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Petit Vélo n'a pas fini de rouler

Souvent très moyen, parfois pas bon, Mathieu Valbuena n’a pas vraiment brillé depuis son arrivée à Lyon. Marqué par les blessures et les affaires extra sportives, le milieu de terrain semblait condamné à échouer entre Rhône et Saône. Pourtant, depuis trois semaines, le bonhomme a retrouvé un niveau intéressant. Très intéressant, même.

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« La persévérance et le travail finissent toujours par payer, je suis pas "mort". » La phrase, signée Mathieu Valbuena, est postée par le joueur lui-même sur son compte Instagram, lundi, au lendemain de la victoire de l’OL face à Rennes. Victoire dont il a été le principal artisan en inscrivant l’unique pion de la rencontre. Mais cette phrase n’a pas vocation à célébrer un simple but. Ou une petite victoire. Non, elle est bien moins anodine que ça. Mieux, elle cache un double sens. Premièrement, elle fait référence à une blague de très mauvais goût, aperçue sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines, qui annonçait la mort du milieu de terrain de l’OL.

Surtout, elle est une réponse claire et précise à ceux qui, à défaut de le croire réellement décédé, le pensaient tout de même fini pour le football de haut niveau. Il faut dire que depuis son arrivée à Lyon, à l’été 2015, l’ancien Marseillais n’a pas vraiment convaincu. Décevant sur le terrain, déstabilisé en coulisses par la fameuse affaire de la cassette, pas épargné par les blessures et évincé de l’équipe de France, le joueur avait tout de celui qui allait être incapable de se révéler, paralysé sous cet amas de problèmes. Et pourtant, depuis quelques matchs, Petit Vélo recommence à mettre tout le monde d’accord. Personne ne saurait, aujourd’hui, contester l'importance au sein de l’effectif lyonnais d'un élément redevenu buteur et important dans le jeu. Une surprise ? Absolument pas.

Un mec déterminé


On le sait, le parcours de Mathieu Valbuena ne s’apparente pas vraiment à un long fleuve tranquille. Viré du centre de formation de Bordeaux à dix-huit piges, le natif de Bruges a bien dû trouver une porte de sortie. Porte qui menait inéluctablement vers l’échelon inférieur, en plein cœur du monde amateur. Une saison à Langon, en CFA 2, suivie de deux autres à Libourne, en National et, enfin, le rêve : le monde professionnel. À l’OM qui plus est. Et dans ce club où, apparemment, beaucoup de ses coéquipiers ne croyaient pas en lui, le bonhomme a su fermer quelques bouches. Jusqu’à devenir un incontournable. Dans son club, tout d’abord, puis en équipe de France. Une ascension fulgurante. Et finalement très logique selon Sébastien Ligoule, son ancien coéquipier à Libourne : « Mat, c’est vraiment un gros bosseur. Même quand il était en National, le mec faisait tout pour réussir. Il était toujours à fond, à l’entraînement comme en match. Un vrai esprit de compétiteur. »

Une réussite pas volée, donc, mais qui s’est quelque peu brisée en pleine gloire. La descente s'entame en 2014, lors de son départ en Russie. Son retour à Lyon, la saison suivante, devait lui permettre de retrouver la lumière. En vain. Ses performances sportives ne sont pas au niveau, sa vie privée est fortement marquée par l’affaire de la sextape et, pour ne rien arranger, il voit sa place en équipe de France, pourtant jusqu’à alors imprenable, lui échapper. La saison 2015-2016 n’est qu’un long calvaire pour lui. Et on se dit que l’exercice suivant lui réserve le même sort lorsqu’il passe un mois à l’infirmerie pour des douleurs à l’adducteur. Pire, peu de temps après son retour, c’est son épaule qui lâche face à Guingamp, le 22 octobre dernier. Le joueur sort en larmes. Le tunnel semble sans fin.

Un putain de phénix


Mais même au fond du seau, le bonhomme n’est pas du genre à baisser les bras, comme s’en souvient Ligoule : « Quand il est arrivé à Libourne, ça n’a pas été forcément facile pour lui puisqu’il venait de CFA 2 et qu’il a passé quelques mois avec la réserve, mais il n’a jamais rien lâché. Il a toujours été extrêmement déterminé. J’ai l’impression que plus la situation est difficile, plus ça le rend fort. Il a toujours eu cette énorme force mentale. » Une force mentale qu’il allie à un travail gargantuesque au quotidien. « Là où il m’a le plus impressionné, c’est à l’entraînement, insiste Ligoule. Même quand il était titulaire indiscutable chez nous, il ne s’est jamais relâché, il ne levait pas le pied. Il ne se gérait pas ; bref, il n’arrêtait pas de travailler. Dans les matchs, tu vois qu’il a un gros volume de jeu, mais quand tu le vois à l’entraînement, tu comprends pourquoi, hein. »

C’est sans doute cette détermination et cette capacité à travailler toujours plus qui lui ont permis de revenir le 18 novembre dernier face à Lille. Dix minutes de jeu pour commencer. Puis une place de titulaire dès la rencontre suivante, face à Zagreb. Avant de marquer face à Paris le week-end suivant. Son premier but depuis janvier dernier. Tous les matchs qui ont suivi, Mathieu les a joués titulaire. Sans décevoir. D’ailleurs, si l’on fait abstraction du match face à Metz, arrêté à la demi-heure de jeu, l’ancien Phocéen a marqué lors de chacune des trois dernières rencontres de championnat. Surtout, il s’est imposé comme le principal détonateur du jeu lyonnais. En d’autres termes, l’homme n’a jamais été aussi fort depuis son arrivée à Lyon. Alors comme souvent, les critiques à son égard diminuent, se font moins bruyantes. Avant de devenir totalement inaudibles dans les semaines à venir ? Sûrement. Car Valbuena est comme ça, il passe sa vie à fermer des bouches. À voir les vestes se retourner. Sans s’en soucier. Mais une chose est sûre, Petit Vélo n’a pas fini de rouler. Loin de là.

Par Gaspard Manet
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