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Pelé, la tête dure

Le football a eu son équipe totale avec l'Ajax et les Pays-Bas de 70. Il a également eu son joueur total avec le Roi Pelé, aussi bon des pieds que de la tête.

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C'est la première Coupe du monde diffusée en couleurs, et les hommes de Mario Zagallo font figure de favoris. Autant dire que le peuple brésilien est aux premières loges pour assister à l'envol de leur Roi. Après une mise à l'écart volontaire de deux ans – Pelé préférant digérer les agressions et la déception du Mondial 66, seul dans son coin – il revient en 70, remonté comme un coucou. Et durant toute la compétition, il s'emploie à dévaliser tous ses adversaires, les uns après les autres. Bien aidé par Jairzinho, Tostão, Rivelino ou encore Carlos Alberto, il marche chronologiquement sur la Tchécoslovaquie, l'Angleterre, la Roumanie, le Pérou et l'Uruguay avant de retrouver l'Italie, en finale, dans un stade Azteca bouillonnant.

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Et à la 18e, après une touche bien dégueulasse, centrée en galère par Rivelino, le Roi s'envole. Littéralement. Une détente verticale complètement folle. Un décollage de fusée. Du haut de son petit mètre 70 (la taille d'Iniesta), il prend plusieurs dizaines de centimètres sur Burgnich, l'un des meilleurs défenseurs centraux de l'histoire, et pique son ballon dans les filets d'Albertosi. 1-0. Malgré l'égalisation un quart d'heure plus tard de Boninsegna, plus rien n'arrêtera le Brésil. Et pour couronner le tout, c'est sur une autre douceur des cheveux de Pelé que la Seleção touchera le Graal : une remise de la tête millimétrée pour Jairzinho, qui n'a plus qu'à bombarder le gardien italien. Finalement, le Brésil s'impose 4-1 : le Roi est porté en triomphe, c'est déjà sa troisième couronne.

La tête dans les étoiles


C'est aussi durant cette Coupe du monde que Pelé offrira à Gordon Banks l'un des plus beaux arrêts de l'histoire. Deuxième match de poule contre l'Angleterre, un coup de tronche monstrueux que le gardien de Stoke sort, miraculeusement. Après ce match, il marquera le coup d'un désormais culte : « J'ai marqué un but, mais Banks l'a arrêté » , histoire de dire que son geste, sa détente, son coup de casque étaient parfaits.

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Car il n'y a pas vraiment à tortiller : Edson Arantes do Nascimento est l'un des meilleurs joueurs de tête de l'histoire. C'est d'ailleurs pour cette raison que ses défenseurs, ou lui-même, le considèrent comme le meilleur joueur de tous les temps. En 2006, retraité depuis bien longtemps, mais toujours aussi irrité par les comparaisons avec son plus grand rival argentin, il déclare : « Depuis vingt ans, on me pose la même question : qui est le plus grand ? Pelé ou Maradona ? Et moi, je réponds que tout ce que vous avez à faire est de regarder les faits. Combien de buts a-t-il marqués avec son pied droit ? Avec la tête ? »


Tout ça pour dire qu'il savait tout faire : défendre, courir, dribbler (des deux pieds), tacler, centrer (des deux pieds), frapper (des deux pieds), passer (des deux pieds), sauter plus haut que tout le monde et donc se servir de sa tête. Pour penser, réfléchir, mais aussi pour casser un ballon avec son front et le déposer là où il le souhaitait. Et pas que contre des équipes en carton ou dans des instants sans importance. En 58, en finale (encore) du Mondial contre la Suède, il marque le but de la victoire, du crâne, coincé entre deux défenseurs et sur un centre venant dans son dos. Immense. Surtout qu'il devient le plus jeune vainqueur de la Coupe du monde, à seulement dix-sept ans.

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Après le match, Sigge Parling, défenseur et martyr suédois, s'incline et reconnaît le volume de jeu hors du commun du phénomène : « Après le cinquième but, j'avais envie de l'applaudir. »

Coup de boule et melon


De nombreux buts de la tête, donc. Mais aussi des coups de sang et un coup de boule. En 64, lors d'un tournoi ponctuel organisé au Brésil, la Copa de las Naciones, l'Argentine sait qu'elle va ramer contre une Seleção forte de deux titres consécutifs en Coupe du monde. Alors, elle décide de sacrifier un joueur et de lui donner une mission ingrate : Mesiano devra coller Pelé pendant tout le match et ne jamais le lâcher, sous aucun prétexte. Une mission parfaitement remplie, puisque privé de ballon pendant une bonne partie du match, le numéro 10 brésilien va péter un câble et briser le nez de l'Argentin.


Finalement, difficile de recenser le nombre de ses buts qui ont été inscrits de la tête, parmi ses 1281 officiels, mais une chose est sûre : il a bel et bien marqué l'histoire du foot de son visage, de son sourire, de son front et de son melon. Quand il se remémore ce but en 70, le Roi ne peut s'empêcher d'y ajouter un soupçon d'arrogance. C'est plus fort que lui et c'est aussi ce qui fait son charme : « J'ai ressenti quelque chose de spécial après ce but, parce que j'ai marqué de la tête. Mon père, qui était joueur lui aussi, a marqué une fois cinq buts de la tête dans le même match. C'est un record que je n'ai jamais pu battre. »

Par Ugo Bocchi
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