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  2. // 23e journée
  3. // Milan/Udinese

Ils ne jouent pas forcément bien, ils n’impressionnent pas, ils ont même l’air plutôt fragiles. Et pourtant, ce Milan AC ne perd plus. Mieux, les Rossoneri gagnent et sont remontés à la cinquième place du classement. Comment est-ce possible ?

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Il y a pour l’instant deux saisons dans la saison du Milan AC. Une première, qui a commencé lors de la première journée et qui s’est terminée le 11 novembre. Puis une seconde, qui a débuté le 17 novembre. Il suffit de regarder les statistiques pour comparer. Lors de la première partie, l’équipe d’Allegri avait engrangé 14 points en 12 journées, soit 1,16 point par match. Puis, le déclic. Lors des 10 journées suivantes, les Rossoneri ont chopé 23 points, soit 2,3 points par match. À titre comparatif, la Juventus, leader du championnat, voyage avec une moyenne de 2,22 points par match. C’est donc clair : le Milan 2.0 tourne à une moyenne de Scudetto, ni plus ni moins. Pourtant, les Milanais ne font pas de bruit, et c’est peut-être là leur force. Le déclic ? Il s’est effectué en trois temps. D’abord, une défaite à domicile contre la Fiorentina (1-3), où les Rossoneri ont touché le fond. La semaine suivante, à Naples, ils auraient pu sombrer. Mais grâce à El Shaarawy, ils ont accroché un nul (2-2) qui leur a apporté la conviction d’avoir leur mot à dire. Ce mot, ils l’ont véritablement prononcé la semaine suivante, en battant la Juventus, au terme d’un match disputé et combattu. Depuis, Milan n’est plus le même. Allegri n’a plus jamais été mis en discussion et les tifosis, dépités depuis cet été, se sont remis à avoir foi en l’équipe. Métamorphose.

Grand contre les petits, petit contre les grands

Reste à comprendre comment cette mue a eu lieu. Déjà, les Milanais ont eu une prise de conscience essentielle. Ils ont dû faire le deuil de l’ancien Milan AC, celui de Zlatan, de Thiago Silva, d’Inzaghi, de Gattuso, de Nesta. Se rendre compte que ce Milan-là appartenait au passé, et que l’on ne pourrait plus faire machine arrière. Le deuil a pris du temps, et en prendra certainement encore. Mais il était impératif de rendre les joueurs responsables et de ne plus seulement accabler ceux qui sont partis. Si Milan perdait à domicile contre l’Atalanta (0-1 en septembre), ce n’était pas de la faute de Zlatan, mais bien de la faute des onze joueurs alignés sur la pelouse. Allegri a donc pris les choses en main, a responsabilisé ses joueurs, leur a surtout fait comprendre que cette saison allait être une saison de transition, et qu’il fallait arrêter de regarder ceux qui courent devant. Force est de constater que la technique marche.

Après, attention… Depuis la Juve, battue à San Siro à la fin du mois de novembre, Milan n’a pas disputé de match contre une grosse écurie de la Serie A. La seule grande équipe rencontrée, c’est la Roma, et Milan a sombré, 4-2. Ses victoires, Milan les a obtenues contre Catane, le Torino, Pescara, Sienne, Bologne et l’Atalanta, toutes des équipes de deuxième partie de tableau, hormis Catane. On le sait : il est important de bien négocier les matchs contre les petites équipes, c’est souvent là que se fait la décision en fin de saison. Néanmoins, Milan va devoir également assurer contre les gros. Car depuis le début de la saison, les Rossoneri n’ont engrangé que 4 points sur 18 contre les autres « grandes » (Juventus, Napoli, Lazio, Inter, Fiorentina, Roma). Pas assez, si Milan veut vraiment aller chercher une place en Europa League. Voire en Ligue des champions.

Niang et Flamini, nouvelles pièces essentielles

Autre point d’interrogation : comment Allegri a-t-il réussi à redessiner une équipe cohérente, alors que le onze aligné en début d’année était tout simplement désastreux. Le coach, menacé de licenciement à plusieurs reprises et sauvé par El Shaarawy, a su unir le vestiaire autour de lui. L’équipe a compris qu’elle devait miser sur ses points forts, et qu’elle devait surtout arrêter de faire ce qu’elle était désormais incapable de faire. Ainsi, Allegri a réorganisé sa défense autour de Zapata et Mexès, mettant Kevin Constant sur le côté. Exit aussi les joueurs hors de forme : Robinho, par exemple, est laissé sur le banc régulièrement. À sa place, l’ancien technicien de Cagliari préfère titulariser le fougueux M'Baye Niang, dont l’entente avec El Shaarawy grandit semaine après semaine. Sûrement une histoire de crêtes connectées. Au milieu, un autre choix fort : Nocerino, homme-clef de la saison du Scudetto, a été mis sur le banc au profit de Flamini, de plus en plus indispensable. Un Milan un peu besogneux, certes, mais un Milan qui sait assurer l’essentiel, la victoire, malgré ses faiblesses.

Le club de Berlusconi a désormais 16 matchs à disposition pour terminer la saison en flèche, ou du moins continuer sur la même lancée. Pour ce, Galliani a frappé un grand coup en faisant venir Mario Balotelli, arraché à Manchester City pour 22 millions d’euros, payables en quatre fois. C’est aussi ça, le nouveau Milan. Un Milan low-cost, un Milan au rabais, mais un Milan qui veut petit à petit récupérer ses ambitions. Supermario, qui ne pourra pas jouer la Ligue des champions (car déjà disputée cette saison avec Manchester City), pourra se concentrer sur le championnat. Un championnat où Milan compte six points de retard sur la zone Ligue des champions, et douze sur le leader, la Juve. Pour le Scudetto, on repassera la saison prochaine, mais pour une qualification dans la seule Coupe d’Europe qui compte vraiment dans le cœur des tifosi rossoneri, tout est encore possible. D’autant plus possible lorsque l’on sait où Milan se situait au début du mois de novembre.

Eric Maggiori
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 //  Socio du Benfica
Note : -4
Faut que Leonardo revienne à Milan... pour interdire ces coiffures scandaleuses!
Note : 2
J'ai entendu l'attaque du Milan c'est Chicken Run
Bestounet Niveau : CFA
 //  Real Madrid
Note : -1
A noter que Nocerino est arrivé après le scudetto de 2010/2011, il n'y a donc pas participé :p
Hâte de voir ce que ça donne avec Balotelli !
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