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Pepe, le guerrier sacrifié

Soldat indéfectible de José Mourinho, Pepe devrait une nouvelle fois se retrouver sur le banc face à Galatasaray. La faute à une mauvaise conjoncture. Entre une blessure malvenue juxtaposée à l'explosion d'un Raphaël Varane époustouflant, c'est son avenir merengue qui s'assombrit.

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La nouvelle avait de quoi lui redonner le sourire. Aligné au milieu de terrain face à Majorque avant la coupure internationale, Pepe retrouvait sa place de titulaire au sein de la charnière merengue ce samedi. Aux côtés de son acolyte Sergio Ramos, il a fait le taf. Suffisant pour s'imaginer dans le onze du Real Madrid face à Galatasaray ? Négatif, mon capitaine. Cette titularisation saragossane, Képler Laveran Lima Ferreira – de son patronyme complet – la doit à la mise au repos de Raphaël Varane. Ménagé après avoir enchaîné ses deux premiers rendez-vous internationaux, c'est bien le jeune Français qui devrait se coltiner la paire Drogba-Yılmaz ce mercredi soir. « Je ne serais pas surpris de ne pas jouer. Je suis ici pour aider, mais nous avons une très bonne équipe. J'ai disputé beaucoup de matchs avec le Real Madrid et j'ai toujours eu cet état d'esprit » , admettait-il de son propre chef en début de semaine. Et on peut le croire sur parole : Pepe ne bronchera pas, encouragera ses coéquipiers, invectivera l'adversaire. Bref, il fera ce qu'il a toujours fait depuis son arrivée au Real Madrid : placer le collectif avant tout. Quitte à se prendre le retour de bâton en pleine pomme.

« Varane l'a supplanté  »

Cette soudaine mise sur le banc, Pepe ne la doit en rien à ses performances. Quasi irréprochable depuis le début de saison, il était même devenu l'une des coqueluches du Santiago Bernabéu. Pendant les semaines qui ont secoué l'institution merengue, il a tenu bon la barre du navire madrilène. Le 12 décembre dernier, alors qu'Iker Casillas et Sergio Ramos sont laissés au placard, il se pavane sur la pelouse de Balaídos – l'antre du Celta Vigo – brassard au biceps. L'expérience ne sera plus renouvelée. Et pour cause : le premier janvier, un communiqué laconique du Real Madrid annonce que Pepe a dû subir une intervention chirurgicale à la cheville droite. Cette blessure, le Portugais l'aurait contracté à force de jouer le mois de décembre avec une intense douleur : Pepe s'est sacrifié pour son entraîneur. Pis, il en est même devenu son « vicaire » – terme utilisé par Diego Torres, journaliste au País. Bon gré mal gré, José Mourinho expérimente différentes charnières. Sergio Ramos – un temps suspendu –, Ricardo Carvalho, Raúl Albiol et Raphaël Varane sont utilisés à tour de bras. Après trois essais concluants, c'est finalement le minot français qui gagne ses galons. Le 30 janvier, le Nordiste réussit une prestation monstrueuse face au Barça. Dominé, le Real s'en remet à la niaque, au talent et à la maturité du « fils de Zidane » . Le vrai début des emmerdes pour Pepe.

« Pour le moment, Raphaël Varane a supplanté Pepe au cœur de la défense du Real Madrid, juge Rafael Martín zquez, ancien membre de la Quinta del Buitre et aujourd'hui consultant à la radio Cope. Mais tout peut aller très vite dans l'autre sens également, à tout moment. Ce moment, c'est le prochain match, celui de dimanche, puis de mercredi, puis de samedi… Dans ce genre de cas, tu dois vivre seulement le présent et ne pas te projeter dans un futur plus ou moins lointain. » Que ce soit lors des chocs face à Manchester United et à Barcelone, Varane assure et s'impose. À tel point que José Mourinho ne peut enlever le Français de son onze type. Actuellement vu comme une évidence, le cas Varane est pourtant un iota plus compliqué. Recruté en 2011 pour une dizaine de millions d'euros sur le seul avis de Zinedine Zidane, le Special One doutait alors du niveau réel du Français. Ses premières apparitions devaient même servir d'électrochoc « Adán » pour Sergio Ramos – lorsque le gardien remplaçant du Real devait donner un coup de fouet à Iker Casillas. Conscient des progrès et du niveau du Lensois de formation, le Portugais doit se résoudre à lui faire confiance. Et ainsi adouber le travail de ZZ avec qu'il est en froid… Un joyeux bordel.


Un bon soldat est-il un soldat sacrifié ?

Aujourd'hui sous le charme du Français, José Mourinho a trouvé sa défense type. Et ce n'est pas le retour de blessure de Pepe qui y change quelque chose. Un véritable crève-cœur pour le coach de la Casa Blanca. Lors de la tempête du mois de décembre, son compatriote a été l'un des rares liens l'unissant avec un vestiaire sentant le soufre. Soldat du Mou, Pepe essaye ainsi de rabibocher l'effectif merengue avec son coach, se coltine les conférences de presse et les sorties en zone mixte avec un sourire et un « tout-va-bien » de circonstance. Bref, il se tape le sale boulot pour limiter la casse. Sauf qu'entre son dévouement à toute épreuve et son retour de blessure, l'atmosphère a changé du côté de Bernabéu. L'effectif et le corps technique se sont regroupés autour d'un objectif commun, « la Decima » , et un onze inamovible s'est enfin dégagé. « Je pense que Mourinho a trouvé une nouvelle charnière centrale avec Sergio Ramos et Varane, estime Aly Cissokho, latéral de Valence. Après, Pepe peut également jouer devant la défense pour ratisser tous les ballons qui passent devant lui.  » Un replacement possible, mais qui paraît peu probable, tant la doublette Khedira-Xabi Alonso est elle aussi indispensable… Alors qu'un départ de Mourinho se profile en fin de saison, se pose alors la question de l'avenir de Pepe au Real Madrid : le guerrier retrouvera-t-il son bouclier à temps ?

Par Robin Delorme, à Madrid
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