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Pedro, dynamiteur de particules

De Pedrito à Pedro, des Canaries à Barcelone, du Camp Nou à la Roja… Pedro Rodríguez Ledesma a toujours su se faire une place au soleil. Un statut d’inamovible qu’il doit à l’évolution de son jeu. Mais ô grand jamais à sa personnalité.

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« Bien entendu : c’est une surprise de voir à quel point il est indispensable à la sélection et au Barça. Jamais tu ne vas te dire que le petit garçon que tu as entraîné va devenir un tel joueur » . De l’aveu même d’Iván Rodríguez – aucun lien de parenté – l’importance incommensurable de son ancien poulain au Club Deportivo Roqui San Isidro s’approche de la stupéfaction. Pedro Rodríguez Ledesma, 25 printemps au compteur, n’a rien d’une star : une coupe de cheveux ordinaire, un bronzage à l’espagnole, un patronyme lambda. Il ne tire jamais la couverture sur sa personne. Même la naissance de son premier rejeton n’a pas défrayé la chronique. Lui a décidé de parler avec le ballon, et des appels ultrasoniques. En un peu plus de trois saisons, il a réussi à devenir indispensable au Barça. Par la qualité de son placement, de ses déplacements, de son repli défensif : bref, de sa hargne et de son talent. Avec la Roja, même topo. Sans aucune sélection avant le Mondial 2010, il en est aujourd’hui un élément indéboulonnable. Cette saison, son rendement chiffrable est colossal : en huit sorties, le lutin des Canaries a scoré dix fois. Sa dernière banderille reste un très mauvais souvenir pour l’Hexagone. Ce mercredi, après une absence d’une semaine et demie, il retrouvera la line-up catalane. Au grand dam de son homologue Maxwell.

Ni rapide, ni ailier

La trajectoire du gars du Sud a de quoi étonner. Aujourd’hui reconnu pour sa rapidité sur son côté, il n’en a fait sa force qu’une fois arrivé au Barça. Avant, il a fait ses gammes au Club Deportivo Roqui San Isidr, donc. Iván Rodríguez, son formateur de ses 10 à 17 ans, se rappelle de quelqu’un de « très humble, travailleur, serein. Lors de chaque entraînement, il était très attentif à toutes les explications qu’on pouvait lui donner, à tous les différents mouvements que l’on mettait en place. Il comprenait tout très vite, avait rarement la tête ailleurs » . Au-dessus de ses petits camarades, il joue dans l’axe : « Avec moi, il n’a jamais joué ailier. Il a toujours joué comme second attaquant, poursuit Iván. Je préférais lui laisser une liberté de mouvement totale. Il a une telle qualité dans la dernière passe, une telle vision de jeu, une telle qualité de dribble, une telle qualité face au but… Tout ça faisait que je ne pouvais pas me permettre de le laisser sur un côté. Il était déjà très difficile à marquer pour un défenseur » . Et la vitesse dans tout ça ? « Sa principale qualité n’a pas toujours été la vitesse. Quand il était plus jeune, "son truc" c’était l’esquive, le dribble, être attentif à chaque situation. La vitesse n’était vraiment pas son point fort. Pourtant, aujourd’hui, c’est vrai que c’est l’un de ses atouts. Il l’a beaucoup travaillée à son arrivée au Barça car tout allait plus vite » .

Barcelone, il n’y arrive que sur le tard, à 17 ans. « Le Barça est venu à un tournoi ici, dans le sud des îles Canaries, pour superviser d’autres footballeurs de Ténérife, nous raconte son formateur. L’un d’entre eux était d’ailleurs Jeffrén, son ancien coéquipier. Bref, dans ce tournoi d’Adeje, Pedro défendait le maillot de la sélection du sud de l’île et c’est là que le Barça l’a repéré. Mais je vais te confier quelque chose : dans ce tournoi, Pedro n’était pas si bon que cela. Il n’était pas mauvais, hein, mais n’était pas dans son meilleur jour. Mais le Barça l’a pris à l’essai et il a confirmé tout le bien et le potentiel qu’il voyait en lui lors d’un tournoi européen » . Les débuts ne sont pourtant pas idylliques : « La première année à Barcelone n’a pas été facile pour lui, elle lui a beaucoup demandé. Il avait 17 ans et avait du mal à s’adapter. C’est quelqu’un de très attaché à sa famille, à son île. Petit à petit, il s’est adapté à la vie barcelonaise et y est aujourd’hui très heureux. En plus, il vient d’être papa pour la première fois. Tout ce qui lui arrive, il le mérite, il est allé le chercher » . Heureusement, il était « amoureux du ballon depuis son plus jeune âge. Mais vraiment amoureux » , dixit Iván Rodríguez.

« A chaque fois qu’il revient, c’est la folie »

A la Masia, il galère. Mais pas pour rien : « Elle m’a rendu plus fort » , admettait-il de son propre chef dans les colonnes du País, avant de poursuivre : « La progression a été compliquée : des jeunes à l’équipe C, de l’équipe C à l’équipe B. Et finalement, j’ai eu la chance d’avoir un grand entraîneur comme Guardiola qui m’a donné l’opportunité de commencer en Première Division » . Pourtant, loin du soleil et des plages de ses Canaries, il n’en oublie pas ses origines une fois la célébrité acquise. « C’est quelqu’un qui n’oublie pas d’où il vient. Il a toujours gardé une forte amitié avec ses anciens coéquipiers, éclaire Ivan Rodríguez. Je me rappelle que la dernière fois qu’il est venu – c’était pour Noël ou le Nouvel An – il est allé faire son petit match de foot en salle avec ses amis. Il m’a appelé également pour avoir de mes nouvelles » . Alors, « à chaque fois qu’il revient, c’est la folie. Et encore plus dans le sud, dans son village natal. C’est quelqu’un de très sociable, qui aime passer du temps avec les gens » .Son coach se remémore : « Je vivais assez loin du centre d’entraînement du club et je me rappelle, lorsque je le ramenais chez lui de l’odeur qui sortait de sa maison. A chaque fois, il me proposait de rentrer. Tout le temps, il me demandait » .


Aujourd’hui fierté de son île, Pedrito est devenu Pedro – son formateur l’appelle sans cesse Pedrito. Son statut a changé il y a de ça trois ans : « Il a eu la chance de participer au Mondial en 2010 et ça a tout changé dans sa carrière. Il était d’ailleurs ici quand il a appris que Del Bosque le convoquait. Il faisait une sieste. Puis tout s’est enchaîné : le Mondial, la fameuse demi-finale face à l’Allemagne » . Désormais, ce sont les autres qui prennent modèle sur le bougre de moins d’un mètre 70. « C’est un joueur dont on ne parle pas trop car autour de lui, il a des joueurs comme Messi, Xavi ou Iniesta, mais son travail est remarquable, analyse Antoine Griezamm, en chaleur du côté de San Sebastian. Je prends beaucoup exemple sur lui car nous avons à peu près le même poste, surtout sur ses appels de balle plein axe » . Pour conclure, Iván Rodríguez : « Ce ne sont pas seulement ses qualités offensives qui font de lui un indiscutable. C’est surtout tout le travail défensif qu’il abat. Il y a très peu de joueurs qui sont capables de fournir autant d’efforts que lui » . Et d’afficher en toutes circonstances un tel sourire.

A suivre : Barcelone-PSG, ce soir à partir de 20h45 avec les commentaires de SO FOOT

Par Robin Delorme, à Madrid
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