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Perdu de recherche : où sont les buteurs italiens ?

Les meilleurs attaquants azzurri facturent au mieux 14 buts toutes compétitions confondues en club. Antonio Conte a le choix entre des ultra-trentenaires, des expatriés défaillants et des oriundi poussifs. Du coup, ce sera encore du Zaza-Immobile.

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Filippo Inzaghi, Francesco Totti, Christian Vieri, Alessandro Del Piero, Vincenzo Montella. En omettant volontairement Marco Delvecchio et Cristiano Doni (préféré à un certain Roberto Baggio), voici l'attaque de l'équipe d'Italie constituée par Giovanni Trapattoni lors de la Coupe du monde 2002. Bien, passons maintenant aux attaquants convoqués par Antonio Conte samedi dernier : Eder, Graziano Pellè, Franco Vazquez, Alessio Cerci, Manolo Gabbiadini, Simone Zaza, Ciro Immobile. Avis aux amateurs francophones de la Squadra Azzurra, Bricomarché fait des promos sur les cordes et les tabourets. Sinon, une bonne cure de Prozac pourrait suffire. Non seulement les blases ne font plus rêver, mais surtout, les stats font peur.

Service gériatrie & feet drain


La saison se termine dans seulement deux mois, et le meilleur score atteint par un attaquant italien est de 14 réalisations toutes compétitions confondues. Ils sont quatre à y être arrivés, mais un seul se retrouve dans le groupe azzurro, en la personne de Manolo Gabbidani. Et pour cause, les trois autres ont passé la limite d'âge depuis un moment. Il s'agit de Luca Toni, Antonio Di Natale et Fabio Quagliarella. 37 ans pour les deux premiers, 32 pour le troisième. Trois joueurs qui composaient le secteur offensif de la Nazionale à l'Euro 2008, les trois autres étant Cassano, Del Piero et Borriello. Un peu comme si les meilleurs buteurs français de la saison étaient Anelka, Henry et Gomis. Dans le souci d'un renouvellement, Conte n'a pas fait appel à ces briscards, mais au rythme où ça va... Et puis cela permettrait peut-être aux générations suivantes de se bouger. Qui sait.

Si les anciens résistent, c'est que les plus jeunes se tirent à l'étranger pour chercher la gloire. C'est le cas de trois d'entre eux présents lors du dernier Mondial. Tous se sont plantés. Balotelli est en train de flinguer probablement et définitivement sa carrière à Liverpool. Cerci, qui était parti avec plein de bonnes intentions à l'Atlético et un poil de dédain envers la Serie A, est revenu la queue entre les jambes au Milan. Seul Immobile tente de faire bonne figure à Dortmund, mais on parle déjà d'un retour. Les attaquants italiens traversent maintenant l'océan Atlantique pour poursuivre leur carrière. Giovinco et Osvaldo étaient dans les petits papiers de Conte, mais qu'importe. La fourmi est allée se remplir les poches en MLS. Pablo lui est rentré dans sa vraie patrie, où ça se passe plutôt bien d'ailleurs. Bientôt, les internationaux européens se taperont des vols transatlantiques pour rejoindre leur sélection. Qui l'aurait cru.

Babtous fragiles et oriundi


Conte a choisi de miser sur un duo titulaire composé de Ciro Immobile et Simone Zaza, déjà aligné lors de quatre des six premiers matchs de la nouvelle ère. Ça bouge, ça combine, ça court, mais ça marque peu. Tactiquement, ça correspond à du Antonio avec des avants-centres sacrifiés qui plantent peu, mais ça manque de charisme et d'assurance. La hype Zaza de l'automne dernier a débouché sur une saison décevante à neuf buts avec Sassuolo. Derrière eux, on trouve Pellè, émigré de longue date et muet depuis trois mois en Premier League. Les regards sont ainsi rivés sur Gabbiadini, sauveur de la patrie avant l'heure, et seul Italien titulaire indiscutable parmi les attaques des six premières équipes de Serie A. Et oui, Okaka est rentré gentiment dans le rang, Destro est allé se perdre au Milan, Insigne a laissé un genou en route, et Totti va sur ses 40 balais.


Devant le réservoir ridicule de sélectionnables qui concurrencera bientôt celui des Anglais en Premier League, le sélectionneur n'a d'autre choix que de se replier sur les oriundi. Un débat qui passionne toujours autant en Italie, mais qui mélange un peu tout et n'importe quoi. Il n'est pas rare de voir les cas de Fekir ou de Klose comparés à ceux des naturalisés italiens. Passons. D'un point de vue purement statistique, Vazquez et Eder rapportent 19 buts de plus en sélection. D'un point de vue technique, on aura la vitesse d'exécution du premier, la vista du second. Deux bons joueurs sans aucun doute, mais on peut émettre quelques doutes sur leur marge de progression. Tactiquement, Conte est au travail pour combler cette faille et saura trouver une solution. Toutefois, le peuple italien veut rêver et apprécierait qu'un leader offensif se dégage. Il n'exige pas un Baggio, un Totti ou un Del Piero et se contenterait même d'un Pepito Rossi. L'attaquant de la Fiorentina est sacrément abîmé, mais est sur le point de revenir. Une énième fois. En espérant que ce soit la bonne.

Par Valentin Pauluzzi
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