Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 17 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 15e journée
  3. // Getafe/Barça

Pedro Léon, la blague pas drôle

Interdit de jouer par la LFP, squeezé par son propre président, rendu muet par le syndicat des joueurs, Pedro Léon voit « enfin le bout du tunnel » . Après une période de quatre mois sans jouer, le Madrilène est de retour dans l'escouade de Getafe.

Modififié
Vendredi 5 décembre, à la 59e minute du match de Coupe du Roi entre Getafe et Eibar, le quatrième arbitre arrête le jeu et permet le changement entre Fredy Hinestroza Aria et Pedro Léon. Dans la foulée, le joueur formé au Real Madrid offre deux passes décisives à Sarabia. Un débordement côté droit, une percée plein axe suivie d'un centre en retrait et revoilà le banni de Liga avec le sourire. Cette demi-heure de jeu, ponctuée de deux caviars, est une belle revanche pour Pedro Léon. Après être resté pendant plus de quatre mois sans prendre part à une rencontre, à se coltiner des entraînements sans en voir la finalité, il a rejoué. Cette situation rocambolesque ne doit rien aux blessures ou aux choix de son entraîneur, le Roumain Cosmin Contra. Pour trouver des explications à la mise au ban du meilleur joueur de Getafe, il faut se tourner vers les bureaux de la LFP espagnole, du président du club, Angel Torres, du syndicat des joueurs professionnels et des avocats du joueur. Aujourd'hui, l'intéressé souffle : « Je ne voyais pas le bout du tunnel, mais désormais, par chance, il s'est terminé » . Enfin, pas tout à fait...

Guerre de chiffres, victime collatérale


La genèse de cette situation remonte à la fin de saison dernière. La Ligue de football professionnel espagnole décide d'en finir avec la gestion cataclysmique des clubs de l'élite. L'une des mesures phares de ce plan est de réduire les dettes des pensionnaires de Première Division avec le fisc local, une autre est d'encadrer la masse salariale de ces clubs. Getafe, sauvé in extremis à la dernière journée, veut donc se séparer de son plus gros salaire. Avec ses deux à trois millions d'euros annuels, Pedro Léon est l'élu : il doit plier les gaules. Des offres de cinq millions d'euros du FC Séville et de l'Eintracht Francfort arrivent bien sur la table, mais les montants ne plaisent pas à Angel Torres. C'est huit millions d'euros ou nada – la moitié du transfert doit de toute manière être reversée au Real Madrid, ancien club du joueur. Arrive le 31 juillet, et le schmilblick n'avance pas d'un iota. Par miracle, les comptes du club de la banlieue sud de la capitale vis-à-vis de l'Hacienda sont validés par la LFP. La fin du tracas fiscal, le début du cauchemar pour Pedro Léon.

Le certificat du fisc accepté par la Ligue, reste désormais à inscrire les joueurs en Liga. Là encore, Getafe doit voir sa liste validée par le contrôle économique de la LFP. Selon la commission compétente, le club ne doit pas dépasser une masse salariale de 18,7 millions d'euros à l'année. Forcément, Pedro Léon est encore dans le viseur. De nouvelles offres débarquent de Russie, mais le joueur ne veut pas aller se peler les miches dans un championnat exotique, d'autant plus que sa fille est hospitalisée à Madrid. Angel Torres lui demande alors de baisser son salaire, le joueur refuse et souhaite aller au bout de son contrat courant jusqu'en juin 2016. Le rapport de force entre les représentants du joueur et la direction des Azulones se tend : à l'instar de Colunga et de Rafa, laissés libres avant la fin de leur contrat, Pedro Léon demande à être libéré de ses obligations avec le Geta. Encore une fois, son président le rembarre. La Liga reprend ses droits, et la situation prend alors des tournures de conflits judiciaires. Cerise sur le gâteau, Pedro Léon ne peut pas jouer, mais Getafe reste dans l'obligation de lui verser son salaire.

La Ligue contre l'Union européenne


Mi-septembre, alors que Pedro Léon ne peut que participer aux entraînements, nouveau revirement de situation. La Fédération espagnole, contre l'avis de la LFP, remet au joueur sa licence. Après avoir pris contact avec l'AFE (l'Association des footballeurs espagnols), Pedro Léon se sait dans son bon droit et est même convoqué. Mais, de l'aveu même de son coach, « jusqu'à ce que le problème ne soit pas solutionné, je ne peux pas t'aligner » . En cas d'entrée en jeu de Pedro, la Ligue pourrait annuler la rencontre, puisque la masse salariale de Getafe dépasserait la limite autorisée. Bref, un problème inextricable qui va trouver une fin grâce au travail de sape de l'AFE. Le syndicat des joueurs sort l'attirail juridique. Après avoir été débouté par le Conseil supérieur des sports, il reçoit le feu vert de la part de la justice mercantile espagnole : si la Ligue lui interdit de jouer, elle irait à l'encontre des lois de libre concurrence de l'Union européenne. La fin du litige sera connue dans sept à huit mois, mais Pedro Léon peut jouer. « J'ai eu une conversation avec le président, et nous nous sommes tous dit. » Après ces mots doux, Pedro Léon a déjà joué à trois reprises, en entrant face à l'Athletic Bilbao, Eibar et Levante pour 62 petites minutes de jeu. Et compte bien, contre le Barça, atteindre les 90 minutes.

Par Robin Delorme, à Madrid
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Podcast Football Recall Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible
À lire ensuite
Merci Guingamp