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Pelizzoli : « Je n’aurais jamais dû aller en Russie »

Portier de la dernière Atalanta capable de lutter pour l’Europe et de la Roma de Capello vice-championne d’Italie 2004, Ivan Pelizzoli était considéré comme un des futurs grands gardiens italiens avant de perdre progressivement pied. On le retrouve aujourd’hui à Piacenza en Lega Pro.

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Tu as joué dans une dizaine d’équipes, mais Roma-Atalanta, ça reste ton match.
Tout à fait. Ce sont les deux clubs qui m’ont le plus marqué. J’ai été formé à l’Atalanta et c’est là-bas que j’ai été lancé dans le football de haut niveau, tandis que la Roma m’a fait vivre quatre années inoubliables.

Ton Atalanta (saison 2000-01, ndlr) était la dernière à avoir réussi une si belle saison, mais elle lâcha prise sur la fin.
On était jeunes, on a eu une baisse de régime qui était avant tout physiologique et cela ne nous a même pas permis d’aller en Coupe de l’UEFA. Cette fois, il ne faut pas se louper, le match contre la Roma, mais aussi celui contre la Juve seront fondamentaux pour rester dans la course. Je suis toujours l’Atalanta de très près, tout comme la Roma d’ailleurs.

Comment es-tu arrivé à la Roma en 2001 ?
C’est Capello lui-même qui m’a voulu. Cet été-là, beaucoup de portiers ont été transférés, Buffon est passé de Parme à la Juve, Toldo de la Fiorentina à l’Inter, moi à la Roma et ainsi de suite. Cette dernière cherchait un titulaire ou un remplaçant. On a été mis en concurrence dès le début avec Francesco Antonioli, d’ailleurs, c’est moi qui suis aligné lors de la victoire de la Supercoupe qu’on a gagné contre la Fiorentina, puis ensuite les quatre premiers matchs de championnat. Mais on avait mal débuté et je payais le passage dans un grand club. Antonioli a donc rejoué et très bien d’ailleurs. La saison suivante, on se partage le championnat, et la troisième, je deviens titulaire.


La fameuse saison où tu restes invaincu 792 minutes et que tu encaisses seulement 14 buts en 31 matchs.
J’ai reçu la « Saracinesca d’oro » pour la défense la plus imperméable d’Europe. Le mérite revenait à tout le monde, c’était une équipe formée et faite pour gagner, le problème c’est qu’on est tombé sur le Milan qui a gagné les deux confrontations directes. C’est vraiment ça qui a fait la différence, peut-être qu’on n’a pas tenu la pression.

Tu as alors 24 ans, tu as fait tes débuts en Nazionale, tout te sourit à ce moment-là.
J’ai enchaîné sur les J.O à Athènes où on gagne la médaille de bronze. Quand je reviens à Rome, on avait changé de coach, Prandelli ayant dû s’en aller pour un problème familial, ça a été une année catastrophique pour toute l’équipe et dans ce cas, le gardien est un des premiers accusés. En outre, j’ai subi des blessures qui m’ont toujours conditionné, je n’étais jamais à 100 %.

C’est à partir de là que l'on perd trace de toi...
À la fin de cette saison, la Roma m’a dit de rester, mais pour être remplaçant, ça ne me disait rien, je suis donc allé à la Reggina où j’ai joué deux ans en Serie A. Peut-être que si j’étais resté dans la capitale, j’aurais joué, mais avec les « si » hein...


Sans manquer de respect à la Reggina, il n’y avait pas mieux qu’elle, un an seulement après tes stats de fou avec la Roma ?
Eh non... le problème c’est que seule, elle me voulait vraiment, je serais allé volontiers au Milan, à l’Inter, la Fiorentina ou l’Udinese, or, une seule saison négative a suffi pour faire oublier mes précédentes prestations...

Que retiens-tu de ton expérience au Lokomotiv Moscou de 2007 à 2009 ?
J'ai beaucoup appris et apprécié la vie, Moscou étant une ville fantastique, mais pour le foot, ce n’était pas ça. Le niveau n’était pas très élevé, c’est un style très différent, j’ai mis du temps à entrer dans leurs mécanismes. J’ai attendu quatre, cinq mois pour jouer, j’ai été aligné pendant un an, puis on m’a exclu du groupe pro pendant six mois sans explications. Et je me suis pété l’épaule par-dessus tout. Il n’y avait rien qui allait.

C’est ce choix de carrière qui te sort du marché des gardiens italiens.
Ça oui, ça a bloqué ma carrière, ça me l’a même coupée net. Je n’avais pourtant que 27 ans.

Pendant dix ans, tu as changé régulièrement de club, tu es même resté sur le carreau dernièrement.
Oui, je me suis entraîné l’an passé avec la Grumellese, une équipe de Serie D, je ne les remercierai jamais assez, car cela m’a permis de rester en forme et de signer à Vicenza en mars. Rebelote cette saison où j’étais vraiment sur le point de prendre ma retraite, si Piacenza m’avait appelé en décembre plutôt qu’en novembre, c’était trop tard. J’avais décidé de commencer à suivre les cours pour devenir entraîneur des gardiens.

Qu’est-ce qui te pousse à continuer à 37 ans en troisième division et avec un glorieux passé ?
L’envie de jouer ! Sans cela, je ne me serais pas entraîné quatre mois à -5 degrés sur un synthétique à 18h...


Un ancien titulaire de la Roma de Capello ne peut pas passer inaperçu à Piacenza en Lega Pro, non ?

Pour les autres peut-être, mais moi je reste tranquille, humble, je bosse et je me mets au niveau, aussi parce que physiquement j’étais en retard. Ici, le club est très suivi par les supporters, ils ont fait la Serie A et Serie B. Puis j’ai trouvé un groupe fantastique avec des bons joueurs et surtout des bons gars. D’ailleurs, il y a un Français, Anthony Taugourdeau, c’est un super joueur, je ne comprends pas pourquoi il joue seulement en Lega Pro, il mérite au moins la Serie B.

Es-tu satisfait de ta carrière ou tu penses que tu aurais dû faire plus ?
Je n’aurais jamais dû aller à l’étranger, mais tout le reste, je l’ai toujours fait à 100 % en m’impliquant à fond, je ne pouvais pas faire autrement. Avec Pescara en Serie A, je fais un beau championnat, si bien que l’Udinese me voulait, mais on n’a pas voulu me faire partir et l’année d’après, j’ai fini à la Virtus Entella parce que plus personne ne me voulait. Mais je ne peux pas me plaindre, j’ai fait ma petite carrière, j’ai joué avec des top players et dans des grands stades.


Pas de mélancolie alors ?
Je le répète, la seule chose que je n’aurais pas dû faire, c’est aller en Russie. Ailleurs à l’étranger ok, en Angleterre, en France, mais pas dans un championnat mineur.

Tu fais partie d’une génération de portiers qui a souffert la comparaison avec Buffon qui est de deux ans ton aîné.
Ce n'est pas qu’on a souffert, on a été à la fois chanceux et malchanceux d’avoir un monstre comme Gigi. En Nazionale, il n’y a que lui qui jouait, même pendant les amicaux, mais à l’entraînement, on apprenait énormément. C’est le top à son poste depuis 25 ans, et c’est le numéro un sur et en dehors du terrain.

Tu as fréquenté aussi Mattia Perin, l’ex-numéro 2 de la Nazionale.
Oui, à Pescara et Padova où on a alterné au poste de titulaire. C’est un gardien très fiable, un bon gars, mais très malchanceux, il a déjà eu trois grosses blessures, deux fois les ligaments du genou et une fois l’épaule. Le connaissant, je pense qu’il redeviendra à son niveau, mais ce sera compliqué d’être plus fort.

Enfin, es-tu retourné en Russie ?
Non, mais juste parce que je n’ai jamais pris le temps de renouveler mon visa !

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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