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Penot : "Larqué est très fort"

Hervé Penot, grosse plume de L'Equipe, était consultant dans "On refait le match" avec Saccomano. Il est désormais sur "France Foot l'Emission", le talk-show de Jean-Michel Larqué sur L'Equipe TV.

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Hervé, comment s'est passé ton transfert ?

Apparemment, Jean-Michel Larqué voulait travailler avec moi. C'est un honneur, une immense fierté. Pour les quadras comme moi, Larqué, c'est quelque chose. Concrètement, L'Equipe TV avait réussi un joli coup médiatique en le récupérant à sa sortie de TF1, devançant Canal+ notamment, alors il fallait faire une émission qui le fasse intervenir de la meilleure des manières. Je ne peux donc plus me rendre à « On refait le match » . C'est dommage, je prenais beaucoup de plaisir à faire cette émission avec Eugène, qui m'a permis de faire mes premières armes à la télévision. Mais ici, c'est un autre type de débat. On est plus sur le côté technique, moins sur la polémique. C'est la marque France Foot, il y a un standing à respecter. Du coup, on reste un peu plus sur le jeu, je peux d'avantage m'exprimer.


Il laisse vraiment les autres s'exprimer, Jean-Michel Larqué ?

Je vais te dire, il a quand même un sacré avantage puisqu'il a tout fait. Il a été joueur, dans les instances, journaliste ... surtout, il suit le football au jour le jour, il a donc une vraie connaissance et c'est très intéressant de l'écouter. Avec son point de vue extérieur et intérieur, il est très fort.


L'avantage pour un journaliste de presse écrite, lorsqu'on passe à la télé, c'est que les joueurs vous reconnaissent facilement.

C'est sûr, ça facilite grandement le travail d'approche. Les joueurs, même l'encadrement, ont l'impression que l'on fait partie de leur monde. On est très regardé dans le milieu. Chez eux, les télés tournent en permanence sur les émissions de foot. Mais ça fait 20 ans que je suis dans le milieu donc du monde, ça va, j'en connais.


La télé mène plus loin. Maintenant, on t'arrête dans la rue pour te demander des autographes. Comme les footballeurs.

Ca, à la rigueur, c'est vraiment secondaire. Il faut surtout ne pas être aveuglé par ce genre d'évènement. Moi, je ne suis rien. Ce qui fait que l'on sollicite mon avis, c'est parce que je suis envoyé spécial, je suis l'actualité au jour le jour. Alors il faut continuer, être le plus pertinent possible. Quand les gens regardent une émission, il faut qu'ils sentent que j'ai bossé. La légitimité, c'est regarder des matchs, encore et encore. Je n'arrive pas pour poser mes fesses sur un siège en attendant qu'on me maquille.


Pour être crédible, il faut donc rester journaliste à L'Equipe ?

Il ne faut pas oublier que la base, c'est d'aller sur le terrain. J'ai la chance de suivre le football africain. J'ai fait quatre ans Lyon, c'est ma cinquième année à Marseille ...


Justement, comment ça se passe avec les deux autres journalistes du quotidien à Marseille ?

Raphaël Raymond et Hélène Foxonet sont sur place, moi je fais des allers-retours. On se répertorie le travail, et on discute beaucoup car l'avis des autres est important. Maintenant, il n'y a pas de stratégie particulière. Il n'y en a pas un qui tacle, un qui passe la pommade. On écrit ce que l'on a envie d'écrire. On essaie d'être le plus juste possible. Par exemple, moi, ça m'énerve cette logique du « les absents ont raison » . De spéculer sur ce qu'aurait apporté la rentrée de tel ou tel joueur. J'ai toujours fait attention à mon choix de mots, je ne pense pas avoir manqué de respect à quiconque.


Lyon dans la période faste, Marseille pour le retour au sommet... Si la rédaction découvre que vous êtes un porte-bonheur, ils vont vous envoyer en équipe de France.

Bon, en même temps, Marseille, Lyon, c'est des gros clubs, il y avait des chances de vivre une belle aventure. Maintenant moi, ce que je préfère par-dessus tout, c'est le football africain. C'est ma passion, mon rêve, j'espère pouvoir le poursuivre.

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Ca veut dire qu'il avait réellement bossé avant de réclamer sérieusement que sur la main de Suarez, il n'y aurait pas dû avoir penalty mais but d'office....

Ca fait peur.
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