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Philippe Mexès, l'heure de la rédemption ?

Philippe Mexès est de retour. Capitaine lors du derby de Milan alors qu'il était encore la cinquième roue de la charnière centrale rossonera il y deux semaines, le défenseur français a fait son boulot : peu d'erreurs derrière avec des interventions parfois à la limite de la légalité. Déjà titulaire contre la Sampdoria le week-end passé, est-il durablement revenu dans les plans de Pippo Inzaghi ?

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Philippe Mexès a entrevu la lumière le 8 novembre sur la pelouse de la Sampdoria. 90 minutes de jeu, un petit carton jaune et un bon match nul pour le Milan AC (2-2), l'ancien capitaine de l'équipe de France a tenu son poste. Pas mal alors que, depuis le début de saison, il n'avait pas humé une seule fois l'odeur des pelouses de Serie A. Enchaîner sur une nouvelle titularisation pour le match le plus important de l'année, tout en chopant le brassard et en poussant Adil Rami arrière droit, c'est ce que l'on appelle une belle revanche. Tricard tout l'été au Milan AC alors que son contrat arrive à terme à la fin de la saison, le défenseur français payait pour son irrégularité et son côté légèrement dilettante. Du moins si l'on se borne aux justifications sportives. Dans les faits, les Rossoneri l'avaient également mauvaise car l'international tricolore (29 sélections, 1 but) avait refusé d'étaler la dernière année de son juteux contrat sur deux saisons, histoire d'amortir ses émoluments (4 millions net annuels) et de ne pas le voir filer gratuitement en juin prochain.

Et puis, la roue a tourné : blessure à la cuisse d'Alex, le meilleur défenseur milanais, performance désastreuse de Zapata contre Palerme (0-2), repositionnement de Bonera à gauche pour compenser l'absence d'Abate… Le Français, associé à Adil Rami contre la Sampdoria, avait fait son match, tenu 90 minutes et même obtenu quelques félicitations dans la presse italienne, notamment de la Gazzetta dello Sport, pour qui « la prestation de Mexès a été positive et prouvé à Inzaghi qu'il était au moins aussi bon que les autres options défensives.  » Une prestation suffisamment convaincante pour que le central français enchaîne dimanche contre l'Inter Milan. Et impose son style dès la première minute de jeu face à Icardi : une interception de l'extérieur du pied, tout en tenant discrètement le maillot de son adversaire, sans se faire choper par la patrouille. À se demander pourquoi Inzaghi a pu douter de l'utilité du Français, même si la théorie du contrat arrivant à terme reste la plus évidente.

« Il ne va pas s'asseoir sur 4 millions annuels »


L'ancien Auxerrois a gentiment décliné toutes les propositions de prolongation. Il faut dire qu'avec sa fiche de paie actuelle, il était le 5e joueur le mieux payé de Serie A selon un classement dévoilé par la Gazzetta dello Sport il y a plusieurs semaines, seulement devancé par De Rossi, Higuaín, Tévez ou encore Mario Gómez. Depuis, Paul Pogba lui est également passé devant, mais sans forcément briser le cœur d'un Mexès qui subissait sans broncher sa cinquième place dans la hiérarchie des centraux de Pippo Inzaghi, derrière Alex, Rami, Bonera ou encore Zapata. Cela passe forcément mieux quand on sait que le mec qui vous a bouffé votre place touche moitié moins à la fin du mois... « Philippe Mexès a réussi la double prouesse de se retrouver en fin de contrat avec une énorme cote à une époque où les niveaux de salaires étaient différents. Ok, il s'est pété le genou en février 2011, mais il avait verrouillé son pré-contrat probablement en décembre. Le Milan a dû être content : offrir un salaire en or à un mec qui se pète deux mois après... »

Pour Yvan Le Mée, agent de plusieurs joueurs de Ligue 1, la situation du Français est un coup de maître sur le plan financier. Une situation qui peut expliquer pourquoi le joueur - même si sa carrière sportive en souffre - n'est pas pressé de mettre les voiles : « Aujourd'hui, il ne va pas s'asseoir sur 4 millions annuels : aucun club n'est en mesure de les lui offrir et il n'est pas libre. Autant, pour lui, prendre son mal en patience et attendre d'être libre en juin prochain. C'est un beau joueur, élégant, mais aujourd'hui, les clubs préfèrent investir sur des mecs plus réguliers, plus sûrs. »

« Il mérite son contrat actuel »


Annoncé dans plusieurs clubs comme Monaco et Trabzonspor cet été, il se dit que même Manchester United aurait pensé à lui. Mais Mexès est resté en Lombardie, et pour l'ancien défenseur central international Julien Escudé, son confrère aurait eu tort de se résigner : «  Les choses vont vite dans le foot moderne. Il doit montrer à l'entraînement qu'il mérite sa chance. Que faire de plus ? Il faut essayer d'être au top dès qu'il a une opportunité.  » L'ancien de la Roma a dû attendre la 11e journée pour entrevoir une possibilité de rédemption, mais cela pourrait en valoir la peine. « Le Milan a beaucoup de matchs à jouer, et ce n'est pas n'importe quel club, estime Escudé. Cela peut passer par les blessures d'autres joueurs, si ce n'est un changement d'entraîneur. Dans ma carrière, j'ai connu cinq entraîneurs différents sur une période de 5 ans, ce qui prouve que cela peut aller très vite.  »

L'ancien Sévillan ne plaint pas Mexès, dont « la situation est loin d'être des plus difficiles car il a un gros contrat dans l'un des plus gros clubs d'Italie.  » Pour celui qui a été formé au Stade rennais, voir l'ancien capitaine des Bleus s'accrocher à son contrat milanais n'a rien de choquant, car « après 30-32 ans, le financier est important. C'est un choix personnel de partir ou non. Il aurait dix ans de moins, je pense qu'il serait déjà parti » . Pour Yvan Le Mée, le financier compte, mais aussi l'humain, puisqu' « il a sûrement des enfants scolarisés à Milan. Dans ce cas, il ne va pas chercher à changer de club en janvier, il est préférable d'attendre la fin de saison » . Une théorie à laquelle Escudé fait écho : «  À son âge, il doit penser au cadre de vie, à sa famille, la scolarité de ses enfants. Changer de club, c'est tout perturber, et ça il ne le veut peut-être pas. »

Gros contrat et prolongations


D'ailleurs, à en croire ses propos estivaux dans la Gazzetta dello Sport, le Français ne serait pas contre s'inscrire dans la durée à Milan : « Je n'ai jamais pensé à partir, je suis bien au Milan. La mentalité qu'il y a dans ce club me donne envie de rester, et j'aimerais renouveler mon contrat qui se termine en 2015.  » Renouveler oui, mais sans forcément s'asseoir sur son gros contrat actuel. « Son contrat, sa situation, il les mérite, il a obtenu ces conditions parce qu'il les valait. En plus, sa carrière étant plutôt derrière lui, notamment en équipe de France, son positionnement est très cohérent » selon Julien Escudé, qui prévoit un avenir plutôt radieux pour Philippe Mexès : «  En Italie, on peut jouer très longtemps, regardez un joueur comme Yepes. Il n'est pas impossible que Mexès fasse un nouveau bon contrat après le Milan AC. » À moins qu'il ne devienne le sauveur de la septième plus mauvaise défense de Serie A - 17 buts dans la musette - et se décide à jouer la prolongation avec les Rossoneri.

Le résumé du derby milanais

Par Nicolas Jucha
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