Pendant ce temps, c'était la Cup...

Bien sûr, ce week-end Manchester United a repris la tête de la Premier League et Arsenal se rapproche de la pole. Mais l'événement pourtant c'était la Cup, non ?

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Il semble loin le temps où Billy Bremner, capitaine emblématique de Leeds, bardé de titres, pouvait se permettre de dire qu'il échangerait tout son palmarès contre une seule victoire en Cup. La FA Cup reste la plus vieille compétition du monde (création en 1872), mais ne passionnerait plus guère les joueurs et les clubs. Comme un symbole, au début des années 2000, Ferguson n'inscrivit pas son équipe dans la compétition, privilégiant le championnat du monde des clubs. La réprobation unanime du monde du foot briton, et en particulier celle des fans qui y virent une nouvelle preuve des dérives du club, poussa cependant Ferguson à regretter ouvertement cette initiative. On n'a pas encore le droit de se moquer de la Cup de l'autre côté de la Manche.


D'ailleurs les membres du Big Four ne mettent pas d'équipe bis dans cette compétition, mais plutôt des équipes légèrement mixées ou leurs meilleurs joueurs s'il faut sauver sa saison. C'est souvent un gros qui gagne la FA Cup. Si l'on met de côté l'édition 2008 enlevée par Portsmouth contre Cardiff, la FA Cup n'échappe pas à un membre du Big Four depuis 1996 et la dernière finale sans un de ses membres date de 1991. Et si la Cup a perdu de son lustre, les supporters y sont eux très attachés, en particulier ceux des divisions inférieures et ceux des équipes de Premier League qui cherchent la reconnaissance. Et puis, existe-t-il une autre coupe nationale retransmise aussi copieusement que la Cup sur France 4 depuis deux ans ? On voit plus de matchs en France de la FA Cup que de la Coupe de France.

Plutôt Fulham-Spurs que Wolwes-MU


Ce week-end, la FA Cup a été fidèle à elle-même, avec son lot de belles histoires, de retournements de situation, de matchs tranquilles et de rencontres typiquement british. Sans oublier qu'il faudra un légendaire “replay” pour désigner le dernier demi-finaliste. Bref, à 18h30 samedi, il valait mieux se brancher sur Fulham-Spurs que se payer l'ennuyeux Wolves-Manchester United. Un vrai match anglais, vivant, passant d'un but à l'autre, sans temps morts. Un bon vieux derby des familles. Sans but, et alors ? Ça donne droit à un “replay” à White Hart Line. Les “replays” ont fait la légende de la Cup. En 1980, Arsenal et Liverpool avaient joué quatre matchs pour se départager. Aujourd'hui, on ne va pas plus loin qu'un deuxième match. Le foot perd beaucoup en étant raisonnable.

Piquionne ne dépose pas le bilan


La belle histoire est celle de Porsmouth, à l'agonie en championnat du fond de sa dernière place et qui vient d'être mis en redressement judiciaire. En attendant de savoir si 9 points vont bien lui être enlevés en championnat, histoire de plomber un peu plus l'affaire, les caves se sont rebiffés en écartant un FC Birmingham pourtant solide en championnat. 2-0, deux buts de Piquionne dont on était sans nouvelles ou presque depuis son départ de notre championnat. Du coup, l'équipe du sud de l'Angleterre rêve de refaire le coup d'il y a deux ans quand elle incarnait un peu le renouveau du foot d'outre-manche. Tout ça sans toucher son salaire régulièrement. Mais comme le dit l'ancien Lyonnais, « c'est quand même moins dur pour les joueurs que pour les salariés du club » . Il devait vouloir dire les salariés normaux.

Carew réveille Aston Villa


Pour le retournement de situation, c'est à Reading qu'il fallait être. Après une première mi-temps d'enfer, les pensionnaires de la L2 anglaise, qui ont sorti Liverpool notamment, avaient deux buts d'avance. Mais comme le dit leur manager Brian McDermott (peut-on faire autre chose que du foot avec nom pareil ?) : « On se méfiait du retour des vestiaires. On savait qu'ils avaient les joueurs ayant le potentiel de renverser la situation. Ils ont la puissance, la vitesse et la qualité pour revenir. Il fallait que l'on tienne les dix premières minutes après la pause... » . En dix minutes, entre la 47ème et la 57ème, les Villains ont remis les choses en ordre (4-2 au final), démontrant qu'ils sont bien l'une des formations les plus solides de la saison et un candidat plus que très sérieux à la quatrième place qualificative pour la Champion's League. John Carew, encore un ancien Gone, en a profité pour réaliser un hat-trick. Pas souvent titulaire depuis l'arrivée d'Emile Heskey, il joue les remplaçants de luxe et carbure dans la compétition puisqu'il avait déjà planté deux fois au tour précédent.

Chelsea tranquille dans le nouvel épisode du feuilleton Terry


Chelsea n'est plus leader de la Premier League mais peut toujours conserver la Cup. Et John Terry montrer ses biceps à la foule après une nouvelle preuve dont on ne sait pas trop quoi... A vrai dire, le feuilleton est lassant. Lampard et Terry, buteurs, ça a un côté Chelsea à l'ancienne, à l'anglaise. On reste sur sa faim et on attend le match retour contre l'Inter pour savoir comment va tourner la saison des Blues et de leur capitaine. Mourinho t'a aimé, Mourinho te tuera !

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