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Peur sur le Parc OL

Le Parc OL a été le théâtre de nombreux affrontements entre supporters de l’OL et fans du Beşiktaş, venus en nombre pour encourager le club stambouliote lors de ce quart de finale de C3. Plusieurs échauffourées ont éclaté avant le match sur le parvis à l’extérieur du stade puis dans les tribunes, provoquant la panique générale et un envahissement du terrain peu avant le coup d’envoi.

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Décines, jeudi 13 avril 2017, 21h05 : scène surréaliste au Parc OL. Alors que les vingt-deux acteurs du quart de finale aller de Ligue Europa entre Lyon et le Beşiktaş auraient dû donner le coup d’envoi de la rencontre, la pelouse du nouvel écrin des Gones est foulée par des centaines de supporters lyonnais inquiets et apeurés. Une poignée de supporters du Beşiktaş, installés parmi les 15 000 à 20 000 Turcs présents dans la tribune supérieure du Parc OL, viennent de lancer plusieurs pétards sur les supporters assis dans les gradins bas et intermédiaires de l’enceinte rhodanienne. Jean-Michel Aulas, les traits tirés, le visage grave, délaisse la tribune présidentielle pour aller rassurer ses supporters au bord de la pelouse entre deux coups de fil. Le point d’orgue d’une soirée vraiment pas comme les autres entre Rhône et Saône.

«  On est chez nous ! On est chez nous !  »


Tout avait pourtant bien commencé, ce jeudi à Lyon, autour de ce match classé au niveau de risque le plus élevé (4 sur 4) par les autorités, à trois jours d’un référendum crucial en Turquie. Les supporters du club stambouliote s’étaient alors fait remarquer pour leurs parades autour de la place Bellecour et de la rue de la République, en début d’après-midi, fumigènes en mains et maillots aux couleurs de Beşiktaş, de l’équipe nationale ou même de Galatasaray sur les épaules. Plus de 15 000 fans des Aigles noirs étaient attendus dans la capitale des Gaules pour cette rencontre, la faute à un couac dans la billetterie lyonnaise, parfaitement exploité par les ressortissants turcs vivant dans l’Hexagone. Ainsi, si l’on attendait près de 3000 membres des Çarşı (le principal groupe ultra de Beşiktaş) au Parc OL, la majeure partie des fans stambouliotes présents à Lyon, ce jeudi, arrivait des quatre coins de l’Hexagone.


Mais si l’ambiance semblait plutôt détendue en centre-ville tout au long de l’après-midi, la situation s’est rapidement dégradée vers 19h, aux abords du Parc OL, moins de deux heures avant le coup d’envoi de la rencontre. Les premiers heurts ont ainsi éclaté sur le parvis nord du stade, à proximité du terminus des navettes reliant l’enceinte décinoise à la gare de Lyon-Part Dieu. Des supporters turcs se sont alors violemment écharpés avec certains membres des Bad Gones, qui scandaient avec véhémence le refrain « On est chez nous ! On est chez nous ! » près de leur lieu de rendez-vous habituel, derrière le virage Nord du stade. Les CRS ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les supporters les plus bagarreurs. Les forces de police ont également dû intervenir à l’intérieur de la boutique OL Store (située au pied du virage Nord), fermée par mesure préventive selon les informations de RMC, tandis que la chaîne OLTV affirmait qu’elle avait été l’objet de plusieurs actes de vandalisme.

« On est complètement dépassés »


La panique s’est ensuite propagée sur le parvis tout autour du Parc OL, soit après les premiers contrôles de sécurité et zones de palpation. Certains supporters turcs et lyonnais, incontrôlables, jouaient au chat et à la souris, cherchant à mettre le plus de coups possible à l’adversaire devant des forces de police bien trop largement dépassées par les événements. Une ambiance de chaos, inadmissible et intolérable pour bon nombre de familles avec jeunes enfants qui préféraient quitter l’enceinte décinoise pour regagner leur domicile et regarder le match en sécurité.



Si les échauffourées se déroulaient jusqu’alors à l’extérieur du stade, l’ambiance commençait à se crisper peu à peu dans les tribunes. Anthony Lopes et Mathieu Gorgelin sont entrés sur le terrain sous les sifflets des milliers de supporters du Beşiktaş. « On a bien compris qu’on n’allait pas véritablement jouer à domicile, qu’on n’était pas chez nous, témoigne Denis, supporter de l’OL abonné au virage Sud, en tribune intermédiaire. Très vite, ça a commencé à chauffer entre les Turcs installés au-dessus de nous dans le troisième anneau et quelques membres des Lyon 1950 tout en bas du virage. Ils s’échangeaient des regards haineux, de nombreux doigts d’honneur. Et puis on a commencé à prendre des bouchons de liège et des pétards juste à côté de nous lancés depuis la tribune supérieure. Il y en a un qui a explosé juste à côté d’un gamin, c’était n’importe quoi. Je suis allé me plaindre auprès d’un agent de sécurité, mais il m’a dit mot pour mot : "On est complètement dépassés." À ce moment-là, mon frère et moi nous avons décidé de quitter le stade. Et nous n’étions pas les seuls, les bus navettes pour retourner sur Eurexpo étaient pleines à craquer. » D’autres supporters du virage Sud ont quant à eux préféré se mettre à l’abri en envahissant la pelouse du Parc OL avec l’accord de plusieurs stadiers. « Heureusement que nos supporters sont allés sur le terrain, car ça aurait pu être plus grave pour eux. J'ai vu de nombreux blessés en tribunes. Il y avait de la peur chez nos supporters qui ne pouvaient que fuir » , expliquait Jean-Michel Aulas au micro d'OLTV après la rencontre. Des images qui tachent la réputation du Parc OL et de sa sécurité. Des images qui contrastent avec les dires du président lyonnais, qui assurait pourtant à la mi-mars sur Twitter que « la billetterie pour Beşiktaş était sous contrôle » . Des images qui resteront bien tristement dans les mémoires.



Par Maxime Feuillet, à Lyon
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