JO 2012 - Présentation - Groupe B - Suisse
Par Ronan Boscher
Petits suisses ou Flanby ?
Les petits Suisses avaient tout pour devenir grands pour cette olympiade londonienne. Mais des imbroglios entre clubs et fédérations ont considérablement affaibli la jeune sélection. De petits Suisses, les voici devenus Flanby.
Supporteurs suisses
« Une seule fédération au monde n’a pas été capable de retenir ses meilleurs éléments pour les JO de Londres. Et c’est la Suisse. » Sepp Blatter ne coupe pas le peu de cheveux qu’il lui reste en quatre pour juger a priori la sélection de son pays natal, emmené par Pierluigi Tami. « Elle avait une formidable opportunité et aurait pu présenter une équipe vraiment compétitive pour les demi-finales. » Voici peut-être bien la seule phrase sensée de l’argentier du foot mondial depuis qu’il parle ballon rond.
Car oui, la Suisse pouvait nourrir de légitimes ambitions sur ce tournoi olympique londonien. Peu de spécialistes se seraient étouffés en entendant que les Helvètes se présentaient à Londres comme un des outsiders les plus sérieux du plateau. Derrière l’Espagne évidemment, la Grande-Bretagne, à domicile, et l’inévitable Brésil de Neymar. La Suisse, si elle n’est plus apparue dans la compétition olympique depuis les Jeux d’Amsterdam de 1928, comptait sur ses quelques récentes références chez les jeunes pour que les Français ne s’arrêtent plus à son simple accent d’une lenteur toujours aussi folle. Alors qu’on vantait tant que possible la nouvelle formation allemande, les Masia, voire les centres à la française, beaucoup oubliaient que sur l’échiquier européen, la sélection qui monte venait bel et bien du pays neutre. En 2009, rappelons que les moins de 17 ans avaient soulevé, en toute simplicité, la Coupe du monde. Deux ans plus tard, les Suisses s’étaient presque échoués sur la même place du podium, battus seulement par les Espagnols en finale de l’Euro Espoirs 2011.
Shaqiri, Xhaka, Berhami, confisqués
Mais alors pourquoi Sepp est-il colère ? Pourquoi la Fédération suisse a-t-elle pris son scud ? Tout simplement parce que, malgré les bonnes prédispositions de sa jeune garde, la fédé n’a pas réussi à emmener dans ses bagages ses cracks. Shaqiri, qui s’était amusé en Champions League avec Bâle, a préféré snober l’épreuve aux cinq anneaux pour être présent dès le début de la préparation estivale avec son nouveau club, le Bayern Münich (12,5 millions d’euros). Même son de cloche pour un autre « ancien » du club bâlois, Granit Xhaka. L’autre prodige suisse vient de signer en Allemagne à Möchengladbach (8,5 millions d’euros). Rester au FC Bâle n’était de toute façon pas la condition de leur participation à l’épreuve londonienne. Valentin Stocker ou encore le gardien Yann Sommer n’ont pas été libérés par leur club. Valon Berhami, sélectionné, mais non libéré par la Fiorentina, a quant à lui signé pour le Napoli, qui n’est pas plus flexible que la Viola. Le secrétaire général de la Fédération suisse, sur les ondes du pays, se montrait fataliste : « L’accord du joueur ne suffit pas. Il faut l’accord du joueur, du directeur sportif, de l’entraîneur, même du président, peut-être même de l’agent, du frangin, du papa, etc. » Pierluigi Tami se veut plus philosophe et n’a, à vrai dire, pas le choix : « Bien sûr, tu aimerais prendre toujours les meilleurs joueurs. Mais qu’est-ce que ça veut dire "les meilleurs joueurs" : si un joueur, il ne peut pas venir libre dans sa tête et avec trop de soucis et ben, j’estime que ce n’est pas le meilleur joueur pour jouer le tournoi. »
Le tournoi olympique n’étant pas un tournoi protégé par la FIFA ou l’UEFA, les clubs ont en effet le loisir de libérer ou non leurs joueurs. Et en Suisse, la période de juillet correspond à la reprise du championnat domestique ainsi qu’aux premières joutes européennes. Pour un pays qui met le paquet sur sa jeunesse afin d’exister sur le plan européen, la période olympique est une véritable saignée pour ses clubs, qui, par ailleurs, ne s’estiment pas avoir été logés à la même enseigne, notamment par rapport aux éléments helvètes évoluant à l’étranger (Rodriguez de Wolfsbourg ou Klose de Nüremberg arrivés plus tardivement au sein de la sélection). Dommage pour cette sélection à fort potentiel, renforcée par le portier de la Nati, Diego Benaglio, pour cette aventure anglaise. Lancement des hostilités la veille de la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet, contre le Gabon. Suivront ensuite la Corée et les Sombreros.
Car oui, la Suisse pouvait nourrir de légitimes ambitions sur ce tournoi olympique londonien. Peu de spécialistes se seraient étouffés en entendant que les Helvètes se présentaient à Londres comme un des outsiders les plus sérieux du plateau. Derrière l’Espagne évidemment, la Grande-Bretagne, à domicile, et l’inévitable Brésil de Neymar. La Suisse, si elle n’est plus apparue dans la compétition olympique depuis les Jeux d’Amsterdam de 1928, comptait sur ses quelques récentes références chez les jeunes pour que les Français ne s’arrêtent plus à son simple accent d’une lenteur toujours aussi folle. Alors qu’on vantait tant que possible la nouvelle formation allemande, les Masia, voire les centres à la française, beaucoup oubliaient que sur l’échiquier européen, la sélection qui monte venait bel et bien du pays neutre. En 2009, rappelons que les moins de 17 ans avaient soulevé, en toute simplicité, la Coupe du monde. Deux ans plus tard, les Suisses s’étaient presque échoués sur la même place du podium, battus seulement par les Espagnols en finale de l’Euro Espoirs 2011.
Mais alors pourquoi Sepp est-il colère ? Pourquoi la Fédération suisse a-t-elle pris son scud ? Tout simplement parce que, malgré les bonnes prédispositions de sa jeune garde, la fédé n’a pas réussi à emmener dans ses bagages ses cracks. Shaqiri, qui s’était amusé en Champions League avec Bâle, a préféré snober l’épreuve aux cinq anneaux pour être présent dès le début de la préparation estivale avec son nouveau club, le Bayern Münich (12,5 millions d’euros). Même son de cloche pour un autre « ancien » du club bâlois, Granit Xhaka. L’autre prodige suisse vient de signer en Allemagne à Möchengladbach (8,5 millions d’euros). Rester au FC Bâle n’était de toute façon pas la condition de leur participation à l’épreuve londonienne. Valentin Stocker ou encore le gardien Yann Sommer n’ont pas été libérés par leur club. Valon Berhami, sélectionné, mais non libéré par la Fiorentina, a quant à lui signé pour le Napoli, qui n’est pas plus flexible que la Viola. Le secrétaire général de la Fédération suisse, sur les ondes du pays, se montrait fataliste : « L’accord du joueur ne suffit pas. Il faut l’accord du joueur, du directeur sportif, de l’entraîneur, même du président, peut-être même de l’agent, du frangin, du papa, etc. » Pierluigi Tami se veut plus philosophe et n’a, à vrai dire, pas le choix : « Bien sûr, tu aimerais prendre toujours les meilleurs joueurs. Mais qu’est-ce que ça veut dire "les meilleurs joueurs" : si un joueur, il ne peut pas venir libre dans sa tête et avec trop de soucis et ben, j’estime que ce n’est pas le meilleur joueur pour jouer le tournoi. »
Le tournoi olympique n’étant pas un tournoi protégé par la FIFA ou l’UEFA, les clubs ont en effet le loisir de libérer ou non leurs joueurs. Et en Suisse, la période de juillet correspond à la reprise du championnat domestique ainsi qu’aux premières joutes européennes. Pour un pays qui met le paquet sur sa jeunesse afin d’exister sur le plan européen, la période olympique est une véritable saignée pour ses clubs, qui, par ailleurs, ne s’estiment pas avoir été logés à la même enseigne, notamment par rapport aux éléments helvètes évoluant à l’étranger (Rodriguez de Wolfsbourg ou Klose de Nüremberg arrivés plus tardivement au sein de la sélection). Dommage pour cette sélection à fort potentiel, renforcée par le portier de la Nati, Diego Benaglio, pour cette aventure anglaise. Lancement des hostilités la veille de la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet, contre le Gabon. Suivront ensuite la Corée et les Sombreros.
Par Ronan Boscher
Guerrero quitte le champ de bataille

















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Quoi la porte? Non je préfère la fenêtre!
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Je vais créer un compte fake pour me mettre un -1 tiens!
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A la tienne!
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C est vous qui parlez trop vite, les mecs.
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Après, si cette "fête" du sport (y compris les sports confidentiels qui n'intéressent pas grand monde, à quand le Hornuss aux JO??) n'est pas dans leurs priorités, je ne vois pas où est le souci ?
Ils font encore ce qu'ils veulent à ce niveau-là ! S'ils préfèrent privilégier leur carrière et donner un signal fort à leur club dans le même temps, je trouve cela plutôt bien.
Ce tournoi est soi-disant réservé aux non-professionels (LOL), n'y aurait-il donc pas un peu de mauvaise foi ? :-)
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Le truc, c'est que jusqu'a il y a tres peu de temps, la Fede n'utilisait pas les joueurs issus de l'immigration (notamment portugaise, kosovare, italienne, africaine...), se privant ainsi d'exellents joueurs. Mais regardez l'equipe actuelle, vous la trouverez tres cosmopolite (Shaqiri est d'origine kosovare, Inler d'origine turque...) et cela est une bonne nouvelle pour la Nati qui a ainsi un vivier de talents jusqu'alors inexploité.
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Ainsi des joueurs comme Petric ou Rakitic ont tous deux faits leurs classes en suisses et même évolués dans les sélections jeunes suisses.
Mais des joueurs issus de l'immigration, il y en a toujours eu, le meilleur exemple c'est Kubilay « Kubi » Türkyilmaz qui jouait déjà l'euro 96 avec la Suisse.
Aujourd'hui c'est vrai que la majorité de ces joueurs choisissent de rester en Suisse et on ne peut que s'en féliciter.
Quant au J.O, ça me choque pas que certains joueurs choisissent de favoriser leur clubs. Des Shaqiri ou Xhaka ont des choses à prouver et Allemagne et vont devoir se battre pour être titulaire, normal qu'ils veuillent être présent dès le début. Je préfère qu'ils jouent dans leurs clubs et s'améliorent pour l'avenir de l'équipe A, plutôt qu'ils aillent disputer un tournois où malgré leur bon niveau, leur chances restent assez faible face à l'Espagne ou le Brésil.
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