Pendant ce temps-là, à Manchester City…

Alors que certains se dorent la pilule aux USA, Manchester City a décidé de se délocaliser dans l’Empire du milieu. Le temps pour Mancini de fêter son nouveau contrat, de faire les yeux doux à Robin van Persie et de se rêver en Guardiola anglais. Le tout sans faire d’emplettes.

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Traverser la Manche

« On a été pas mal sur toute la compétition. En général avec dix points, les équipes se qualifient pour le second tour. Ça prouve que les gens avaient raison en estimant que notre groupe était le plus relevé. » Cela prouve surtout que Manchester City n’est pas encore un épouvantail dans le gotha européen. Même si Gaël Clichy fait bien de rappeler à quel point le comité de bienvenue des Citizens en Ligue des Champions était corsé (Villarreal, Naples, et le finaliste munichois), la chute mancunienne en a fait sourire plus d’un. Heureusement pour les fans du City of Manchester Stadium, le voisin d’Old Trafford a décidé de se mettre au diapason de la médiocrité.

Alors bien entendu, les Mike Summerbee et Colin Bell ont trouvé en Kompany and co de dignes descendants, capables de glaner 44 printemps après, une nouvelle timbale nationale. Sauf qu’aujourd’hui est déjà hier. Alors les Citizens regardent désormais à l’horizon. Et de l’autre côté de la Manche, ils imaginent déjà les contours d’une Belle aux grandes oreilles. Le gaucher de Toulouse a beau continuer « de penser que l’objectif principal est la Premier League parce que c’est ce que les fans veulent » , il avoue que « la Champion’s League serait également énorme » . Difficile d’imaginer que l’ambition de l’ami Mansour se limite aux belles provinces de la perfide Albion. Quoique, le 25 mai prochain, la finale est une nouvelle fois prévue à Wembley…

Tout pour Robin

Ce mercato est chiant. Très chiant. Malgré le vide comblé par les recrutements XXL estampillés PSG et Chelsea, le grand absent de ces marchés estivaux est bien Manchester City. Alors que le cheikh Mansour était plutôt adepte des folies (plus d’un milliard de livres déboursé depuis le rachat de City le 1er septembre 2008), il n’a toujours pas dépensé la moindre piécette depuis l’ouverture des hostilités. L’austérité aurait-elle saisi le magnat du pétrole ? Cette apathie a en tout cas le don de rendre furax Roberto : « Cette année sera encore plus dure alors nous devons améliorer notre équipe. Nous avons quelqu’un qui s’occupe de cela et nous espérons qu’il fait du bon boulot. » Le quelqu’un en question, Brian Marwood pour ne pas le citer, n’a toujours pas avancé sur LA cible du maître à penser Citizen : Robin van Persie.

Le striker batave, qui a annoncé son départ d’Arsenal, est actuellement dragué par la Juventus et le rival de United. Et à en croire les derniers ragots du Daily Express, ce sont les Red Devils qui auraient les préférences du natif de Rotterdam. Ici, pas de problème de trésorerie pourtant… « C’est un joueur fantastique, mais nous avons quatre attaquants, et avec ces attaquants, nous avons gagné le titre l’an passé. » Mancio a beau dédramatiser, il a les boules. Surtout que sa deuxième target se nomme Daniele De Rossi. Enfant de la Louve, les seuls arguments financiers ne devraient pas avoir raison de sa fidélité. Visiblement, Roberto Mancini a perdu l’habitude de prendre des râteaux.

Le temps des expérimentations

Sans emplettes, le squad des Citizens a tout de même une saison à préparer. Pas vraiment au top sur le marché asiatique, City veut y combler son retard sur l’ennemi de rouge vêtu. Mais ça, la bande à Kompany s’en carre. Elle a des pompes à effectuer, des kilomètres à encaisser, et quelques parties à jouer. Après une halte dans les Alpes autrichiennes, les voilà au chaud dans le nid de Pékin. En 180 minutes, l’artillerie offensive des Skyblues enfile cinq pions aux Gunners, puis aux modestes joueurs du Malaysia. Le temps pour la paire argentine Agüero-Tevez de faire très mal.

Mais la grande révolution de Man City sort du chapeau du ténébreux Roberto. Un 3-5-2 tout feu tout flamme où Zabaleta et Kolarov se la jouent Dani Alves et Jordi Alba. Mais ce schéma tactique sauce catalane n’en est pour le moment qu’au stade de l’expérimentation. « C’est une bonne chose d’avoir d’autres options et celle-ci a plutôt bien fonctionné. Qui sait, nous l’utiliserons encore à certaines occasions » , a admis le beau gosse de Gênes. Avec sa ribambelle d’attaquants de haut vol, Mancini pourrait se permettre d’envoyer sur les prés de Premier League une ligne Silva-Nasri-Touré-Tevez-Agüero. Et on en oublierait presque les Balotelli, Dzeko, Johnson. Et De Jong. Non, on déconne.

Mancini tout-puissant

Pour avoir rendu 576 mois plus tard The F.A. Premier League à City, Roberto Mancini s’est vu récompensé. Bim ! Le 9 juillet dernier, la prolongation est officialisée. Un bail de cinq belles et longues années lui est offert. Après avoir apposé sa signature au bas de ce gage de confiance, Roberto se déclare « très reconnaissant de pouvoir donner tous mes efforts à Manchester City pendant cinq saisons supplémentaires » . En somme, le blabla de circonstance. Il n’en reste pas moins qu’avec ce new contract courant jusqu’en 2017, le coach italien se voit confier les clés du camion sur du très long terme.

« Ce nouveau contrat permet à Roberto de se concentrer sur un grand challenge qui n’est pas seulement de défendre le titre national, mais aussi d’être compétitif pour les honneurs européens » , expliquait à sa manière John MacBeath, le directeur exécutif des Skyblues. Mais comme le rappelle l’ancien de la maison Danny Mills à la BBC Radio, « si Sergio Aguero n’avait pas scoré à trois minutes de la fin du match, Mancini aurait été viré et chercherait déjà un nouveau job » . Rien de plus vrai. Sauf que si prochaine fois il y a, l’Italien partira les valises pleines. Apparemment, ce ne serait pas l’argent qui serait un problème.

Par Robin Delorme
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Drew Jarez Niveau : DHR
Ils ont déjà signé un pré-contrat avec Cazorla, Podolski et Song.
Sofoot et les maths, c'est pas tout à fait ça.

44x12 = 528 et pas 576 !
FootAddicted Niveau : CFA2
Le seul intérêt pour City de recruter cette année serait pour ramner du "sang neuf"; Sinon ils ont largement l'effectif pour jouer sur tous les tableaux, notamment avec le retour en force de Tevez. Mais bon, un RVP et un De Rossi seraient vraiment la cerise sur le gâteau :)
Mouais fin le 352 c'est plutôt à Mazzarri ou à Guidolin qu'on le doit...
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