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  2. // Sampdoria/Milan (1-1)

Pazzini, aussi

En déplacement à Gênes, le leader milanais se comporte en patron. Dominateurs, joueurs, offensifs, les Lombards auraient pu s'imposer 3-0, ça n'aurait dérangé personne. Bah non. Car à la Sampdoria, il y a Giampaolo Pazzini.

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C'est l'avantage de jouer le samedi. Lorsque l'on est leader comme le Milan AC, on peut mettre la pression à ses poursuivants, en faisant le trou le temps de quelques heures. De fait, en cas de victoire face à la Sampdoria, les rossoneri auraient eu six points d'avance sur la Lazio Rome. Ils se contenteront finalement de quatre points, car entre eux et l'éventuelle fugue s'est glissé Giampaolo Pazzini. Le buteur des Génois, véritable Pippo Inzaghi version 2.0, a permis à la Samp d'accrocher un match nul inespéré au vue de la physionomie de la rencontre. Robinho avait ouvert le score en première période pour les Milanais. Autant la victoire milanaise la semaine dernière face à la Fiorentina (1-0) sentait bon le service minimum, autant ce match nul contre la Sampdoria fleure le hold-up maximum. Il n'y a qu'à regarder les stats. 63% de possession de balle pour les joueurs de Massimiliano Allegri (toujours aussi bien peigné) et 14 tirs à 6. Oui mais voilà, Zlatan n'est pas toujours là pour sortir le Milan AC d'un bourbier.



Et dire que la pelouse du stadio Luigi Ferraris de Gênes est un bourbier est presque une lapalissade. Dès le début de la rencontre, on constate que les joueurs vont évoluer sur un véritable champ de patates. Ibrahimovic, lors de sa première course, se plaint déjà. Eh oui, tout le monde n'a pas le talent des jardiniers de l'Abbé-Deschamps. En tous cas, le piètre état du terrain n'empêche pas les milanais d'allumer quelques pétards dans les premières minutes. Robinho (1ère), Boateng (4ème) et Ibrahimovic (13ème) chauffent les gants de Curci. Examens blancs avant la véritable épreuve : une sublime frappe de Seedorf qui prend la direction de la lucarne (22ème). Curci s'envole, et s'en sort avec les félicitations du jury. Milan a la balle, fait tourner, la Sampdoria court, à l'image de Pazzini, souvent dans le vide. Le banni Cassano manque cruellement. On finirait presque par s'ennuyer tant il parait évident que Milan va ouvrir le score. Bingo. A trois minutes de la fin de la première période, Ibra, qui a visiblement repris ses appuis, sert un caviar à Robinho qui reprend de volée au point de pénalty. Cette fois Curci s'incline, et Milan mène à la pause. Presque trop logique.



La deuxième mi-temps débute comme la première s'est terminée : avec une domination Milanaise. L'échauffement de Ronaldinho, exclu pour la 6ème fois consécutive du onze titulaire, en deviendrait presque plus passionnant que le match. On sent qu'il suffirait juste d'accélérer un peu pour doubler la mise côté milanais. Mais comme face à l'Inter et la Fiorentina, le minimalisme prime. Oui mais cette fois-ci, il y a Giampaolo Pazzini. Sur un corner (fallait pas non plus espérer marquer sur une action construite), l'attaquant azzurro conclut d'une jolie reprise, en renard-style. Ca énerve Allegri, qui demande à Ronnie d'accélérer son échauffement. A moins que cela ne soit juste pour l'empêcher d'avoir froid. Ce but réchauffe en tous cas les Dorians, qui pendant quelques minutes donnent l'impression de pouvoir inverser la tendance. Pozzi aurait même l'occasion de doubler la mise, mais Abbiati s'oppose avec une parade de très grande classe (68ème). C'est la dernière fois que l'on reverra la Sampdoria dans la moitié de terrain du Milan AC. Les vingt dernières minutes se passent uniquement dans les parages de Curci. Le pressing s'intensifie, la tension monte. A tel point que Seedorf se laisse submerger par la pression, en ratant l'occasion du match seul face à au portier de la Samp (75ème). La fin de match est d'une grande intensité, Milan voulant, en patron, aller chercher la victoire. C'était sans compter sur les vaillants défenseurs Génois, qui défendent becs et ongles leur point du nul. Allegri offre finalement un peu de temps de jeu à Ronnie : ce coup-ci, ce sera quatre minutes. Pas une de plus. Autant dire : le temps de toucher deux ballons. Robinho a la dernière occasion au bout du pied (93ème), mais son tir passe devant la cage d'un Curci immense, homme du match. 1-1, les tifosi de la Sampdoria fêtent ça comme une victoire. Les joueurs aussi. Ceux de Milan sont moins enthousiastes. Normal. C'est ça le contre-avantage de jouer le samedi : la Lazio connaît désormais le résultat du Milan AC, et sait qu'en l'emportant dimanche, elle reviendra à un point du leader. On ne peut pas toujours avoir que les bons côtés.



Eric Maggiori

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