Pendant ce temps-là, à l'OM...

Les champions de France ont repris l'entraînement sous un soleil de plomb. Après quelques tours de terrain, César Azpilicueta, la nouvelle recrue, est venue se présenter au milieu de sa nouvelle direction. L'occasion pour Deschamps et Dassier de célébrer comme il se doit leurs retrouvailles avec les journalistes.

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La température ambiante étant de 43°c, la séance du jour ne servira pas à grand-chose pour les joueurs, si ce n'est à faire la connaissance d'Antonio Pintus, le nouveau préparateur physique. A ne pas confondre avec Guy Stephan, qui a la même silhouette. Lui, ça sera celui qui fait souffrir les joueurs. Autre nouvelle tête du staff, Nicolas Dehon, ancien entraîneur des gardiens du Havre et du PSG, qui trouve tout de suite son utilité. Avec lui, Souley Diawara a enfin un partenaire de fond de peloton lors des tours de terrain.


Devant la salle de presse, les journalistes ne sont pas en reste. Ils s'interrogent sur la réelle valeur de la recrue Azpilicueta. Avant de démarrer la conf', le président Dassier demande aux journalistes d'éviter de parler de l'équipe de France. Selon lui, la crise ne va malheureusement pas s'arrêter demain, alors autant lâcher les bonnes nouvelles qu'il a à annoncer pour l'OM aujourd'hui. « Si tu crois vraiment que ton avis sur l'équipe de France nous intéresse » grommèle un gratte-papier, dans un style bien plus efficace que celui d'Anelka. Côté bonnes nouvelles, donc, il y a la prolongation de contrat de Didier Deschamps. Il est désormais lié à l'OM jusqu'en 2012.


L'intéressé prend ensuite la parole. Au sujet de sa prolongation et de l'offre de Liverpool, l'entraîneur marseillais assure avoir toujours privilégié le projet sportif : « De toute façon, je demande aux joueurs de respecter leurs engagements. J'ai intérêt à faire de même » . Malin, le coach sait très bien que cette reprise avec les médias peut tourner à la foire aux questions transferts. Alors il prend les devants : « Je n'ai besoin de personne. Les joueurs qui sont là sont des joueurs de qualité. Ils portent le maillot de l'OM, ils s'impliqueront donc au quotidien. Changer pour changer ne m'intéresse pas. Il faut prendre des joueurs supérieurs, et, vous avez vu le marché, cela coûte très cher. Mais, je vous connais, vous allez quand même nous sortir des noms tous les jours » . Officiellement, le club s'attend donc à engager deux joueurs en plus de l'Espagnol. Et la Dèche ne nie pas que le poste de milieu défensif pourrait être le chantier prioritaire. Concernant l'effectif actuel, il compte sur Taïwo, même à un an de la fin de son contrat : « Gaby Heinze a l'occasion d'aller au bout de cette Coupe du Monde. Je sais bien qu'après ça, les mois qui suivent ne sont pas faciles. J'ai donc besoin des deux » . Ayew est lui jugé très intéressant : « C'est pour cela qu'avant même la Coupe du Monde, on avait pris la décision de le garder » . Quant à Morientes, Dassier concède qu'il va discuter avec lui, espérant voir le joueur partir en gentleman. DD évoque ensuite le Mondial sud-africain : « Je regarde tous les matchs. Mais je ne découvre pas les joueurs à la Coupe du Monde. S'ils sont bons, ils le sont avant, en club. Sinon, j'observe l'équipe d'Argentine, et, je ne suis peut-être pas objectif mais, quand je vois ceux qui jouent au milieu, j'ai une pensée pour Lucho. Au fond de lui, même s'il veut que son pays soit champion du monde, il doit aussi se dire qu'il pourrait y être » .


Peu de temps après, la nouvelle recrue débarque. Jeune, sourire ultra-bright, il pourrait avoir un rôle de serial killer dans une série américaine. José Anigo assure que la cellule de recrutement le suit depuis 2007, qu'il fait l'unanimité. Pour son premier discours, le joueur ne se met pas la pression : « Je suis venu parce que les dirigeants m'ont toujours montré qu'ils me voulaient. De l'OM, je connais Heinze, Lucho, Brandao (!). On me dit qu'il y a de la pression ici. Mais je ne connais pas un grand club européen où il n'y en a pas » . Concernant son poste, ça sera arrière droit et rien d'autre : « C'est à ce poste que je prends le plus de plaisir et c'est à ce poste que je serai titulaire » . Avant de partir, on lui demande son surnom. Il répond en s'exprimant dans un français très correct : « Vous pouvez m'appeler Azpi. Ou César, c'est comme vous voulez » . Et son coach d'avoir le mot de la fin : « César à Marseille... et pourquoi pas Marius ? »

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