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Payet et le mythe de l’homme providentiel

En l’espace de deux matchs, il est devenu l’atout numéro un des Bleus. Et la première raison d’espérer pour tous les supporters de l’équipe de France. Un costume d’homme providentiel, tombé du ciel, dont la France aime affubler ses héros, mais qui peut se révéler un fardeau.

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C’est un beau roman, c’est une belle histoire. Avec un nouveau but dans les arrêts de jeu, Dimitri Payet a sans doute été le meilleur Bleu face à l’Albanie. Il avait déjà sauvé la patrie face à la Roumanie. Didier Deschamps aime la chanson française. Il connaît bien les paroles de l’immense Michel Fugain : « Ils se sont trouvés au bord du chemin, sur l'autoroute des vacances. C'était sans doute un jour de chance. Ils avaient le ciel à portée de main, un cadeau de la providence. » Il sait donc qu’il peut compter sur un sauveur en la personne de Dimitri Payet. C’est fou pour un homme qui avait été laissé au bord du chemin, et ne pensait pas être sélectionné il y a 3 mois.


Mais c’est suffisant pour endosser un costume très français, celui de l’homme providentiel : « Un personnage qui apparaît dans les périodes de crise, et qui se présente comme le sauveur ultime chargé d’une sorte de mission historique ou divine » pour le sociologue René Girard. Un habit de sauveur endossé par de nombreuses personnalités historiques à travers les époques dans l’Hexagone, de Jeanne d’Arc à Charles de Gaulle en passant par Napoléon Bonaparte. Évidemment, ce culte de l’homme providentiel n’est pas resté cantonné à la politique et il a investi le champ sportif. Et le football notamment. Quand Zinédine Zidane sort de sa retraite internationale en août 2005, il endosse ce costume. Sauf qu’à l’époque, Zidane se savait attendu comme le messie, il était prêt à assumer ce rôle.

Une attaque en panne


Dimitri Payet, lui, n’a pas conscience de cette mission. On l’a intronisé soudainement après son exploit face aux Roumains. D’un « nobody » , il est presque devenu l’égal de Zidane. À Marseille, sur le Vieux-Port, Français et Albanais n’hésitaient d’ailleurs pas à chanter à l’unisson « He’s better than Zidane » en reprenant le chant consacré au Réunionnais par les fans de West Ham. Didier Deschamps ne s’en plaint pas. Pourquoi penser au lendemain quand la providence s’en mêle ? D’autant que Dimitri est un cache-misère efficace. Car si le match amical remporté 4-2 contre la Russie en mars dernier avait définitivement entériné la croyance que l’Euro serait pour les Bleus une orgie offensive, le constat a bien changé après deux matchs.


L’attaque des Bleus est en panne. Les deux buts inscrits en fin de match face à une Albanie coriace mais limitée n’ont dupé personne. Pendant plus d’une heure, pas un seul tir cadré, et pas de vraies occasions à se mettre sous la dent. Des centres à peine dangereux et un Olivier Giroud à côté de ses pompes. Un scénario quasi identique à celui qui s’était produit contre la Roumanie, avant l’apparition providentielle de Payet, donc.

Un cadeau de la providence


D’un coup de baguette magique, le joueur de West Ham a su résoudre tous les problèmes qui se posaient à ce moment donné, soit l’exacte définition donnée par l’historien Jean Garrigues, auteur du bouquin Les hommes providentiels. Jusqu’ici tout va bien, sauf que Garrigues dit aussi : « Évidemment, c’est un phénomène très irrationnel qui fait appel au charisme à l’émotion, et aux désespoirs collectifs. C’est pourquoi c’est un phénomène souvent violent, parfois très enthousiaste. Mais souvent aussi le réveil est difficile et le sauveur se retrouve dans la position d’un bouc émissaire.  » Une manière de dire qu’aujourd’hui, Payet suscite un espoir fou, qu’il est attendu, et qu’il n’a plus le droit d’échouer. Pas forcément un cadeau de la providence.

Par Arthur Jeanne
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