’hui »

L’entraîneur idéal existe-t-il ? Philippe Rodier s’est penché sur la question dans un livre savoureux, qui mêle football, philo et culture pop. De Schopenhauer à Star Wars en passant par James Bond, cet ancien champion de France de Counter-Strike dresse les rapports qui existent entre l’entraîneur, le manager d’entreprise et Steve Jobs. Entretien.

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Qu’est-ce qui te fascine tant dans cette figure de l’entraîneur ?
C’est le partage. Je pense que c’est là que se joue la différence entre un bon et un très bon entraîneur : la capacité à transmettre ses idées. Avec le football, ce qui est intéressant, c’est que tu peux relier ça à la culture, l’économie, la politique... Je voulais présenter aux gens à quoi ressemble le chemin pour devenir entraîneur. La vérité, c’est qu’il n’y en a pas qu’un, mais plusieurs. Ça, je pense que c’est important de le montrer parce que quand t’es enfermé dans une société qui est très scolaire, on te bassine avec l’idée selon laquelle il n’y aurait qu’un seul chemin pour réussir. Ce qui est une grande connerie. Aujourd'hui, tu le vois avec les parcours des managers, dans le milieu de l’entreprise, qui ne sont pas issus des écoles de management. Tu le vois avec des entraîneurs qui sont issus du milieu du football, mais qui n’étaient pas des grands joueurs.

Tu le rappelles dans le livre, c’est le cas de Mourinho, Bielsa, Sampaoli, Jardim...
Ça en dit long sur leur personne et leur capacité de mémorisation. Le premier talent de Mourinho, au-delà de ses compétences de meneur d’hommes, ce sont ses compétences d’observation.
« Ça fait quelques années qu’on parle d’une crise du management en France et je pense que pour la résoudre, ça passera par une ouverture intellectuelle. »
L’observation est, avec l'écoute, la première qualité d’un manager... Dès le départ, l’idée, c’était de dire que le monde de l’entreprise a beaucoup à apprendre au milieu du sport. Ça fait quelques années qu’on parle d’une crise du management en France et je pense que pour la résoudre, ça passera par une ouverture intellectuelle. Et malheureusement, en travaillant sur ce livre, j’ai constaté que la curiosité intellectuelle, c’est quelque chose qui manque beaucoup, en France, chez les entraîneurs. J’entends beaucoup dire : « Je sais faire, je connais, j’ai appris donc je sais... » , alors qu’en vérité, tu ne sais jamais, tu apprends à tout âge.


C’est typiquement français, selon toi ?
Je ne veux pas tomber dans la critique habituelle de la mentalité française. On va dire que j’ai une bonne expérience du management, de par les gens qui m’entourent et mon parcours personnel, et oui, il y a un manque d’ouverture. Disons que c’est en train de venir petit à petit. À Oxford, on étudie des thèses de Ferguson. Aux États-Unis, on étudie des thèses de Popovich (l’emblématique coach des San Antonio Spurs, la franchise NBA la plus performante des vingt dernières années, ndlr). En France, il y a des colloques entre les entraîneurs et les entreprises, mais je ne pense pas que ce soit aussi prononcé. On ne reconnaît pas le métier d’entraîneur à sa juste valeur. C’est-à-dire comme un vrai métier de manager, surtout aujourd’hui, avec les attentes qui sont décuplées, l’exposition médiatique...

Tu soulignes dans le livre l’évolution de ce métier...
On ne va pas dire que tous les entraîneurs connaissent le jeu – ce serait valorisant pour certains entraîneurs –, mais l’enjeu majeur du métier d’entraîneur, c’est la gestion des hommes : s’adresser à quelqu’un, s’adresser à la presse... J’ai vu beaucoup d’entraîneurs de Ligue 1 faire des fautes énormes de management. Prenons le cas d'Hubert Fournier, je pense qu’à un moment, il s’est détaché de sa fonction d’entraîneur pour se muer en consultant, à travers plusieurs sorties sur Lacazette, en conférence de presse.
« Même si je peux comprendre que c’est difficile d’être avec des journalistes qui posent des questions ennuyeuses en conférence de presse, si tu rentres dans le jeu d’être hautain dans tes réponses, tu vas créer une mauvaise ambiance autour du club. »
Après, le problème, c’est qu’on ne sait plus de quel côté tu es. Avec les joueurs ? Avec la presse ? Je pense que c’est à partir de ce moment-là qu’il y a eu une fracture avec son vestiaire. On pourrait se dire que Lacazette se doit de résister à ça si c’est un grand joueur, mais ne serait-ce pas à l’entraîneur de s’adapter à la sensibilité de son joueur et de le protéger ? C’est ce qu’a fait Carlo Ancelotti quand Crespo était au fond du gouffre (en 1996-1997, à Parme, ndlr) : il ne l’a pas affiché face la presse, au contraire, c’est lui qui a défendu son joueur. Donc, c’est intéressant de voir que tout ce que fait un entraîneur sous l’exposition médiatique va engendrer des conséquences sur son groupe, et donc sur la performance. Un entraîneur qui n’est pas capable de pérenniser une ambiance sereine avec des médias peut amener une ambiance négative autour du club. Je pense à Laurent Blanc, dans sa communication. Même si je peux comprendre que c’est difficile d’être avec des journalistes qui posent des questions ennuyeuses en conférence de presse, si tu rentres dans le jeu d’être hautain dans tes réponses, tu vas créer une mauvaise ambiance autour du club. Fatalement, ça va ressortir sur les joueurs.

Tu cites à ce sujet Arsène Wenger : « La société est passée de la verticalité à l’horizontalité. Un entraîneur en 1960 disait : "Les gars, on fait comme ça" et personne ne discutait. Aujourd’hui, il faut d’abord convaincre. (...) Parce qu’il (le joueur) a un statut. Une façon de réfléchir. Les gens aujourd’hui sont informés. Ils ont donc une opinion. Et pensent que leur opinion est la bonne. »
La génération d’aujourd’hui est plus critique. Souvent, elle pense qu’elle sait, alors qu’elle ne sait pas encore. Ça, faut savoir le gérer... Beaucoup d’éditorialistes tapent sur les joueurs français : « Les branleurs, les mecs qui travaillent pas, etc » . Mais il faut relire les textes des entraîneurs d’il y a vingt ou trente ans, qui faisaient les mêmes critiques sur le football français. Le problème ne se situe pas là, mais dans le fait que la nouvelle génération est plus critique et demande à ce qu’on explique mieux les choses, parce qu’elle peut aussi les comprendre (forcément, on a accès à une base culturelle beaucoup plus forte, à internet, aussi...). Et c’est tant mieux, ça va engendrer des échanges plus constructifs entre le coach et les joueurs.


Est-ce qu’à cause des attentes de la nouvelle génération, l’entraîneur est moins durable ?
Dans le deuxième chapitre, j’évoque Ferguson. Je pense que le modèle Ferguson serait impossible aujourd’hui. Wenger est un bon entraîneur, mais je pense qu’il est dépassé au niveau de la gestion des hommes, de la motivation. C’est une bonne illustration de ce dont a besoin un coach pour y arriver aujourd'hui. C’est-à-dire un staff conséquent, et pour le cas de Wenger, peut-être la présence d’un adjoint avec un bagage charismatique, comme Thierry Henry.

Tu t’attaches à souligner qu’un bon entraîneur n’est pas qu’un entraîneur qui gagne – en mettant en balance les titres gagnés et la manière de jouer...
Quand tu vas au résultat, c’est que tu as la flemme. Tu ne comprends pas ce qui se passe, donc tu vas au plus court. Après le 4-0 de Paris contre le Barça, Emery est le meilleur entraîneur du monde. C’est acté.
« Moi, de ce que je constate encore, c’est que j’ai vu plein de mecs qui avaient des super notes en cours qui, aujourd’hui, ne sont pas les mieux placés dans leurs entreprises. »
Trois semaines après, c’est un gros tocard... Et personne ne se penche sur ce qui s’est passé avant, et on le classe directement dans la catégorie des entraîneurs bidons. Est-ce que Carlo Ancelotti, par exemple, est bidon parce qu’il a pris trois buts en une mi-temps contre Liverpool ? Je ne crois pas. Donc s'attacher à la notion de résultat, c’est très simpliste. C’est quelque chose de très ancré dans la société. La notation, en cours, je n’ai rien contre, mais ça vient de là. Pour être un bon élève, il fallait que tu aies une certaine note. Moi, de ce que je constate encore, c’est que j’ai vu plein de mecs qui avaient des super notes en cours qui, aujourd’hui, ne sont pas les mieux placés dans leurs entreprises. Et, au contraire, j’ai vu plein de mecs sans diplômes arriver à devenir des cadors dans leurs entreprises.

À quoi ressemblerait le portrait-robot de ton entraîneur idéal ?
J’ai rencontré Alain Casanova pour l’écriture du livre et j’aime bien son mélange idéal : Simeone-Mourinho-Guardiola. Forcément, selon moi, il y aurait aussi la personnalité de Johan Cruyff. Cruyff dépasse le cadre du football, je vais pas refaire l’histoire de la bande Adidas... mais Cruyff avait quelque chose de syndicaliste, qui me plaît beaucoup. Il y aurait la prestance de Bielsa, aussi. Je pense que c’est celui qui élève le plus le football à quelque chose de spirituel. Dans un monde triste et mélancolique, c’est rafraîchissant, un personnage comme Bielsa, qui nous ramène en enfance. Et je serais forcé de mettre une petite dose de José Mourinho parce que j’aime les hommes de théâtre. Les émotions du football passent aussi par le cirque que peut faire un entraîneur autour d'un match. Avec ses prestations au bord du terrain et en conférence de presse, Mourinho apporte une dimension pittoresque, burlesque au football. C’est très important parce que sinon, on se prendrait beaucoup trop au sérieux. En France, je pense aussi à Pascal Dupraz. Le type apporte quelque chose qui fait rire, dans un sport qui est avant tout un spectacle. Moi, je suis toulousain. Depuis que Dupraz est arrivé, il y a un certain engouement autour du club. Et après des années très difficiles, je pensais que c’était impossible. Le métier d'entraîneur peut aussi servir à galvaniser les supporters.


Dans le chapitre « Causes toujours...  » , tu retraces l’histoire de Steve Jobs, un modèle de leadership, qui s’est constitué dans l’adversité d’IBM au lancement du Macintosh, en 1984. Au fond, c’est aussi le cas des entraîneurs : Mourinho et Guardiola se sont nourris l’un l’autre...
Chaque homme est motivé – de façon positive ou négative – par un autre. Entre Mourinho et Guardiola, ça a été néfaste pour eux à un moment, mais positif pour le foot mondial. Guardiola expliquait qu’il était vidé émotionnellement de travailler face à Mourinho.
« Sans Karpov, Kasparov ne devient jamais Kasparov. C’est l’histoire du monde. Tu le retrouves dans tous les milieux : en littérature, c’est Sartre et Camus. »
Mais quelque part, si Mourinho n’existe pas, est-ce que Guardiola va chercher les solutions pour encore devenir meilleur qu’il ne l’est déjà ? Et vice versa : s’il n’y a pas des entraîneurs qui attaquent comme des fous furieux, est-ce que Mourinho cherche à s'adapter ? Aux échecs, c’est encore plus intéressant avec le duel Karpov contre Kasparov. Il faut imaginer, qu’à cette époque, Kasparov, c’est bien plus qu’un représentant politique. C’est l’icône, c’est un symbole. Et sans Karpov, Kasparov ne devient jamais Kasparov. C’est l’histoire du monde. Tu le retrouves dans tous les milieux : en littérature, c’est Sartre et Camus. Ce que ça doit indiquer aux gens, c’est que peu importe le secteur d’activité, s’inspirer des autres, échanger avec eux, et même avec son rival, c’est quelque chose de très intéressant. C’est même la chose la plus importante.

L'entraîneur idéal, écrit par Philippe Rodier avec Raphaël Homat, édition Hugo Sport, 14,50 €



Propos recueillis par Florian Lefèvre
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Dans cet article

Y'a un vent d'air frais qui souffle sur le journalisme footballistique: des mecs qui parlent tactique, stats, en vulgarisant leurs propos pour le rendre plus accessible mais toujours avec le prisme du jeu et du spectacle. Je pense à Philippe Rodier mais aussi Christophe Kuchly, Raphael Cosmidis et consorts (d'ailleurs leur podcast Vu du banc est de qualité).

Sans vouloir taper dans l'èlitisme, les dèbats du CFC et de l'after RMC sonnent creux chez moi
C'est le but que ça sonne creux, pour toucher un maximum de monde. Le but, c'est de rentabiliser le coût lié à l'acquisition des droits des matches.
Le CFC, c'est surtout pour montrer les résumés des matches de la semaine/du week-end, avec des analyses qui vont pas du tout en profondeur. C'est pas pour rien que l'équipe dont il parle le plus c'est le PSG, parce que ça vend plus.
J'en profite pour souligner que ceux qui critiquent Pierre Ménès parce qu'il change tout le temps d'avis et qu'il gueule non strictement rien compris à la ligne directrice du CFC.
 //  10:55  //  Amoureux de la Lazio Rome
faut savoir où chercher quand même. parce que les débriefs de l'équipe tv, ça fait un peu peur.
2 réponses à ce commentaire.
paul scholes Niveau : DHR
Titre accrocheur sur SAF, et la le gars en dis pas un mot, pas un argument.
Pas de SAF sur la première de couverture non plus, mais certains marioles. OK next, pas ma came.
Surtout que Ferguson, c'est davantage un manager qu'un entraineur. Ce n'est pas lui qui faisait les entraînements par exemple, mais ses adjoints.
Ferguson, il savait faire un groupe avec des joueurs qui puissent jouer comme il le désirait. Il était aussi très bon pour déléguer, et notamment donc pour ce qui est des entraînements quotidiens. Très bon aussi dans ses causeries.

Un peu comme quand Gourcuff avait dit de Laurent Blanc qu'il ne faisait pas le même métier. Parce que Blanc, c'est pareil, c'est un manager, pas un entraineur (il avait même dit lui même quand il était à Bordeaux que les entraînements ne l'intéressaient pas...).

Je trouve ça très important de différencier les deux postes parce que ce n'est pas pareil. Et sans vouloir dénigrer le travail de gars comme Ferguson ou Blanc, j'ai beaucoup d'estime dans des gars comme Suaudeau ou Gourcuff qui interviennent dans tous les domaines qui touchent à leur groupe (à leurs clubs même, pour ces deux là). Et quand bien même, ils étaient eux aussi aidés d'adjoints, ils n'en étaient pas dépendant.
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 1
 //  14:00  //  Hooligan du Panama
Totalement d'accord. D'ailleurs MU est un exemple parfait de la difference entre manager et entraineur.

Queiroz ou Meulensteen en sont la preuve. Ils ont ete parmis les meilleurs entraineurs de MU alors que leurs carrieres de manager n'ont pas ete tres bonnes.
2 réponses à ce commentaire.
Moi je dis merci SO FOOT quand même. Parce que franchement vous donnez régulièrement la parole à des gens qu'on entendrait pas ailleurs. Et que personnellement je n'aurais pas découvert autrement.
Verrattinho Niveau : CFA2
Il faut écouter Vu du Banc ! C'est un excellent podcast sur le foot et cela permet de découvrir des mecs comme P Rodier.

https://itunes.apple.com/fr/podcast/vu- … 59743?mt=2

Après franchement je vais pas te mentir j'ai écouté l'itw de 1h de Rodier à Vu du Banc, cela m'a pas du tout donné envie d'acheter le livre : beaucoup de bla bla, de "moi je", une façon faussement rock'n'roll de mêler des concepts managériaux et des idées telles que la périodisation tactique ou, pire, d'invoquer Nietzsche à tout bout de champ pour mettre en lumière la figure du surhomme... Enfin Nietzsche est le philosophe des footballeurs on l'a bien compris depuis HBA, et sera donc toujours pris un peu à la légère j'en ai peur, comme lorsque Rodier dit "j'ai aucun background philosophique, je me suis formé en lisant qqs bouquins". Désolé ça fait pas hyper sérieux, et on a l'impression d'un vieil ego trip complètement à côté de la plaque. Si c'est pour nous dire que Mourinho est un manager génial qui lessive ses équipes comme pouvait le faire Steve Jobs, je suis pas certain que cela vaille la peine de lire ce bouquin - le forum SoFoot recèle de perles bien plus intéressantes.

Par contre je recommande chaudement le livre de Cosmidis and co: Comment regarder un match de foot. Livre référence à offrir à tous vos amis footix qui préfèrent quand "Téléfoot est allé à la rencontre de Patrice Evra sur ses terres natales" plutôt que d'ouvrir leurs yeux et de chercher à analyser le jeu.

https://www.amazon.fr/dp/2263071687/ref … FV60YU0XYS

PanoraBielsa Niveau : Loisir
Entièrement d'accord sur Vu du Banc ! Par contre, je pense qu'il est préférable de lire le livre avant de donner son avis, comme l'ont fait Les Cahiers du Foot justement (auteur des clefs du jeu) :

http://www.cahiersdufootball.net/articl … ideal-6609
Verrattinho Niveau : CFA2
Clairement mon avis est basé sur deux itw, dont une d'une heure, et c'est vrai que cela m'a pas donné envie d'aller plus loin. Après c'est personnel aussi, la figure du coach devient certes de plus en plus intéressantes, mais je reste plus intéressé par les joueurs en eux mêmes.
PanoraBielsa Niveau : Loisir
Je peux comprendre, surtout que le bonhomme est assez hautain je trouve en plus. Mais pour le coup (vu que je l'ai lu, un cadeau...), je trouve que ça tranche avec sa personne, il démonte bien Jobs et Mourinho en plus, alors qu'il dit dans le podcast qu'il s'agit d'un coach qu'il respecte beaucoup. Spécial.
Verrattinho Niveau : CFA2
Ah oui c'est bizarre dans le podcast on sent une forme d'adoration pour eux et en fait il fait l'inverse dans le livre. Bref l'itw était un peu décousue, c'est dommage. Dans le genre l'itw de Markus Kaufmann était d'un autre niveau, mais bon Markus Kaufmann c'est un peu le guide spirituel de SoFoot donc suis pas objectif.
5 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Le modèle Ferguson n'est certes plus possible vus les enjeux (surtout financiers) aujourd'hui au plus haut niveau et la pression des résultats qui en découle mais on voit avec Simeone (et Klopp avant son départ "choisi" de Dortmund) que c'est encore possible de durer (aujourd'hui au dela de 3 ans, tu as duré) sur un banc au plus haut niveau, rare mais possible!
Itw interessante en tout cas. D'accord avec l'interviewé sur l'inexistence de l'entraineur idéal et j'aime bien son mix pour l'obtenir même si j'aurais ajouté un soupcon de Mecha Bazdarevic pour l'expérience de la loose, quand on a tout gagné tout le temps, y a des situations qu'on ne sait pas gerer...
pinpin666 Niveau : CFA2
Tu dis que le modèle Ferguson n'est plus possible, mais tu expliques ensuite que c'est quand même possible.
Pour moi c'est tout à fait possible, Simeone s'il le souhaite pourra faire 15ans à l'Atletico. Ce qui compte c'est de renouveler l'effectif avec bonheur à chaque fois. On oublie souvent, lorsqu'on parle des entraîneurs, que la qualité et la personnalité des joueurs est un ingrédient fondamental.
Ce commentaire a été modifié.
Ferguson a fait plus de 20 ans, Simeone 6 (ce qui equivaut presque à 20 ans avec les enjeux aujourd'hui) donc ca n'a rien à voir donc ce n'est plus possible, de rien!
Ce commentaire a été modifié.
pinpin666 Niveau : CFA2
Et Galtier c'est rien? Fait gaffe à ce qu'il ne te fasse pas mentir. Wenger est encore là.
Plus sérieusement ta démonstration n'en est pas une. Il y'a comme ça trop d'idées creuses balancées par des journalistes et reprises pas les amateurs du foot qui en font des vérités footballistiques.
C'est à un point tel qu'on voit des journalistes mener une campagne pour le départ de C. Galtier au seul motif qu'il a trop duré, sans qu'objectivement aucune baisse de performance ne puisse être démontrée, au contraire! Alors on avance l'argument du jeu, comme si Sainté a un jour été réputé pour son football champagne, alors que le problème est ailleurs.
pinpin666 Niveau : CFA2
Pardon, mais je crains que tu te sois mal compris toi même. L'idée quand on parle de modèle Ferguson n'est pas de dire qu'un entraîneur d'aujourd'hui peut ou ne peut pas faire exactement le même nombre d'années que lui. Ce serait sans intérêt d'autant que même dans le passé ce n'était pas courant pour un coach de diriger une équipe pro pendant 26ans. L'expression modèle Ferguson sert simplement à illustrer l'idée d'un coach qui dure dans une même équipe.
Je considère qu'au delà de 5ans un coach à duré, et qu'il est dans le modèle Ferguson, à savoir que le club s'incarne en sa seule personne.
Ce commentaire a été modifié.
pinpin666 Niveau : CFA2
Suite... s'incarne en sa seule personne en terme de type de recrutement, de méthode de fonctionnement, de style de jeu, de régularité dans la performance et de communication. Simeone incarne bien ce modèle Ferguson.
5 réponses à ce commentaire.
C'est quand même cocasse : le mec t'explique que juger sur les résultats est trop simpliste, mais fait systématiquement des comparaisons avec le management d'entreprise.
Or la seule mesure pertinente pour l'entreprise, c'est précisément le résultat.

Au passage, je trouve ce passage fort révélateur :

" j’ai vu plein de mecs qui avaient des super notes en cours qui, aujourd’hui, ne sont pas les mieux placés dans leurs entreprises. Et, au contraire, j’ai vu plein de mecs sans diplômes arriver à devenir des cadors dans leurs entreprises."

Sous-entendu ici (osez prétendre le contraire) : la réussite en entreprise est la mesure objective de ta véritable valeur
(qui a déjà bossé dans sa vie sait pertinemment que c'est faux)

Ah ! Quelle belle jeunesse. On dirait du Macron.
PanoraBielsa Niveau : Loisir
J'avais plutôt compris dans le sens que la réussite ne peut pas se mesurer seulement au 'résultat' ou à un poste bien placé justement, sinon il n'y aurait aucune chance pour ceux qui n'avaient pas de bonnes notes en cours de pouvoir rejoindre certaines entreprises et accéder à certains postes donc.

Plutôt Poutou du coup.
D'accord, mais il me semble clair que dans ce cas "accéder à certains postes" prend la place d'une échelle de valeur qui ne fait que se substituer à celui de la note scolaire.

Au mieux ça nous dit juste que le système scolaire n'est pas adapté au monde pro, mais ça ne remet pas vraiment en cause la notion d'obsession du résultat. Je serais bien curieux de savoir, sans cette notion, comment ils deviennent des "cadors dans leur entreprise", sinon par leur productivité ?
PanoraBielsa Niveau : Loisir
Je pense que c'est ce que voulait dire l'auteur en question, il l'explique très bien dès le départ de l'interview d'ailleurs. Et puis, ça ne serait pas le premier à nous dire que le système scolaire est inadapté au milieu professionnel (l'exemple de la personne devenu cador sans bagage au départ en est la parfaite démonstration je trouve).

Pour comment ces personnes deviennent des cadors, alors là... plus de travail que les autres ? ou sinon de meilleures idées à partir du moment où elles ont du chercher des "clefs" par elles-mêmes en regardant ailleurs... difficile à dire
3 réponses à ce commentaire.
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