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Pepe, le Clasico de trop ?

Mercredi soir, Pepe a personnalisé la défaite du Real : coupable d'une faute de marquage flagrante sur le premier but blaugrana, et perdant tout contrôle de sa rude personne quand le Barça commença à étouffer les merengue. Le clasico de trop pour le portugo-brésilien ?

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A force, il va finir par incarner la série de clasicos la plus rapprochée et la plus électrique de l'histoire. Davantage que Messi, son héros récurrent, ou que Xavi, l'infaillible moteur catalan. La grande histoire qui lie Pepe au Barça a une date de naissance : le 27 avril 2011. Une minute aussi : la soixante et unième. Pour avoir écrasé sa semelle sur le tibia de Dani Alvès, le portugo-brésilien est exclu. Les images le prouvent : en réalité, Pepe n'a pas touché Alvès. Son carton rouge donnera matière à débat, entre ceux qui estiment que le latéral blaugrana aurait été sévèrement touché s'il n'avait pas retiré sa jambe, et ceux qui tancent la simulation du brésilien, expert en la matière, il est vrai.

La créature du Mou ?

Cette situation confuse va enfanter une bête. Réduit à dix, le Real va céder par deux fois dans la dernière demi-heure, et voir s'envoler son ambition de renouer avec la finale de la Ligue des champions. Mourinho a beau jeu alors de faire du corps arbitral le bouc-émissaire de la défaite merengue. Au sein de la Maison Blanche, Pepe fait figure de victime, plutôt que de coupable. Déjà quand il avait été suspendu dix matches pour avoir asséné deux coups de pied furieux au joueur de Getafe, Javier Casquero, le Real l'avait couvert. Pourquoi alors s'arrêter en si bon chemin, si ses dirigeants soutiennent ses accès de violence les moins excusables ?

Pour certains, Pepe serait la créature de Mourinho, celui qui lèverait le voile sur les consignes viriles et pas forcément correctes du Special One. Une lecture sans doute trop manichéenne et qui fait l'impasse sur le passé du portugo-brésilien, signalé pour ses comportements censurables bien avant son arrivée à Madrid, et celle du Mou chez les merengue. Alors, pourquoi Pepe est-il si prompt à disjoncter face au Barça ? Avant de tenter de répondre à la question, il ne faut pas négliger l'effet grossissant d'un clasico. Quand le franc-tireur madrilène avait signé deux interventions disproportionnées sur Cissokho et Lisandro en huitièmes de finale de Ligue des champions, aucun mouvement de révolte semblable à celui qui a suivi ce dernier clasico n'avait été observé.



Reste que mercredi soir, les torts de Pepe ont été flagrants. L'international lusitanien peut être montré du doigt sur trois actions : sur l'égalisation blaugrana, tout d'abord, où Puyol lui échappe, puis sur cette grotesque simulation, quand Fabregas effleure son visage, enfin, pour définitivement se mettre le monde à dos, sur ce piétinement de la main de Messi. Mais Pepe, plutôt qu'un bourreau au sang-froid, ne serait-il pas avant tout un être aux mauvaises manières trop sensible à la pression qui entoure un clasico ? Clairement, dans le plan anti-Barça échafaudé mercredi par Mou, l'ex de Porto occupait un rôle primordial, chargé de court-circuiter l'entre-jeu blaugrana et d'accourir au soutien de Ramos et Carvalho quand les Catalans se rapprochaient du but de Casillas. Jusqu'au but de Puyol, Pepe s'était acquitté de sa tâche avec mention. Un ton en-dessous toutefois de la demi-finale aller de Ligue des champions, où il fut clairement le meilleur joueur merengue jusqu'au moment de son expulsion. Mourinho avait d'ailleurs confessé qu'il considérait le polyvalent défenseur comme « indispensable » .

A y regarder de plus près, si Pepe incarne aujourd'hui la figure de l'ennemi n°1 sur la planète foot, son comportement outrancier se révèle simplement un miroir grossissant des faiblesses madrilènes. Face au Barça, les merengue perdent clairement, bien que dans des proportions diverses, le contrôle de leurs nerfs. Cela se manifeste par une inhabituelle fébrilité technique chez certains, par des tacles désespérés chez d'autres. Cela devient surtout flagrant dès que le tableau d'affichage concrétise la domination barcelonaise. Mais cette fois, même au sein de la Maison Blanche, Pepe risque de prendre cher. Le numéro 3 n'a pourtant pas été exclu, mais plus encore que son agression sur Messi, qui transforme même Rooney - qui le traite d' « idiot » sur Twitter - en policier des bonnes moeurs, en interne, c'est surtout cette faute de marquage que Mourinho risque de ne pas de lui pardonner. Devant l'exacerbation de la violence provoquée par les clasicos, certains avaient redouté qu'un drame finisse pas se produire. Au final, la première réelle victime de l'affrontement madrido-barcelonais pourrait se nommer Pepe. Belle ironie.

Par Thomas Goubin
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