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Philippe Genin : « En Italie, les équipes jouent pour marquer »

Passé par Canal+, Philippe Génin est désormais LA voix de la Serie A sur beIN Sports. Ce week-end, il commentera son 2000e match avec le derby de Milan. L'occasion de revenir sur sa carrière et sa vision du football italien.

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Comment s'est passé ton premier commentaire de match ?
C'était à Canal+, le 20 janvier 1995, un Martigues-RC Lens. Il s'agissait du match du vendredi soir, car à l'époque, il n'y en avait pas beaucoup de décalés, retransmis en même temps sur Canal et en 16/9. Je me suis jeté dedans comme ça et cela s'est plutôt bien passé. Après, j'ai tout de suite enchaîné les matchs de semaine en semaine.

À partir de quand as-tu commencé à commenter le championnat italien ?
« À mes débuts, j'ai aussi beaucoup commenté d'Espagne et d'Angleterre. »
C'est arrivé en 1996, l'année du titre de l'AC Milan de Capello qui s'était scellé face à la Fiorentina. J'avais fait quatre ou cinq matchs d'affilée du club, car le Milan pouvait être champion tous les week-ends et ça n'arrivait pas. À mes débuts, j'ai aussi beaucoup commenté d'Espagne et d'Angleterre. À l'époque, on ne commentait pas autant de matchs qu'aujourd'hui, et la plupart de ceux que je suivais étaient pour des très grands formats destinés à L’Équipe du dimanche. Après 1996, j'ai commencé à m'installer petit à petit dans la Serie A.

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Au début, avais-tu déjà cet attachement pour la Serie A ?
Depuis gamin, j'ai une relation spéciale avec le championnat d'Italie. J'ai grandi à l'époque de Platini à la Juventus. Quelle chance ! Mais comme j'ai toujours aimé tous les footballs et que quand tu as la chance - que ne mesurent peut-être pas certains aujourd'hui - de commenter des matchs, tu es content d'aller en Espagne, en Angleterre et, finalement, d'arriver à tes fins en allant sur le championnat que tu aimes.

Parce que le but était de couvrir la Serie A ?
Bah oui ! C'est un peu comme un joueur qui arrive dans un club, mais qui ne songe qu'à aller dans un autre ! Ce n'était pas évident de s'installer ainsi et d'avoir cette chance.


Qu'est-ce qui te plaît tellement en Italie ?
Déjà c'est l'engagement sur le terrain, la ferveur et l'enthousiasme fous qui sont engendrés autour des matchs. Et puis le côté du football italien avec son mélange de rigueur et de moments de folie, c'est exactement le foot que j'aime.

Niveau musique, as-tu également des penchants pour l'Italie ?
Oui, Eros Ramazzotti ! Parce que dans les années 86/87, j'ai fait mes débuts chez NRJ et j'ai eu l'occasion de le rencontrer à ses tout débuts. Il faisait son service militaire à l'époque et c'est aussi un peu comme ça que j'ai appris l'italien.


Quelles sont tes pâtes favorites ?
Euh, pffff (il réfléchit)... Non, je n'en ai pas spécifiquement de préférées. Je suis assez curieux alors dès que j'en vois que je ne connais pas, je goûte (rires). Je suis assez large là-dessus. Mais cela dépend du temps, des humeurs, des endroits où je suis... De beaucoup de choses quoi.

Êtes-vous agacé par le manque de reconnaissance de ce championnat en France ?
« Quand on voit la qualité des matchs qu'on a cette saison en Serie A, je dois dire que ceux qui critiquent encore, je l'ai déjà dit, mais je me répète, c'est qu'ils ne regardent pas. »
Oui, franchement, ça me fatigue. Même si, même si, il y a quelques petits frémissements notamment depuis l'Euro 2016 où les gens ont découvert certains joueurs italiens et une façon de jouer unique ainsi qu'une envie énorme. Quand on voit la qualité des matchs qu'on a cette saison en Serie A, je dois dire que ceux qui critiquent encore, je l'ai déjà dit, mais je me répète, c'est qu'ils ne regardent pas. Et en plus, il y en a qui l'avouent ! « Ah non, je ne regarde pas, j'aime pas. » Mais avant de dire que tu n'aimes pas, regarde ! Et certains qui ont commencé à aller dans ce sens-là et regardent un/des matchs sont très très étonnés de voir que dès le coup d'envoi, les équipes jouent, pour marquer. Après, il y a toujours des équipes qui n'ont pas encore la stabilité pour proposer quelque chose de fort, mais il s'agit d'équipes de bas de tableau, et encore. On voit énormément de choses intéressantes.

Après plus de dix ans à Canal+, tu passes sur beIN Sports. Qu'est-ce qui a changé à Canal ?
J'y ai fait dix-sept ans et je n'aime pas regarder derrière moi. J'aime me servir du passé pour regarder devant de tous temps, mais je dirais que la mentalité a bien changé. Avant, il y avait une vraie passion. Je ne dis pas que tout le monde n'est pas passionné aujourd'hui, mais les gens ne mesurent pas la chance de pouvoir commenter et présenter. C'est un privilège que nous avons et il faut en être conscient. Parfois, quand j'en vois certains, j'ai l'impression qu'ils le font comme s'ils allaient chercher une baguette de pain. C'est une question d'envie.


Sur beIN Sports, il est possible de voir trois ou quatre matchs de Serie A par week-end. Le traitement de ce championnat était-il une condition de ton passage chez eux ?
Quand Charles Biétry m'a appelé huit mois avant la vraie ouverture de beIN, il m'a parlé du championnat italien, car c'est ma marque de fabrique, même si j'aime beaucoup commenter la Ligue 1 et y garder un pied, car c'est le championnat de mon pays. Quand on te dit : « L'Italie arrive, on va continuer à écrire l'histoire avec ce championnat  » , c'est oui. Mais s'il n'y avait pas eu l'Italie, Charles m'aurait appelé de la même façon et j'y serais allé aussi.

Sur les réseaux sociaux, les italophones te reprochent souvent la prononciation des noms des joueurs et notamment de l'accent tonique. Que réponds-tu ?
C'est assez drôle, car je trouve que ce sont toujours les mêmes qui font ces remarques et je pense ne pas faire trop d'erreurs dans la prononciation des noms. À ce moment-là, si on commence à aller sur ce chemin-là... Les gens qui veulent attaquer sur la prononciation feraient mieux de vérifier d'abord l'orthographe de leurs tweets.

Bruno Cheyrou, Greg Paisley... Tes acolytes changent, mais pas toi. Qu'est-ce que ça fait d'être LA voix de la Serie A en France ?
« Dans le domaine audiovisuel français sur la Serie A, il n'y a pas beaucoup de monde. »
C'est vrai que c'est ce que disent les gens. Même si c'est flatteur, l'antenne ne nous appartient pas, le football ne nous appartient pas... Mais j'avoue que si on regarde autour de moi, dans le domaine audiovisuel français sur la Serie A, il n'y a pas beaucoup de monde.


Quels joueurs t'ont particulièrement marqué lors de ces vingt dernières années ?
Forcément, il y en a pas mal. Je dirais la grosse époque milanaise avec Shevchenko, les débuts d'Inzaghi. D'ailleurs, petite anecdote là-dessus, je me rappelle qu'il y avait des gens que ça faisait rire quand je parlais de « Super Pippo » , mais c'est moi qui ai importé en France ce surnom avant que d'autres s'en resservent, pas si habilement que ça d'ailleurs. Sinon j'évoquerais aussi Alessandro Del Piero, Andrea Pirlo ou encore Gianluigi Buffon dont j'avais couvert le premier match face à l'AC Milan lorsqu'il évoluait à Parme. La liste est longue... Et puis il y en a un qui n'est pas très éloigné de mon début de carrière, c'est Francesco Totti. Je crois qu'avec Buffon, c'est un des derniers à être encore en activité depuis mes débuts.

Comment juges-tu la domination de la Juventus ces cinq dernières années ?
« La Juve a digéré rapidement sa descente en Serie B et l'histoire du Calciopoli. C'est aussi grâce à Deschamps que ce club a su rebondir, il ne faut pas l'oublier. »
Elle est normale, dans le sens où ce club a digéré rapidement sa descente en Serie B et l'histoire du Calciopoli. C'est aussi grâce à Deschamps que ce club a su rebondir, il ne faut pas l'oublier, et aussi grâce à certains joueurs cadres qui ne sont pas partis. Ils se sont servis de ça pour reconstruire l'équipe, retrouver l'Europe, aller chercher les jeunes et des joueurs que certains disaient vieillissants, mais qui ont apporté tellement à la reconstruction du club ! La Juventus a su se préserver de la crise financière qui a secoué l'Italie et c'est un vrai modèle.

Ton équipe de cœur est le Milan. Es-tu satisfait par le travail de Montella à la tête de l'équipe ?
Complètement, et je ne suis pas étonné, parce que Montella fait partie de cette nouvelle génération d'entraîneurs qui tirent le football italien vers le haut. Un football plutôt offensif tout en ayant cette rigueur de se dire : il faut construire derrière et être costaud. Franchement, quand on voit la qualité du jeu... Alors oui, il n'y a plus les joueurs d'une certaine époque. Tout le monde dit : « À une époque, dans le passé, avec ci, avec ça  » ... Mais l'époque, faut arrêter ! On est en 2016, de nombreux clubs sont en reconstruction et si le Milan termine sur le podium, la saison aura été exceptionnelle et pourra se célébrer comme un titre. Le club doit être en Ligue des champions et ce n'est pas en claquant des doigts qu'ils vont regagner la compétition comme ça, mais au moins le but est de progressivement faire son retour dans la compétition.


Est-ce dur de commenter un match du Milan tout en restant objectif ?
Non ! Je reste toujours objectif, contrairement à ce que peuvent dire certaines personnes qui savent que je supporte ce club. D'ailleurs, parmi ceux qui ne savent pas, beaucoup pensent que je supporte... la Juventus ! Club que j'aime beaucoup, cela dit en passant. J'aime le beau football et quand ça joue bien, forcément, je suis porté et aspiré par l'équipe qui prend le dessus. Ça m'est arrivé de commenter le Milan contre une équipe qui brillait et je l'ai dit ! Mais ça il y en a qui oublient des fois, ils ne font pas très attention.

Tu vas commenter ton 2000e match ce week-end. 2000, ça commence à chiffrer. Éprouves-tu un sentiment de lassitude ?
Bien sûr que non ! Quand on arrive à 2000 matchs, c'est qu'on a toujours la même passion ! Il faut mesurer la chance qu'on a avec ce travail.
« Quand on arrive à 2000 matchs, c'est qu'on a toujours la même passion ! Il faut mesurer la chance qu'on a avec ce travail. »
On nous paie pour aller au stade alors qu'il y a des gens qui paient pour aller voir des matchs. C'est toute la grande différence. On aime notre sport et on essaie de donner de l'envie aux personnes, de faire oublier les problèmes de la vie quotidienne et des millions de gens, qu'ils soient chômeurs, boulangers, PDG ou médecins, et je n'éprouve aucune lassitude. Alors si je pense beaucoup à ce match très important du gros week-end européen à venir sur beIN, j'enchaîne la semaine d'après avec Arsenal-PSG et Schalke-Nice la suivante, donc mes fiches sont quasiment déjà prêtes et j'ai la tête à mes matchs.

  • Le derby milanais sera diffusé dimanche soir, à 20h45, sur beIN 2, avec Philippe Genin et Greg Paisley aux commentaires.

    Propos recueillis par Nicolas Basse
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
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    Dans cet article

    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Note : 1
    Je sais que c'est pas le cas de tout le monde mais pour regarder pas mal de matchs de Serie A et donc me retrouver souvent avec Philippe Genin aux commentaires, je dois avouer que je l'aime bien car on sent qu'il est vraiment passionné par le foot italien.

    C'est pas forcément celui que je préfère mais il fait partie des commentateurs de Bein que j'apprécie, avec Benjamin Da Silva et Julien Brun (et Christophe Josse, même s'il m'énerve parfois). Au niveau des binômes, je regrette quand même un peu les duos Genin/Cheyrou (on sentait que Bruno avait fait des efforts pour s'intéresser à la Serie A) et Josse/Di Meco qui étaient assez complémentaires.
    Mais mon binôme préféré reste Da Silva et l'immense Omar Da Fonseca (je sais qu'il en énerve certains mais pour moi, un match espagnol ou sud-américain sans Omar, ça manque clairement de piquant) !

    Par contre, vraiment pas fan de Patrice Ferri et J-C Sabattier, bien que compétent sur la Buli et le foot allemand, a tendance à m'agacer...

    Globalement, je trouve quand même les commentaires beaucoup plus supportables sur Bein que sur Canal.
    Note : 1
    Je te rejoins sur le duo Genin/Cheyrou. Je regardais beaucoup de Serie À lorsqu'ils étaient au micro. Et le jour où j'ai découvert que Rothen avait pris la place de Cheyrou, ça m'a coupé l'envie de regarder de nouveau.
    FredAstaire Niveau : DHR
    D'accord pour Da Silva. Je trouve Sabatier incontournable pour la Bundesliga (prononciation parfaite) J'aime bien Génin, malgré sa voix un peu traînante (devrait améliorer son accent). Brun et Patrice "effectivement" Ferri (surtout lui) m'énervent.Josse est excellent, mais anxiogène.
    FredAstaire Niveau : DHR
    Mon message est parti?
    Sur SFR la PL, c'est très moyen, pas le savoir-faire de Canal (Guy), Margotton est tombé dans le moule TF1, quand à la ligue 1, je ne regarde que quelques matches, faut pas déconner!
    Mais le maillon faible reste les consultants et surtout les hommes et femmes de terrain qui ne servent à rien (Paganelli).En Top 14, c'est mieux.
    Omar, tantôt irrésistible, tantôt fatigant.
    Andriy Mykolayovych Niveau : District
    La grande question, c'est de savoir si Omar Da Fonseca connaît le principe de la ponctuation et de la construction d'une phrase. Quand on l'écoute, il part dans des délires sans queue ni tête, ce qui devient insupportable. Maintenant, j'ai pris le parti de couper le son quand il commente. Je n'en peux plus.
    FredAstaire Niveau : DHR
    Oui, c'est son problème, il manque soit des verbes soit des noms, mais il manque quelque chose. Il commence toujours par "comme on dit" mais personne n'a jamais rien dit. Josse l'imite à la perfection.
    Genin m'énerve par son côté groupie de la Juve.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Dip, au contraire Genin est un tifoso assumé du Milan, il n'est pas du tout supporter de la Juve.
    Ce commentaire a été modifié.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Je comprends qu'il puisse énerver mais perso Omar, je l'adore ! Parfois, j'ai presque l'impression d'être en Amérique du Sud quand je l'entends commenter un match...
    Oui, il le dit dans l'interview, il n'empêche que quand il commente c'est un tel suce-boules de la Juve que ç'en est horripilant, c'est sûrement personnel après tout parce que je déteste la Juve aussi donc ça n'arrange pas...

    Omar je l'aime bien aussi même si souvent ça vire au n'importe quoi, au moins il communique sa passion.
    9 réponses à ce commentaire.
    Il Pinturicchio Niveau : District
    Pauvre Eros...

    Sinon c'est vrai que lorsque c'est Pippo qui commente la Serie A, ça a une autre saveur. Ca se voit qu'il aime et connait ce championnat. Peu importe les petites bourdes qu'il peut parfois placer sur un nom ou une anecdote, ça reste un plaisir de l'entendre

    Forza Pippo !
    Ce commentaire a été modifié.
    Totti Chianti Niveau : CFA
    Je reconnais sans problème la domination de la Juve, sa fascination sur le public français est tout à fait compréhensible. En effet, les deux meilleurs joueurs français de l'histoire ont porté ce maillot.
    J'irais même plus loin, c'est même un modèle de gestion au niveau du club et d'abnégation sur le terrain.
    En ce sens, je leur tire mon chapeau et j'aimerais vraiment que mon équipe copie certaines pratiques de la Juve, et notamment le fait que le club est toujours au-dessus de l'individu, quel qu'il soit et quel que soit son nom.
    Je ne voudrais pas être la Juve pour autant, trop de casseroles à mon goût et je ne suis pas sûr que ce côté "la victoire à tout prix" me corresponde et corresponde à mon club. Non, chez nous, la victoire doit être belle et puis c'est tout.
    C'est pour cela que nous sommes un "petit" club qui ne gagne jamais ou presque et la Juve un grand mais je m'en fous.

    Mais comment peut-on se dire "aimer le beau jeu" et du coup aimer la Juve?
    Ça, je n'arrive pas à le comprendre.
    Le beau jeu, je le trouve très rarement du côté de la Juve.
    En tout cas, que ce soit la Juve de Allegri, de Conte ou Capello avant lui. Je n'ai jamais trouvé cela beau.
    C’est subjectif, il est vrai, mais c'est mon sentiment.
    Ce commentaire a été modifié.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Note : 1
    C'est pas forcément ce que j'appellerais beau jeu selon mes propres critères mais honnêtement, la Juve de Lippi en 2003, ça jouait quand même pas mal : pas la finale face au Milan mais le quart face au Barça et la demie contre le Real, c'était du haut niveau !
    Après, perso je crois que la Juve qui m'a le plus séduit, c'est celle de Trapattoni, période 92-93, quand ils tapent Dortmund en finale de Coupe UEFA (3-1 + 3-0) : le duo Baggio-Vialli devant, Andreas Möller en meneur de jeu, Conte et Dino Baggio au milieu, la défense centrale Julio Cesar-Kohler, Peruzzi dans les buts... Je la trouvais un peu moins cynique que la grande Juve de Lippi à la fin des 90's et parfois, elle envoyait vraiment du jeu (bon je dis ça sans doute aussi en tant que fan absolu de Baggio, je l'avoue) !

    Après, en Italie, j'ai toujours préféré les clubs du centre et du sud : les "beautiful losers" romantiques comme la Roma et la Fiorentina, ou la folie du Napoli...
    Difficile de te donner tort pour Capello ou Allegri, la première Juve de conte en revanche, avant la blessure de Pepè, avec le jeu en 4-3-3, tu devrais revoir les matchs, objectivité ou pas.

    Puis, si tu étais plus vieux, tu te rappellerais des équipes de Lippi et alors là...
    Totti Chianti Niveau : CFA
    Je suis assez vieux. Trop même!
    J'ai pris les exemples plus récents pour qu'ils parlent à tout le monde.
    Je me souviens bien de celle du Trap' et de Baggio, forcément.
    Celle-là oui ça allait bien, niveau jeu.
    Parce que Baggio.
    J'avoue que celle de Lippi, je m'en souviens moins.

    Mais force est de constater que ce n'est pas le "beau jeu" qui me vient à l'esprit quand je pense à la Juve.
    Contrairement à la Fiorentina ou à ma Roma par exemple.
    Abnégation, esprit d'équipe, force collective, oui.
    Beau jeu, pas forcément.
    Des 3 grands clubs du Nord, j'ai plus souvent été séduit par le Milan AC par exemple (alors bien sûr, comme pour tous, cela dépend des périodes). Club qui a la mentalité la plus offensive des trois selon moi.

    Je ne suis pas en train de troller hein.
    Je n'ai aucun problème à reconnaître la force de votre club.
    Rien à redire à ton post sauf de revoir quelques matches des Juve de Lippi période 96 97 ou début 2000 comme rappelé par Alain.

    tu jugeras par toi-même.
    luigidibiagio Niveau : DHR
    J'ajouterais le Napoli dans les équipes à beau jeu
    D'accord avec toi sur la juve made in Allergri et surtout celle de capello on peut pas faire plus cynique malgré un effectif avec des joueurs de grandes classes, après je rejoins les autres juventini sur le fait que la juve de Conte (surtout sa première saison avec un milieu magique)et puis la juve de Lippi surtout la saison 2002-2003 et celle de Baggio j'ai trop petit pour m'en rappeler.
    Je suis également d'accord avec Sacchi qui disait que la juve d'Allegri ne devrait pas se contenter juste de gagner mais la manière ça compte énormément et ça la manière de jouer c'est l'empreinte d'un coach
    "Non, chez nous, la victoire doit être belle et puis c'est tout.
    C'est pour cela que nous sommes un "petit" club qui ne gagne jamais ou presque et la Juve un grand mais je m'en fous."

    C'est pour cela aussi qu'on est un club de magnifique loser! Mais comme tu dis à la fin, on s'en fout!
    Il Pinturicchio Niveau : District
    Je comprends ce que tu veux dire, mais pour moi le beau jeu ne se trouve pas uniquement dans l'offensif.

    Pour moi un collectif qui tourne bien, qui fait bien circuler le ballon (sans faire non plus de passe à 10 inutile), une défense solide avec des anticipations intelligentes, ça fait partie du beau jeu.

    Voir Bonucci jouer pour moi c'est un régal. Je prends plus de plaisir à le voir jouer que les derniers match de Dybala avant sa blessure.

    Bien entendu, ce que je dis là, ne compte pas pour la Juve de cette année... Elle est plutôt sale...
    8 réponses à ce commentaire.
    luigidibiagio Niveau : DHR
    Il a pas tort quand il parle de la vision du championnat italien à l'étranger. Dans l'ombre, ses acteurs ont su faire évoluer la mentalité sur le terrain mais c'est dommage que la ferveur populaire ne soit plus aussi intense que dans les années 80/90. Mais ça reviendra, quand l'Italie ira mieux.
    AyoubKiraa Niveau : DHR
    Non c'est bien "tort". "Tord" ça vient du verbre tordre..
    2 réponses à ce commentaire.
    Andriy Mykolayovych Niveau : District
    Quand on répète à longueur de transmission "Sassiolo" au lieu de "Sassuolo", ce n'est plus un problème de prononciation mais un problème de lecture.

    Personnellement, j'essaye de regarder tous les matches de Serie A diffusés par BeIN mais surtout les matches du Milan et je suis régulièrement atterré par ses commentaires... Il passe son temps à confondre les joueurs : une montée de Romagnoli devient une percée de Bonaventura, par exemple. Je trouve ça particulièrement embêtant pour un gars se revendiquant comme "spécialiste" de Serie A (et même tifoso du Milan, quand ces erreurs concernent le Milan !).

    J'en terminerai avec sa propension à glorifier les Français de Serie A, réclamant Mexès titulaire la saison dernière ou s'avérant obnubilé par les 2-3 buts de Niang sans reconnaître la tonne de déchets que le joueur produit.

    Bref, je ne suis clairement pas un fan et quand je vois les autres commentaires de l'article, je me dis que je dois être le seul. Au moins, je suis d'accord avec lui concernant la Serie A, bien trop sous-évaluée car bien trop méconnue, surtout en France où le foot italien c'est forcément à vomir.
    FredAstaire Niveau : DHR
    Moi, les stades avec une piste d'athlétisme, j'ai du mal à m'y faire.
    Totti Chianti Niveau : CFA
    C'est peut-être qu'une montée de Romagnoli, c'est un peu l'Avventura?
    Ok, je sors.
    Ce commentaire a été modifié.
    De toute façon, il n'y a rien qui ressemble plus à un italien qu'un autre italien.
    Surtout quand ils sont habillés en footballeur, d'autant plus qu'ils ont tous une grande gueule qui s'ouvre tout le temps et les cheveux gominés.

    Thierry Algiers Roland pour vous servir.
    maxlojuventino Niveau : Ligue 1
    Je regarde beaucoup de matches de Serie A et franchement les commentaires de JP Genin sont excellents, je n'ai jamais remarqué qu'il se trompait de joueur ou de prononciation (je précise que je parle italien), donc très honnêtement ton commentaire me choque un peu.

    En tout cas après avoir regardé des matches d'équipes italiennes commentés par T. Rolland ou Dugarry, Genin c'est clairement le top du top! Beaucoup de connaissances sur le foot italien, c'est très agréable de l'écouter placer ses anecdotes à longueur de matches.
    4 réponses à ce commentaire.
    Moi qui suit presque exclusivement la serie a j'ai pas de mal a admettre qu'il y a des matchs bien chiants, surtout ceux qui concernent la juve ou les 2 milan.
    C'est dommage que Genin n'arrive pas à l'admettre.

    Sous Allegri on se fait bien bien chier très souvent.
    Idem Milan l'an dernier c'était horrible, même cette année c'est pas top top malgré les résultats.

    Globalement pour Genin et la plupart des medias IT celui qui gagne a toujours raison.
    C'est pas la crème de la crème du commentaire, rien que sur BEIN je lui préfère le passionné de Bundesliga JC Sabatier, ce dernier a un talent pour la narration d'un match de foot. Il me rend dingue.


    Pour revenir à Genin même s'il n'est pas parfait, il reste toutefois très touchant...notamment parce qu'il est vrai que le foot italien c'est pas une histoire de raison mais de bien de passion.
    Dommage qu'en France on soit beaucoup trop méprisant et hautain sur tout ce qui se passe du côté de la botte, parce que chaque dimanche après-midi on en prend vraiment plein les mirettes. Au contraire de la Ligue 1 ou désormais les affiches de 15 et 17h sont des promotions ambulantes de la sieste dominicale.


    C'est con ça, j'ai toujours cru que Genin était bianconero, ce ton avec lequel il commente la Juve c'est pas loin de l'admiration. Ca reste assez douteux pour un prétendu tifoso du Diavolo.
    Mon plus gros problème est Josse.

    Il se laisse aller trop facilement à l'indignation. Il ne doit pas croire les hommes faillibles et tout devient prétexte à complaintes.

    Je n'ai pas besoin d'entendre quelqu'un geindre quand il parle de football, la vie est déjà assez dure ainsi.
    Il Pinturicchio Niveau : District
    Avec di Meco je ne les supportais pas. A crier pour un semblant de rien.
    FredAstaire Niveau : DHR
    C'est vrai qu'il dramatise tout, on ressent un stress, c'est dans ce sens que je le qualifie d'anxiogène.
    2 réponses à ce commentaire.
    Da Fonseca est, quant à lui, un sujet épineux.

    Je le soupçonne de chercher la beauté du geste à chaque phrase. Il parle comme cet ailier qui passe son temps à dribbler pendant tout le match, sans succès, avant de placer le crochet ultime à quelques minutes de la fin, faisant oublier tous ses échecs précédents.

    Da Fonseca, c'est l'ailier fou appliqué au langage.
    Il n'a pas le génie de Garrincha pour couronner de succès chacune de ses envolées, mais celles qui le sont restent remarquables.

    Je ne lui en veux pas pour cela, même si je suis un peu triste de remarquer qu'il en a pris conscience depuis son magnifique Mondial et que son langage fleuri a maintenant l'air moins intuitif.
    Comme tout, c'est même devenu un argument marketing, et je goûte peu à ça.

    Une dernière chose qui m'ennuie chez lui, c'est qu'il est parfois hautain avec tout ce qui n'obéit pas à ses standards et je trouve ça vraiment dommageable. Le football n'est pas voué à être uniquement le Barça, j'y tiens fortement.
    La condescendance envers tout ce qui n'est pas latin est ennuyeuse.

    Mais, là où il gagne, c'est qu'il parle du football comme d'une fête. Et ça, contrairement au Josse dont je parle plus tôt, le place dans le vrai.
    FredAstaire Niveau : DHR
    Il veut faire dans le lyrisme sur chaque action, c'est un peu l'Alegria (le nôtre) des consultants.
    1 réponse à ce commentaire.
    Kame House Niveau : CFA
    Tout simplement le meilleur commentateur. Loin, loin devant le cyborg Margotton à mes yeux. Un peu comme Messi et Cristiano. Question de point de vue.
    floyd pink Niveau : CFA
    " Après plus de dix ans à Canal+, tu passes sur beIN Sports. Qu'est-ce qui a changé à Canal ? "

    Ben peut être la diffusion des match Italiens ?
    TuniqueRouge Niveau : DHR
    "Déjà c'est l'engagement sur le terrain, la ferveur et l'enthousiasme fous qui sont générés autour des matchs."

    Faut oser la sortir celle là
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