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  2. // Les penaltys qui ont marqué l'histoire

Penaltys de légende (3e) : Panenka, Antonin Panenka

« Il est impossible d’imaginer un moment de tension plus grand que le penalty. Deux hommes face à face. C’est un duel comme au XIXe siècle » , écrit Julio Llamazares. Vrai. Dans le jeu ou lors d’une séance de tirs au but, raté ou réussi, en tribune ou sur le poteau, du pointard ou du talon, voilà 100 histoires de penaltys. Troisième : la légende Antonin Panenka en finale de l'Euro 1976.

Modififié

#3: Tchécoslovaquie-RFA - 1976

  • Tchécoslovaquie-RFA, finale de l’Euro, 20 juin 1976

  • La première panenka n’a pas été tirée par Antonin Panenka. En finale du Mondial 1974, Johan Neeskens s’élance pour ouvrir le score dès la deuxième minute dans l’idée de tirer à gauche, mais change d’avis au tout dernier moment : ce sera à droite. Finalement, la balle part au milieu, hors d’atteinte de Sepp Maier. La Hollande vient d’ouvrir le score sur un tir raté. Si l’Allemagne de l’Ouest n’avait pas remporté la finale, la « neeskens » serait peut-être aujourd’hui aussi culte que la madjer ou le cruyff turn... Au lieu de ça, le penalty placé au milieu a été magnifié par un meneur de jeu tchécoslovaque en finale de l’Euro 1976.

    Le déclic d’Antonin Panenka intervient lors d’un match de championnat des Bohemians de Prague contre Plzeň. Penalty raté, penalty à rejouer, penalty encore raté. Désormais, c’est sûr, après ce double échec, Panenka va multiplier les entraînements dans cet exercice avec son coéquipier et gardien, Zdeněk Hruska. Les deux hommes parient de l’argent, des chocolats ou parfois une bière. « Au début, il fit beaucoup d’arrêts, tout simplement parce que c’était un bon gardien. Après quoi, j’ai réfléchi à d’autres moyens de marquer, retrace Panenka. Une nuit où je ne dormais pas, j’ai pensé à ceci : je savais que les gardiens choisissaient généralement un côté, mais si vous frappiez très fort (au centre, ndlr), ils pouvaient quand même l’arrêter du pied. En revanche, si le contact avec le ballon était plus léger, il leur serait impossible de faire demi-tour pour repousser le ballon. » CQFD.

    Verdict ? « J’ai essayé avec Hruska et j’ai commencé à remporter tous nos duels. Je grossissais à vue d’œil à force de gagner du chocolat.  » Dès lors, Panenka se met à tenter ce geste en match officiel, souvent avec succès. C’est simple, il a entièrement confiance dans son geste, même face à des gardiens qui connaissent sa spéciale. Comme le dit Panenka, « un gardien qui reste debout et encaisse un penalty se verra toujours soupçonné de n’avoir pas tenté un arrêt » .

    Le 20 juin 1976, la Tchécoslovaquie, surprise de l’Euro, affronte en finale l'Allemagne fédérale, championne du monde et tenante du titre. Quelques heures plus tôt seulement, le président de la Fédération allemande a obtenu qu’en cas de match nul, la décision se joue aux tirs au but et non pas lors d'un match à rejouer avec des joueurs cramés. La Tchécoslovaquie se rapproche de l’exploit, mais Hölzenbein égalise de la tête pour la RFA à la 89e minute. 2-2 après la prolongation, c’est la première fois qu’un tournoi majeur se joue aux tirs au but. Les joueurs des deux sélections ont eu vent de la règle en rentrant de l’échauffement, personne ne s'y est préparé ! Les sept premiers tireurs froissent les ficelles, puis Uli Hoeness tire au-dessus. Panenka a la balle de match.

    Une longue course d’élan rapide pour brouiller les pistes de Sepp Maier et, comme face à Neeskens, le gardien allemand se retrouve impuissant face à cette frappe au milieu. Sauf que cette fois, ce n’est pas un raté, mais un chef-d’œuvre. Une feuille morte qui retombe magnifiquement dans les filets. Panenka laisse son nom à jamais dans les annales du football. « Je me voyais comme un homme de spectacle et j’ai considéré que ce penalty serait un reflet de ma personnalité. Je voulais donner aux supporters quelque chose de nouveau, créer un événement dont ils pourraient parler, venir avec un truc que personne n’attendait... Je voulais qu’avec moi, le football soit autre chose que quelques coups de pied dans un ballon. » Et s'il l'avait ratée ? Sous le régime communiste, Antonin Panenka a une petite idée de ce qui lui serait arrivé : « Trente ans à la mine. »

    Vidéo

    tous propos tirés de Onze mètres, la solitude du tireur de penalty, par Ben Lyttleton, éditions Hugo Sport
    Par Florian Lefèvre