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Pedro, Super trooper

Après une première saison compliquée à Chelsea, Pedro renaît cette saison sous l’impulsion d’Antonio Conte. L'entraîneur italien est en train de refaire de l’Espagnol un soldat de l’ombre déterminant pour le collectif des Blues, dans la veine de ses plus belles années barcelonaises.

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En bon général désireux de remporter la Premier League, Antonio Conte a su organiser les troupes à sa disposition. La hiérarchie est claire, les rôles précisément répartis : David Luiz, Cahill et Azpilicueta sont les tauliers de la défense, Alonso et Moses les infatigables besogneux qui multiplient les courses sur l’aile, et Eden Hazard et Diego Costa assument leur statut de stars devant, en martyrisant les défenses adverses. Et puis il y a Pedro. Le trooper multitâche d’Antonio Conte, qu’on oublie plus volontiers que ses compères d’attaque. Alors que le petit Espagnol avale les kilomètres sur son aile, multipliant les appels et replis défensifs, les décalages et passes dans l’intervalle pour faire briller les individualités des Blues. Un registre qui a su faire de lui un joueur fondamental du côté de Barcelone et qu’il s’est réapproprié cette année, après une première saison douloureuse outre-Manche.

Parti à contrecœur


À l’heure de faire l’inventaire des exploits du Barça de Guardiola, son nom ne fera sans doute pas partie des premiers cités. Ceux de Xavi, Iniesta, Messi et Puyol viendront avant le sien. Mais Pedro n’en a jamais vraiment eu cure. À Barcelone, il a notamment remporté cinq Liga et trois Ligues des champions. Alors, peu lui importe de rester dans l’ombre des géants avec qui il a partagé tous ses titres. L’essentiel était de jouer et de mettre son talent d’ailier virevoltant au service du collectif blaugrana. Un onze de rêve, où Pedro avait su se faire une place, y disputant plus de trois cents matchs, y marquant près de cent buts. Puis Luis Enrique est arrivé à la tête du Barça. Et les arabesques de Neymar ont progressivement pris le pas sur les courses de Pedro, qui se voit alors relégué à un rôle de joker de luxe.


L’Espagnol est ainsi contraint de rejoindre Chelsea pour gagner en temps de jeu. Un départ à contrecœur, comme le reconnaissait le joueur. « Je ne veux pas partir de Barcelone, mais c’est une situation complexe. Ce n’est pas un problème d’argent. Je veux jouer et Luis Enrique préfère d’autres joueurs... J’ai toujours donné le meilleur pour le club, mais je suis ambitieux et je veux jouer le plus possible. » La rupture avec Barcelone sera difficile à digérer pour l’ailier, dont la première saison à Chelsea est placée sous le signe de la déception. Biberonné de longues années au tiki-taka barcelonais, Pedro a un mal fou à intégrer les exigences physiques de la Premier League. Ses performances décevantes vont ainsi de pair avec la saison des Londoniens, tristes dixièmes du championnat. De quoi réveiller chez Pedro les souvenirs de ses années catalanes, au début du mercato d’été 2016 : «  J'ai vécu à Barcelone pendant onze ou douze ans, ma famille et la plupart de mes amis sont de là-bas. Les fans m'adoraient, je me sentais valorisé par le club... J'espère pouvoir y retourner... J'ai parlé à beaucoup de personnes qui veulent que je revienne. »

L’homme fort de Conte


Une nostalgie montante dont va rapidement l'extirper Antonio Conte. Pedro a beau être sous le feu des critiques, l’Italien compte bien faire de l’ex-Blaugrana un rouage essentiel du collectif des Blues. D’abord en le responsabilisant, lui accordant pas moins de douze titularisations en Premier League cette saison. Ensuite, en faisant confiance au sens aiguisé du collectif de Pedro, qui ne brille jamais autant que quand on lui laisse mettre son talent au service de celui des autres. Si Hazard et Costa attirent davantage la lumière des projecteurs, le travail de l’ombre du soldat Pedro est tout aussi fondamental au bon fonctionnement du système de Conte.


L'ancien coach de la Juve le sait : il a trouvé en Pedro un inusable couteau suisse sur l’aile droite, capable de se sacrifier pour l’équipe si nécessaire. L’Espagnol ne peut, lui, que se réjouir du management intuitif de l’ex-gourou turinois, qui a su immédiatement valoriser ses qualités : « La chose qui m’a vraiment surpris à propos d’Antonio, c’est comment il a réussi à améliorer l’équipe si rapidement. C’est un personnage fort, un type passionné, et il est très émotif. Il est toujours à l’affût. Il crie et pousse tout le monde à aller un peu plus loin. Je pense que cela nous aide. »

Parfait joueur d’équipe


Un retour finalement logique sur le devant de la scène, pour un joueur qui n’avait connu aucune fausse note majeure jusqu’à sa première année difficile à Chelsea. Et dont l’investissement collectif et le professionnalisme n’ont jamais cessé d’être loués par ses entraîneurs et coéquipiers. Notamment par Pep Guardiola, qui en avait fait l'un de ses chouchous absolus lorsque son Barça roulait sur l’Europe toute entière : « S’il était brésilien, il s’appellerait Pedrinho et on n’aurait pas eu assez d’argent pour le faire venir. Il est devenu absolument vital pour nous. C’est un modèle. Il est l’image du Barça » . Même son de cloche du côté de Thierry Henry, qui voit tout simplement en Pedro le prototype du « coéquipier parfait » : « Il ne se plaint jamais, il ne crée jamais de problèmes, c'est un joueur d'équipe qui possède exactement ce que vous recherchez chez un footballeur, que vous soyez son partenaire ou son boss. »


Aujourd’hui, c’est au tour de l’ex-entraîneur de la Nazionale de se répandre en compliments sur l’ancien joueur du Barça. Lorsque la Gazzetta dello Sport lui demande quels sont les joueurs essentiels à la très bonne première moitié de saison des Blues, l’ex-Bianconero nomme ainsi sans hésiter Pedro, qu’il qualifie ni plus ni moins de « joueur parfait pour son 3-4-3 » . L’Italien, qui confiait avoir lu L’Art de la guerre en juin dernier, n’ignore pas qu’un bon chef militaire doit pouvoir compter sur la discipline et l’implication constante de ses troupes. Et avec Pedro, le général Conte sait qu’il a trouvé le soldat parfait pour appliquer à la lettre ses plans de bataille.

Par Adrien Candau
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