1. // Euro 2012
  2. // France/Biélorussie (0-1)

Perte blanche

Pour son premier match officiel, l'équipe de France de Laurent Blanc s'est inclinée à domicile, contre la Biélorussie, malgré un match correct. Il y a du travail.

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Défaits, en fin de match, sur un but de Sergey Kisilyak, admirablement servi par Hleb, les Bleus ont pourtant livré un match correct et appliqué. Avant le but, ils n'avaient été que très peu inquiétés et s'étaient montrés plus dangereux que leurs adversaires. Pour autant, ils n'ont pas su développer un jeu assez efficace pour marquer. Il y a eu ça et là des occasions, de bons centres, des frappes lointaines, mais rien de définitif. Le manque de talent est indéniable et rédhibitoire.

Aujourd'hui, la France s'avançait sans meneur. La première bonne balle est venue d'une relance de Méxès qui cherche directement Loïc Rémy. En ce début de match, la France a la possession ; la Biélorussie est recroquevillée dans sa moitié de terrain. La menace bleue réside principalement dans les percussions, comme celles de Malouda (un joueur de foot américain, il gagnera toujours des yards). Mais la France avance sans grande fluidité, face à une défense biélorusse sérieuse et appliquée. Pour la désorganiser, éviter de forcer dans l'axe et occuper davantage les côtés, Laurent Blanc revoit ses plans et passe en 433, avec M'Vila devant la défense, Diaby et Ménez au milieu, Malouda à gauche, Rémy à droite, Hoarau dans l'axe. Ce n'est pas mieux pour autant.

Au vrai, le match est assez terne ; il ne passe pas grand-chose de notable au creux de la première mi-temps. Le jeu penche à gauche, du côté de Malouda, mais également du côté faible biélorusse. Surtout, cette défense est au supplice sur les ballons aériens, Guillaume Hoarau prend tout de la tête. Chaque coup de pied arrêté laisse espérer un but du Réunionnais. Mais c'est à peu près le seul espoir français. Ainsi, Ménez ne joue pas très juste, avec un peu de trop de touches de balle. Et malheureusement pour lui, mais aussi pour l'attaque française, Loïc Rémy, qui avait multiplié les bons appels, se blesse à la demi-heure de jeu (rien de cardiaque, rassurez-vous, c'est l'adducteur qui a lâché). Il laisse sa place à un autre Marseillais, l'immense Mathieu Valbuena.

Les Bleus commencent à chauffer un peu, à se trouver, mais on est encore loin du compte ; les seuls frissons viendront de deux frappes lointaines de Florent Malouda, le running back. La deuxième mi-temps repart dans le même ton, avec une frappe de Ménez, bien servi par Sagna, puis un bon centre de Valbuena, mais Hoarau s'emmêle les crayons.

Reste que la plus belle occasion est biélorusse, Michel Alexander Hleb sert Vitali Kutuzov, à la limite du hors-jeu, et le but n'était pas loin. Sur ce coup, la défense française s'est fait déchirer. Première alerte, sans frais. La défense constitue le principal chantier de Laurent Blanc. Mise en danger assez vite, sur une action à la sixième minute un peu confuse mais tout de même conclue par une frappe, elle n'a ensuite plus rien eu à se mettre sous la dent en première mi-temps, la Biélorussie étant totalement contenue. Les défenseurs centraux français n'hésitent pas à quitter leur position axiale si besoin est, on voit Méxès aller chercher un attaquant adverse jusqu'au poteau de corner, puis un autre au milieu de terrain. Mobile, Méxès est également puissant, et très bon ouvreur. En seconde, elle fut légèrement plus sollicitée... Et craqua sous les dribbles de Hleb au plus mauvais moment. Gros point d'ombre pour une défense pourtant solide, appliquée, et même assez bien placée (on est loin des numéros de clown triste d'Abidal et Gallas pendant la Coupe du Monde). Elle paraissait même sereine, mais le but vient sérieusement ternir son bilan.


Offensivement, le bilan n'est pas terrible non plus. Des attaquants un peu limités, des latéraux un peu trop timides, surtout Clichy. Et des milieux centraux qui ont un peu rechigné à venir soutenir leurs avants. Pourtant, à ce petit jeu-là, Diaby et surtout M'Vila ne semblent pas être les plus maladroits. Dommage. Du coup, l'absence d'un meneur de jeu s'est fait sentir, et les attaques tricolores demeurent un peu trop stéréotypées, reposant davantage sur des courses, individuelles, que sur des mouvements, collectifs. Pour le dire simplement, il manque du liant à cette équipe. A défaut, Laurent Blanc fait entrer Saha (68è, à la place de Jérémy Menez, décevant) repasse en 442 et demande à ses hommes de centrer dans la boîte. La France pousse, et hop superbe frappe de Valbuena sur le deuxième ballon après un centre de Clichy. Il y a du mieux, indéniablement. Malheureusement, l'élan est brisé par la blessure de Saha, et le flottement qui s'en suit. C'est vraiment dommage, on avait à peine eu le temps de se dire que ça faisait plaisir de revoir Petit Louis qu'il se repète un truc. C'est Kevin Gameiro, à la 80, qui entre en jeu. Juste avant le coup de grâce biélorusse, la fin des espoirs français et du match.


En ce qui concerne l'immédiat, c'est à dire le résultat, c'est mauvais ; le chemin vers la qualification s'annonce sinueux. En ce qui concerne le long terme, à savoir la construction d'une équipe, il y a tout de même des choses à retenir. Les bons points reviennent, dans l'ordre, à : Méxès Philippe, parfait. Malouda Florent, court toujours tu m'intéresses. Diaby Abou, solide. M'Vila Yann, prompt et technique, à revoir. Rémy Loïc, l'ultime poissard, a gagné le droit de se remontrer sous un meilleur jour. Cette équipe de France avec lui. De toute façon, elle n'a déjà plus le choix .

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Ok, je veux bien qu'on ne soit plus une grande nation de football, c'est acquis et indiscutable... Mais quand même, de là à perdre contre la Chine "B", le Mexique (même si celle là est logique, on ne joue plus dans la même catégorie...), l'Afrique du Sud, la Norvège et enfin la Biélorussie !!?? Mais bon sang, nos joueurs sont si faibles que ça ?? Non, non, mais ils ne haïssent plus la défaite, ils la craignent comme la variole ou la syphilis !! Sous Domenech c'était pareil et ce cercle est terriblement vicieux... à se demander si on y arrivera un jour...
"Pour son premier match officiel, l'équipe de France de Laurent Blanc s'est inclinée à domicile, contre la Biélorussie, malgré un match correct."

Article honteux qui pue la social-démocratie. A un point tel que c'en est à peine croyable.

"Mais bon sang, nos joueurs sont si faibles que ça ??"
Oui, cela semble tellement évident. Qui est M'vila , par exemple ? M'vila n'a même le quart de talent que pouvait avoir un Vincent Guérin ou un Laurent Fournier. C'est dire l'état de décrépitude dans lequel est en train de sombrer l'équipe de France. Il faut le dire, ne pas avoir peur. Nous sommes en 1987.
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