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Petkovic, l'homme de la situation ?

Intronisé sélectionneur cet été, Vladimir Petković a connu les pires débuts d'un coach à la tête de la Nati depuis 28 ans, suite aux défaites contre l'Angleterre (0-2) et la Slovénie (0-1). Successeur d'Ottmar Hitzfeld, l'ancien technicien de la Lazio doit vite rectifier le tir, si possible contre Saint-Marin, pour ne pas devenir une vulgaire erreur de casting.

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Deux Ligues des champions avec le Borussia Dortmund et le Bayern Munich, une pelletée de titres nationaux en Allemagne et en Suisse, sans parler d'une collection de coupes nationales... Le palmarès d'Ottmar Hitzeld parle pour lui, comme son bon parcours au Mondial 2014 avec la Nati. Pour succéder à l'Allemand, les dirigeants suisses ont misé sur Vladimir Petković, Croate de Bosnie de 51 ans, naturalisé suisse il y a plus d'une décennie. C'est peu dire que son palmarès contraste avec celui de son prédécesseur : une finale de Coupe de Suisse 2008 et une montée en première division avec Bellinzone, un titre en D3 avec Malcantone Agno en 2003, ou encore une seconde place en championnat avec les Young Boys Berne en 2010. Son plus prestigieux trophée : une Coppa Italia 2013 sur le banc de la Lazio Rome, suivie de son licenciement quelques mois plus tard, officiellement pour avoir négocié son arrivée à la tête de la Nati dans le dos du président Claudio Lotito.

Vladimir Petković, polyglotte et charitable


Pour rééquilibrer la balance en faveur de Petković, il faut sortir du football : le « Docteur » parle six langues dont l'italien, le français et l'allemand - ce qui prévient tout problème de communication avec ses joueurs - et a fait dans la charité pendant 5 ans. De 2003 à 2008, il travaillait pour la fondation Caritas le jour, s'en allant entraîner Lugano puis Bellinzone en soirée... Ce côté atypique, c'est précisément ce qui avait séduit Claudio Lolito quand il a décidé de donner les clés de la Lazio au technicien d'origine bosnienne. « Ce n'est pas commun d'avoir une personne dans le monde du football qui a également travaillé plusieurs années à Caritas. Je pense que les footballeurs ne doivent pas seulement être jugés en tant que tels, mais aussi en tant que personnes ayant besoin d'être nourries spirituellement. J'ai choisi Petković pour cette raison » , expliquait fièrement le président laziale en juin 2012, au moment de justifier cette nomination surprise.

Au final, une Coupe d'Italie, et une septième place en Serie A, avant une éviction rocambolesque début 2014 : alors que Petković annonce son départ pour la sélection suisse à l'issue de son contrat à Rome, le club italien considère qu'il a brisé son contrat en négociant avec une autre entité, et met fin à son mandat avec effet immédiat... Dans les faits, le Bosnien était particulièrement impopulaire en raison des mauvais résultats de son équipe depuis plus de six mois. Troisième unhappy ending pour le technicien, après un licenciement sévère aux Young Boys en 2011 - on lui reproche de n'avoir terminé que 3e du championnat suisse - et un échec sportif complet à Samsunspor en 2012.

Quid de la touche Petković


À la tête de la Nati depuis cet été, Petković a hérité d'une sélection compétitive et ambitieuse, à l'image du directeur des équipes nationales Peter Stadelman qui, avant l'Angleterre, avait fixé la barre à « un quart de finale minimum » à l'Euro 2016. Sur le terrain, le nouveau sélectionneur n'a pas révolutionné l'équipe et gardé la même ossature qu'avec Hitzfeld. Un changement quand même, l'instauration de nouvelles règles comme les claquettes et téléphones mobiles interdits pendant les repas, que les joueurs prennent sur une grande table commune. Histoire de renforcer l'esprit d'équipe. L'arrivée de nouvelles méthodes aussi, avec des entraînements à huis clos et des compositions d'équipe communiquées le plus tard possible aux joueurs. Paranoïa ? Pour l'instant, la touche Petković n'a pas porté ses fruits, mais aux pays des Helvètes, on ne remet pas encore en cause le nouveau patron. « Quand on se retrouve aussi souvent proche du but adverse, c'est que la manœuvre générale est bonne » , estimait l'international Valon Behrami après le revers en Slovénie ce week-end.

Il est vrai qu'à Maribor, la défaite suisse s'apparentait plus à un hold-up slovène qu'à une défaillance collective des Rouges : dominateurs, ils n'ont pas su mettre au fond la moindre occasion quand les locaux ont planté sur leur premier tir cadré, un penalty de Novakovič suite à une perte de balle du premier central, Von Bergen, et une faute du second, Djourou. « L'équipe a bien joué, mais on doit marquer quand on se procure autant d'occasions. La dernière passe est aussi venue trop rarement » , a analysé Petković après la défaite. Son équipe n'a plus marqué depuis 319 minutes, et le triplé de Shaqiri contre le Honduras en Coupe du monde. « Il nous manque de la décision, de l'engagement, des prises de responsabilités. Il nous manque ces 10 % de volonté en plus, et cela commence par l'entraînement. Il n'y a pas de petits exercices, il n'y a pas d'adversaires faciles, pas de passes faciles, pas de buts faciles  » , selon le coach de la Nati. À sa décharge, son armada offensive est émoussée : Shaqiri joker de luxe au Bayern, Mehmedi de retour de blessure, et Drmić clairement remplaçant à Leverkusen, seul Seferović peut se vanter d'une bonne dynamique à l'Eintracht Francfort. « Si c'était à refaire, je ferais exactement pareil. Contre la Slovénie, j'ai vu une Suisse qui voulait dominer, qui voulait être meilleure que son adversaire. Nous devons rester optimistes car la qualification directe est toujours possible » , s'est défendu le Bosnien après son second revers de rang. Pour se remettre la tête à l'endroit, la Nati va déjà devoir ouvrir son compteur but. Rien de tel qu'un match contre Saint-Marin ?

Saint-Marin, le début d'une histoire ?


Face à une équipe qui reste sur 59 défaites, la Nati doit se relancer et si possible soigner sa différence de buts, Saint-Marin perdant ses matchs en moyenne par 4-0. D'après les entraînements du week-end à Freienbach, la Suisse va présenter une équipe très offensive pour aller gagner et lancer sa campagne de qualifications pour l'Euro : lors des mises en place tactiques, les deux latéraux Rodríguez et Lichsteiner ont évolué très haut, Petković s'attendant à raison à un match à sens unique. Au milieu, Xhaka devrait évoluer comme sentinelle à la place de Inler, sentinelle qui pourrait le plus souvent se retrouver entre Djourou et Von Bergen, les deux défenseurs centraux. L'animation offensive, cruciale pour ce match que la Suisse doit gagner, devrait être confiée à Shaqiri dans un rôle de numéro 10 derrière le duo d'attaque avec Seferović et Drmić ou Mehmedi. La victoire est impérative, mais pas encore acquise selon ce dernier : « On doit gagner, c'est clair. Mais j'ai vu cet été en Coupe d'Allemagne qu'il n'est pas toujours si facile de jouer contre une formation de 4e division » , référence à une qualification laborieuse de Fribourg contre l'Eintracht Trèves.

Si, début septembre, la Suisse se voyait capable de taper l'Angleterre, le vent a clairement tourné aujourd'hui. « Mais que voulez-vous ? Dans notre position, avec deux matchs, zéro point et aucun but marqué, on ne peut pas se permettre de prendre de haut qui que ce soit ! » , rappelle le Rennais Gelson Fernandes. Une chose est certaine, les joueurs de Saint-Marin ne vont pas pouvoir s'appuyer sur l'effet de surprise ou la suffisance des Suisses. Steve von Bergen : « Avec deux matchs et zéro point, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas préparer cette rencontre avec la plus grande rigueur. Peut-être même avec plus de rigueur que face à un autre adversaire, puisque nous ne connaissons pas les joueurs que nous allons affronter. Nous avons tous reçu une vidéo personnalisée que nous étudierons entre samedi et lundi. Il ne faut surtout pas être arrogant, pas dans notre position. » Vladimir Petković avait indiqué après la Slovénie que son équipe devait jouer avec « plus d'intelligence » . À défaut, avec leur nouvel entraîneur, les Suisses ont réappris la prudence.

Par Nicolas Jucha
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L'ASF voulait un yougo pour diriger des yougos mais le mec n'a pas les épaules.

Si la Suisse va à l'Euro, ce sera grâce à ce système de 24 équipes et rien de plus.

Y a pas de jeu, pas d'idées, pas de hargne.

Michel Pont a été assistant de Kuhn et Hitzfeld ces 12 dernières années, il connaît le groupe, parle allemand et français. Il méritait sa chance.

Je comprends pas ce choix.

ps: bisous à mes potes de Serbie et de Bosnie, vu qu'on est si vite catalogué de raciste sur ce site de bobos à barbes fleuries et pulls en laine.
steven.mugiwara Niveau : DHR
Papa Ours, t'as tout dit !
Maintenant, le retour contre la Slovénie avec un chouïa de réussite en plus devrait permettre à la Nati de prendre la deuxième place.

Ps: l'UEFA et membres éminents, si vous lisez SoFoot, faites jouer le match albanie-Serbie à huis clos (tant en Serbie qu'en Albanie) si vous voulez éviter les problèmes ... Résidant en Suisse depuis ma naissance, je sais à quel point la haine entre ces deux nations est vivace. À bon entendeur ..
La Crampe Niveau : DHR
On est bien loin du "Sale Yougo de merde" de Chapuisat dans les années 90 avec cette équipe helvète. L'ASF a choisi Petko pour ses connaissances sur le foot suisse mais je sais pas trop ce qu'elles valent. Bien dit concernant Michel Pont, un type super sympa qui aurait mérité mieux comme fin au sein de l'ASF.

Petite anecdote concernant le bougre: un soir durant l'hiver 2009-2010, avec des potes, on s'est rendus au bar-restaurant de Michel Pont à Carouge. Etant attabler avec des amis, on ne l'a pas dérangé mais la soirée passant, on est quand même allés lui causer de football et coupe du monde en Afrique du Sud. Le type nous a dit que la Suisse allait battre l'Espagne et sur le coup, on a acquiescé sans lui rire au nez. La suite, on la connait.
Pas tout à fait d'accord avec toi pour Michael Bridge Papounet ! Pour moi il n'avait clairement pas les épaules pour ce job. Le Pont est un fantastique assistant à mon avis, mais guère mieux...

Tu as raison pour le choix de Petkovic, il a clairement été fait pour favoriser l'éclosion et fédérer les Suisses aux origines balkaniques.

Quand à savoir si lui peut faire progresser cette équipe, personnellement j'en doute, mais je suis pour lui laisser le bénéfice du doute.

Dès qu'il se sera débarrassé de Von Bergen, je pense que les soucis défensifs seront réglés, il me fait penser à un Grichting en bout de course depuis la Coupe du Monde.
DoutorSocrates Niveau : CFA
Je trouve aussi bizarre de pas avoir choisi Pont, mais en même temps le gare ret encore jeune. Il s'est plaint et a un peu joué la victime alors qu'il aurait sans doute pu se trouver une place de coach dans un club honorable ou d'assistant dans un grand club et revenir peut-être dans quelques années.
@Goon CH, t'as peut-être raison, j'ai peut-être tort. Au final, on ne le saura sans doute jamais... Dommage.

A le voir en entretien, j'avais l'impression qu'il cachait bien son jeu et qu'il ne devait pas être si facile de caractère.

Michael Bridge... y a des connaisseurs... ^^

DoutorSocrates, il est toujours dans la liste pour diriger le Ghana, ce qui serait quand même une belle opportunité pour lui.

On va patienter quelques années et peut-être que nos chers dirigeants de l'ASF feront un coup d'éclat en ramenant Favre. En même temps, le gars a encore tellement à donner en club.
Message posté par Papa Ours
@Goon CH, t'as peut-être raison, j'ai peut-être tort. Au final, on ne le saura sans doute jamais... Dommage.

A le voir en entretien, j'avais l'impression qu'il cachait bien son jeu et qu'il ne devait pas être si facile de caractère.

Michael Bridge... y a des connaisseurs... ^^

DoutorSocrates, il est toujours dans la liste pour diriger le Ghana, ce qui serait quand même une belle opportunité pour lui.

On va patienter quelques années et peut-être que nos chers dirigeants de l'ASF feront un coup d'éclat en ramenant Favre. En même temps, le gars a encore tellement à donner en club.



Pour Michael Bridge j'étais au stade de France quand la banderole a été déroulée...bon souvenir d'ailleurs, avec en plus la Suze moins chère que la bière dans le bar juste à côté du Stade de France, grosse soirée...

Oui on ne saura probablement jamais ce que Michel Pont aurait pu faire, mais d'ailleurs il devient quoi ? Juste consultant à la RTS ?
Pourquoi, est-ce qu'on n'a pas essayé Hiddink, avant qu'il ne signe avec les pays-bas ? En même temps, on aura peut être une nouvelle chance, s'il continue comme ca...

Le gars a fait des merveilles avec les petites-moyennes équipes. Je pense qu'il serait parfait pour la Suisse. Nous apprendre la culture de la gagne !!
C'est vraiment un choix incompréhensible pour moi. Il y avait largement mieux à mon avis entre des entraîneurs comme Gross, Yakin ou Favre. Petkovic n'a pas un palmarès mirobolant comme ça à été dit dans l'article et mon avis est plutôt qu'il aurait fallu fédérer tous les joueurs pour leur faire comprendre qu'ils partageaient le même maillot et la même nationalité. En plus, la plupart des balkaniques de l'équipe sont kosovars ce qui n'a donc rien n'à voir avec Petkovic.

Pont est un très chic type mais il n'a pas les épaules pour être sur le devant de la scène. Pour moi, c'est un type qui brille dans l'ombre mais il n'a pas la carrure pour tenir un vestiaire que ce soit d'un point de vue tactique ou au niveau de la poigne. Je me rappelle encore de lui courant après les joueurs pour en choper qui voudrait bien tirer un penalty pendant la séance contre l'Ukraine en 2006. Ça se voyait vraiment qu'il n'avait rien prépare et résultat l'équipe foire ses trois tirs aux buts alors qu'on était plutôt costauds. Par contre, comme assistant c'était un gars top qui avait une grosse complicité avec les joueurs. Il faisait bien le relais entre le coach et les joueurs et ça aurait été bien de le garder dans ce rôle là.

Le réel problème en Suisse c'était avant tout la vision du football des formateurs. On s'inspire toujours trop tard des solutions qui fonctionnent et une fois qu'on les maîtrise c'est déjà dépassé, comme par exemple le modèle espagnol du tiki taka que prônent les entraîneurs de jeunes en Suisse. On a aussi trop tendance à vouloir façonner les joueurs de A à Z sans leur laisser une once de liberté dans le jeu. On doit sûrement être le seul pays au monde où on impose de jouer en 3 touches à des gamins de 6 ans ou qu'on les engueule quand ils frappent de loin ou qu'ils tentent une talonnade. Ça donne des équipes solides au milieu et derrière mais sans folie devant. Ce n'est pas un hasard si on ne forme pas de grands attaquants ou alors que très rarement. Personnellement je serai plutôt pour prôner la vision hollandaise de la formation à savoir donner carte blanche aux enfants pour qu'ils dribblent, frappent et sentent le ballon et que vers 12 ans on commence à imposer des thèmes. La Suisse a acquis une maîtrise tactique et une rigueur suffisante pour le haut niveau, il faut maintenant former des attaquants et laisser libre cours à l'imagination si on veut dépasser les 8e de finale d'une grande compétition ou dans un futur tour proche battre des équipes comme la Slovénie.
Goon CH, là il doit attendre la réponse pour être sélectionneur du Ghana.

Sinon, j'en sais rien.

Pour Favre, faut oublier. Le gars fait une carrière d'entraîneur exceptionnelle en club, il a le temps avant de venir se faire emmerder par les vieux débris de l'ASF.

Pour ce qui est de la formation, je suis aujourd'hui trop loin du monde du foot pour en juger. Par contre, je me souviens que tous mes entraîneurs m'ont toujours poussé à tenter des gestes, j'ai sûrement eu de la chance dans mon modeste parcours. ^^

J'aurais bien validé avec le logo de Xamax ou de Sion au lieu de ce vieux logo de Paris... haha!
Salut les Suisses !

Si je me souviens bien la Suisse avait été championne du monde -17 il y a maintenant cinq ans, preuve d'une génération plutôt douée! Quid de leur parcours? Il me semble que Rodriguez, Xhaxa, et Seferovic faisaient parti de l'équipe, que deviennent les autres? J'ai le souvenir d'un Ben Khalifa, pas le moins talentueux, et Kasami y était aussi? Pour avoir eu l'occasion de le voir jouer je dirais gros potentiel également! Après la génération dorée belge au tour des helvètes ;) ??
S'il vous faut quelqu'un pour Federer, demandez à Roger!

Rodriguez explose complètement avec Wolfsburg. La saison passée, il a terminé dans l'équipe type de la Bundesliga et cette année il a commencé sur les chapeaux de roues avec plusieurs buts et assists. Un futur monstre.

Xhaka joue au Borussia Mönchengladbach et en sélection nationale A.

Seferovic est Bundelisga (Freiburg, j'ai un doute, là) après son expérience foireuse à la Real Sociedad.

Ben Khalifa, je ne sais pas.

Kasami avait fait de bons débuts avec Fulham mais relégation en Premiership. Là il joue pour l'Olympiakos (pas compris le choix) et il continue de marquer des buts impressionnants. Sans doute un tremplin pour revenir en Angleterre ou Allemagne.
Surcouf13 Niveau : DHR
Seferovic joue à l'Eintracht Francfort, tandis que Ben Khalifa est remplaçant à Grasshopper après un passage raté à Wolfsburg ponctué par de nombreux prêts.
Manyathela Niveau : DHR
C'est Mehmedi à Freiburg.
En tout cas bonne article et bons commentaires
A mon avis, il est un peu tôt pour juger Petkovic. Faut-il rappeler qu'au début de son mandat Hitzfeld avait perdu contre le Luxembourg?

Si le bilan ne parle pas en sa faveur, j'aime cette volonté de proposer un jeu offensif qui déroge aux années précédentes. Ceci dit, pour moi le problème actuel réside plutôt dans la méforme des joueurs offensifs qui ne parviennent pas à convertir les occasions franches, que dans le système de jeu.

Pour revenir sur le cas de Ben Khalifa, il n'est pour l'instant que remplaçant à Grasshopper, mais revient tout juste d'une longue absence pour une blessure au genou (sauf erreur). Pour le reste des joueurs U17, beaucoup sont tombés dans l'oubli et n'ont jamais percé malgré un avenir prometteur (Veseli et Siegrist notamment).
Durix_Durex Niveau : Loisir
Message posté par THFC18
C'est vraiment un choix incompréhensible pour moi. Il y avait largement mieux à mon avis entre des entraîneurs comme Gross, Yakin ou Favre. Petkovic n'a pas un palmarès mirobolant comme ça à été dit dans l'article et mon avis est plutôt qu'il aurait fallu fédérer tous les joueurs pour leur faire comprendre qu'ils partageaient le même maillot et la même nationalité. En plus, la plupart des balkaniques de l'équipe sont kosovars ce qui n'a donc rien n'à voir avec Petkovic.

Pont est un très chic type mais il n'a pas les épaules pour être sur le devant de la scène. Pour moi, c'est un type qui brille dans l'ombre mais il n'a pas la carrure pour tenir un vestiaire que ce soit d'un point de vue tactique ou au niveau de la poigne. Je me rappelle encore de lui courant après les joueurs pour en choper qui voudrait bien tirer un penalty pendant la séance contre l'Ukraine en 2006. Ça se voyait vraiment qu'il n'avait rien prépare et résultat l'équipe foire ses trois tirs aux buts alors qu'on était plutôt costauds. Par contre, comme assistant c'était un gars top qui avait une grosse complicité avec les joueurs. Il faisait bien le relais entre le coach et les joueurs et ça aurait été bien de le garder dans ce rôle là.

Le réel problème en Suisse c'était avant tout la vision du football des formateurs. On s'inspire toujours trop tard des solutions qui fonctionnent et une fois qu'on les maîtrise c'est déjà dépassé, comme par exemple le modèle espagnol du tiki taka que prônent les entraîneurs de jeunes en Suisse. On a aussi trop tendance à vouloir façonner les joueurs de A à Z sans leur laisser une once de liberté dans le jeu. On doit sûrement être le seul pays au monde où on impose de jouer en 3 touches à des gamins de 6 ans ou qu'on les engueule quand ils frappent de loin ou qu'ils tentent une talonnade. Ça donne des équipes solides au milieu et derrière mais sans folie devant. Ce n'est pas un hasard si on ne forme pas de grands attaquants ou alors que très rarement. Personnellement je serai plutôt pour prôner la vision hollandaise de la formation à savoir donner carte blanche aux enfants pour qu'ils dribblent, frappent et sentent le ballon et que vers 12 ans on commence à imposer des thèmes. La Suisse a acquis une maîtrise tactique et une rigueur suffisante pour le haut niveau, il faut maintenant former des attaquants et laisser libre cours à l'imagination si on veut dépasser les 8e de finale d'une grande compétition ou dans un futur tour proche battre des équipes comme la Slovénie.


En ce qui concerne la formation, ayant été un modeste entraîneur d'équipe de junior C et B, je peux te dire que les cours de formation sont basés sur le modèle de l'Ajax, vidéos discours et théories insistant que c'est le modèle à suivre pour les jeunes loups.

Sinon c'est quoi le bar de Michael Bridge à Carouge ?
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