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Pep l’Italien

Ce soir, le Barcelone de Josep Guardiola se déplace à Milan. L’entraîneur catalan connaît bien le coin. Il a passé deux années de sa vie 105 kilomètres plus à l’est, à Brescia, petite ville industrielle de la plaine du Pô. Car après une vie de joueur passée au Barça et avant de devenir ce qu’il devait être, Guardiola souhaitait une chose plus que tout autre : découvrir le football italien.

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C’était le 13 novembre dernier, et ça n’a surpris que ceux qui de Guardiola ne connaissent que le présent. C’était un match assez quelconque, entre la modeste équipe de Brescia, et la modeste équipe d’Ascoli. C’était la 15ème journée de Serie B, la seconde division italienne. Brescia s’inclinait tristement sur sa pelouse, 0-1. Pep Guardiola était dans les tribunes. Les supporters avaient, pour l’occasion, déployé une jolie banderole : «  Pep la fierté du passé, le rêve pour le futur  » . Après tout, les tifosi de Brescia peuvent rêver. Pep l’a dit et répété, un jour, il aimerait entraîner l’équipe de cette ville où il s’est si bien senti, après y avoir joué deux saisons.

Son histoire commence en 2001, après 11 ans passés à défendre les couleurs du FC Barcelone, son club de toujours. Gino Corioni, l’historique président de Brescia, se rappelle : «  Lorsqu’à 30 ans il a été « viré » du Barça, on a su qu’il avait envie d’une expérience à l’étranger. Je suis donc allé à Barcelone, pour le voir. Quand je l’ai vu, il m’a dit : « Je suis désolé, mais j’ai déjà un accord avec une équipe anglaise » . On a quand même commencé à parler, comme ça, et finalement, ça s’est fait. Il a aimé notre projet  » . Edoardo Piovani, le manager de l’équipe, se souvient pour sa part avoir été contacté par l’agent de Guardiola. « Deux choses lui plaisaient énormément : le fait de jouer avec Baggio, et d’être entraîné par Mazzone. Baggio, parce que Pep se disait que c’était très bien de jouer avec un grand champion, dans l’optique de jouer la prochaine coupe du monde. Et Mazzone, parce que cet entraîneur sait y faire avec les grands champions : il les traite avec une attention toute particulière » , détaille Piovani. Et puis, surtout, il y a cette envie de Serie A qui hante Guardiola depuis longtemps. Corioni, encore : « Brescia n’était pas non plus une équipe qui jouait les premières places, mais plus que notre projet sportif, je crois que c’était le fait de découvrir le football italien qui l’intéressait vraiment  » .

"Passez-moi la balle, et je m’occupe du reste"

Dans le vestiaire, la sensation est immense. Personne n’imaginait qu’un joueur comme ça puisse rejoindre Brescia la petite. Antonio Filippini, joueur de 95 à 2004 et maintenant entraîneur des jeunes pousses de Brescia, a la voix radieuse quand on lui demande d’évoquer ses souvenirs : «  On a tout de suite remarqué son humilité en fait. Il riait, il plaisantait, c’était vraiment le boy next door. Lors des déplacements, il posait souvent des questions sur l’histoire de Brescia, la ville, mais aussi le club. il était très curieux. En ville, il habitait à 50 mètres de la Piazza Arnaldo. C’est un endroit animé, avec bars, des restaurants, je pense que ça lui rappelait un peu l’Espagne  » . Sur le terrain aussi, Guardiola se fait remarquer. Filippini : « Il voulait toujours avoir la balle, alors qu’il était toujours encerclé de deux ou trois joueurs. Mais lui disait : « Si j’ai 2-3 joueurs sur moi, ça veut dire qu’ils ne sont pas sur vous, donc ça crée de l’espace. Passez-moi la balle, et je m’occupe du reste » . Voilà, c’était ça Pep  » .


Les performances de Pep donnent des envies aux plus grands clubs de la Botte. Marcello Lippi, alors entraîneur de la toute puissante Juventus, souhaite le faire venir. Près de dix ans après, Lippi se souvient : « Ce que j’aimais chez lui, c’était le fait qu’il était l’aiguilleur sur le terrain. Le point de référence, c’était lui » . Le transfert n’aura jamais lieu. Après une première saison à Brescia (et quatre mois de suspension pour dopage après un match contre Piacenza en novembre 2001, accusation dont il sera innocenté définitivement en 2009), Pep fait une pige d’un an à la Roma, durant laquelle il ne joue pas beaucoup. Il revient à la case départ en 2003. Il tira un jour le bilan de son aventure romaine : « Je me sens plus Bresciano que Romain, parce qu’il y a plus de choses qui me lient à mes deux années à Brescia  » . Puis, Pep commença son tour du monde, en signant dans un club du championnat Qatari. Dès qu’il le peut, Guardiola revient en Italie. À Brescia, où il a laissé beaucoup d’amis, où en Toscane, où il s’est offert une maison sur une colline verdoyante.

Par Lucas Duvernet-Coppola, à Rome
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