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Pavel Fort, le Tchèque en blanc du TFC

À Noël, c’est pareil pour tout le monde. Il y a les cadeaux qui font plaisir. Et puis, les autres. Ceux qui peinent à décrocher un rictus : l’intégrale de Florent Pagny ou encore les caleçons fluorescents. Et au mercato hivernal, les clubs français ont aussi eu leur lot de mauvaises surprises. Le premier d’entre eux : le TFC et Pavel Fořt.

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« C’est qui lui ? » En entendant à nouveau son nom, Élie Baup décroche d’abord un sourire. Puis, un rire franc. Et puis finalement, il prend de la distance par rapport à ce souvenir. Une sorte de mécanisme d’auto-défense. L’air de dire qu’il n’est pas responsable de ce mauvais cadeau, lui, l’entraîneur de Toulouse de l’époque : « Dans les clubs, c’est toujours le même fonctionnement. Il y a le président : le patron du club, le guide financier et sportif. Le directeur sportif : avec sa cellule de recrutement, il est plutôt chargé de trouver les joueurs. Et l’entraîneur : il gère le groupe et soumet parfois ses besoins en matière d’effectif. Les transferts, c’est un consensus entre ces trois personnes. » En gros, ce que veut dire Élie, c’est que Pavel Fořt, avant d’être une erreur, est une décision collective.

Le nouveau Milan Baroš


À l’époque, saison 2006-2007, le TFC marche plutôt bien et devant, Johan Elmander se régale. Mais la saison est longue. Élie Baup préfère donc assurer le coup, doubler son poste et lui permettre de souffler un peu de temps en temps. Sauf que, comme tous les hivers, les choix ne sont pas nombreux, et les délais très courts : « Le mercato hivernal, c’est une forme de loterie. Un gars connu, qui réussit dans son club, ne part jamais en milieu de saison. Quand vous prenez un étranger au mercato d’hiver, il y a forcément un risque. » Interdiction pourtant de laisser transparaître cette précipitation. Quand les Violets avouent être attirés par un jeune Tchèque, ils parlent d’une décision réfléchie. La Dépêche du Midi de l’époque est formelle : « Il était suivi depuis un an par le TFC. L'entraîneur Élie Baup, lui, l'avait visionné sur cassette. »

Le site internet du club renchérit : « C'est au Slavia Prague que nous l’avons repéré il y a deux ans déjà. » Avant de presque s’autoriser la comparaison, hasardeuse, avec d’illustres compatriotes : « Très adroit de la tête, précis avec son pied droit, c'est un des talents d'une nation de grands footballeurs : Pavel Nedvěd, Jan Koller, Tomáš Rosický, Milan Baroš... » Ne manquent plus que les promesses : « En signant à Toulouse à 23 ans, cet ex-international espoir espère franchir une étape importante pour sa carrière. Il devrait également permettre aux Violets de former avec Johan Elmander un duo d'attaque redoutable et redouté de Ligue 1. » Et voilà que le 11 janvier 2007, pour plus d’un million d’euros, Pavel devient officiellement la doublure d’Elmander et le futur Milan Baroš.

Fořt Boyard plutôt que Fořt Knox


Dix matchs et zéro but plus tard, difficile de ne pas se rendre compte de l’arnaque : le Tchèque était sans provision. Les palmes à ses pieds, la caravane accrochée à son dos et le collier de surfeur qu’il avait l’habitude de porter autour du cou auraient dû mettre la puce à l’oreille des dirigeants toulousains. Mais voilà, le grand gaillard a réussi son coup : « J’ai toujours voulu jouer en France. C’est un des meilleurs championnats d’Europe. » Du coup, Pavel tient tout de même à clôturer son aventure toulousaine en beauté : une bicyclette dans la gueule du Nancéien Diakhité et un carton rouge. Chapeau l’artiste.


Pavel Fort par TOULOUSEFOOTBALLCLUB

Aujourd’hui, Élie Baup, homme de peu de mots, se rend à l’évidence : « Le garçon n’avait le niveau technique pour évoluer tout de suite en Ligue 1, sans préparation. C’est un coup de poker qu’on a tenté. Ça n’a pas marché, c’est tout… » Puis il se cherche tout de même quelques excuses : « Après, ça n’a pas coûté très cher et c’est pour ça qu’on l’a tenté. Il y a des fois où ça marche aussi. À Marseille, j’ai fait venir Romao, on a fini deuxième, ça a plutôt bien marché. Bon, il connaissait déjà le championnat de France, mais quand vous prenez un Tchèque, il y a plus de risques. » Finalement, Pavel sera prêté au FCM Brussels en fin de saison, puis au Slavia Prague, là où le TFC l’avait arraché, puis rebondira dans différents clubs allemands, slovaques et tchèques. Tout est bien qui finit bien pour lui. Elle est Pavel la vie ?


Par Ugo Bocchi
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