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Pepito mi corazon

Depuis le début de la saison, il est l’homme fort de la Fiorentina. Pepito Rossi est en train de retrouver toutes ses sensations, après deux saisons cauchemardesques passées loin des terrains. Ce soir, face à Naples, tout Florence attend un nouvel exploit de sa nouvelle coqueluche.

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Il y a deux façons d’entrer dans l’histoire d’un club. Par la petite, ou par la grande porte. Pepito Rossi, lui, a choisi la grande. Le 20 octobre, il y a dix jours, l’attaquant inscrit un triplé, le premier de sa carrière, face à la Juventus, permettant à son équipe de battre l’ennemi turinois pour la première fois depuis 15 ans. Un véritable coup de tonnerre sur la Serie A (première défaite de la Juve cette saison) et un coup de projecteur sur ce joueur que l’Italie toute entière est heureuse de retrouver. Car, sincèrement, après sa deuxième rupture des ligaments consécutive, on a bien pensé que c’en était fini de la carrière du joueur. Ou du moins, qu’il ne retrouverait jamais son niveau de Villarreal. Et pourtant, à la Fiorentina, Rossi revit. Malgré les deux années d’inactivité, il tient la route physiquement, joue pratiquement tous les matchs, et a déjà marqué 9 buts toutes compétitions confondues, soit plus d’un tiers des pions de son équipe. En attendant le retour de blessure de Mario Gómez, il est obligé de porter le secteur offensif de la Fiorentina sur ses épaules, et il s’en sort plutôt bien. Ce soir, dix jours après la victoire irréelle face à la Juve, le public du stade Artemio Franchi espère un nouveau coup d’éclat de son Pepito national.

Six mois, quatre mois et six mois

C’est un sacré pari qu’a fait la Fiorentina. Le 4 janvier dernier, alors que Rossi est en pleine rééducation (et que son club de Villarreal a été relégué en deuxième division), la Fiorentina débourse 10 millions d’euros + 6 de bonus pour s’attacher les services d’un joueur qui n’a pas mis les pieds sur un terrain de football depuis le 26 octobre 2011. Ce jour-là, sur la pelouse de Santiago Bernabéu, Rossi sort sur civière à l’heure de jeu, victime d’une blessure au genou. Le verdict tombe quelques heures plus tard : rupture des ligaments du genou, six mois d’absence. Ce n’est pas le premier à qui c’est arrivé, et pas le dernier à qui cela arrivera. Alors Rossi prend son mal en patience, se soigne et bosse dur pour revenir. Au mois d’avril, le joueur voit le bout du tunnel. La rééducation est terminée, et il va pouvoir venir filer un coup de main à son club dans le sprint final de la saison avec, pourquoi pas, un Euro sur la ligne d’arrivée. Mais là, le drame. Le 13 avril, un 13 qui porte malheur, Rossi se refait les croisés du même genou au cours d’un entraînement. Les médecins sont formels : il va falloir opérer, attendre quatre mois, opérer à nouveau, puis entamer une rééducation de six mois. En gros, pas de Rossi avant, au minimum, février 2013.

Un énorme coup dur pour Villarreal, relégué qui plus est quelques semaines plus tard en deuxième division, mais aussi pour la Nazionale, qui rêvait de le voir associé à Balotelli lors de l’Euro. Pendant de longs mois, Pepito va se faire oublier, passant son temps entre les cliniques et les centres de rééducation. Certains clubs pensent encore à lui, d’autant qu’avec la blessure, sa cote a largement baissé. Mais personne n’ose acheter un joueur qui vient de se déchirer les croisés deux fois de suite, et qui va, en tout, rester hors des terrains plus d’un an et demi. Le Napoli y pense, puis renonce. Finalement, c’est la Fiorentina, lors du mercato hivernal 2013, qui prend ses responsabilités, et qui décide de rapatrier le joueur en Serie A. Six ans après avoir quitté Parme, Rossi rentre donc en Italie, avec beaucoup de points d’interrogation sur son avenir. Lors de la toute dernière journée de championnat, Rossi est enfin prêt. Montella le fait débuter lors des dernières minutes de la saison, lui offrant ainsi son baptême avec le maillot florentin, 565 jours après son dernier match officiel. Bentornato.

Qui meilleur que lui en Nazionale ?


À Florence, Rossi est censé former un duo d’attaque de feu avec Mario Gómez. Sauf que, très rapidement, l’Allemand se blesse, et laisse Pepito seul sur le front de l’attaque. Pas de quoi effrayer l’ancien de Manchester United (et de Newcastle !), qui prend immédiatement à cœur son nouveau rôle retrouvé de leader. Il marque son premier but florentin dès la première journée de championnat, face à Catane, et fond presque en larmes, provoquant une énorme émotion dans le stade Artemio Franchi, qui l’a déjà adopté. La machine à buts tant admirée à Villarreal se remet en route. Rossi marque encore face au Genoa (doublé), puis contre l’Atalanta et l’Inter. Dimanche dernier, il réalise donc son chef-d'œuvre : un triplé contre la Juve, qui permet à la Fiorentina de remporter ce qui est pour le moment LE match de la saison. Forcément, c’est toute l’Italie qui imagine Pepito guider la Nazionale lors du prochain Mondial. Prandelli n’a jamais caché son affection pour le joueur et, même si Rossi n’a pas participé aux qualifications pour le Mondial (il n’a pas vraiment eu le choix, à vrai dire), il demeure l’un des choix privilégiés du sélectionneur.

Toutefois, Prandelli tarde à lui redonner les clefs du secteur offensif. Il l’a convoqué lors des deux derniers matchs de qualification et, malgré le fait que l’Italie était déjà qualifiée, il ne lui a offert que 17 minutes de jeu, en fin de rencontre, contre l’Arménie. Peut-être pour lui faire comprendre que rien n’est acquis et que Rossi va devoir rester au même niveau toute la saison pour décrocher une place de titulaire. En même temps, hormis l’inévitable (mais pas irremplaçable ?) Balotelli, quel attaquant italien peut prétendre, aujourd’hui, être meilleur que lui ? Osvaldo ? Matri ? Pazzini ? Giovinco ? Bah non. S’il tient le choc physiquement toute la saison, Rossi est incontournable en équipe d’Italie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’Enzo Bearzot l’a surnommé Pepito, en hommage à Pablito Rossi, l’homme qui avait emmené l’Italie sur le toit du monde en 1982. Mais en attendant le Mondial, en attendant le Brésil, il y a la Serie A, et il y a le Napoli. Un adversaire qui compte quatre points d’avance au classement, et que la Fiorentina a tout intérêt à battre pour continuer son petit bonhomme de chemin. Rossi a coché la date : 30 octobre. Deux ans presque jour pour jour après sa première blessure.

Par Eric Maggiori
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