Paulo Sérgio, le nouveau Lion

On se demandait qui de Scolari, Manuel José, Cajuda ou Domingos succéderait à Carlos Carvalhal à Alvalade, la saison prochaine. Le futur entraîneur du Sporting s'appellera finalement Paulo Sérgio. Un coach au grand cœur et à la main de fer qui rêve un jour d'entraîner Grenoble. Si, si.

Modififié
0 0
La nouvelle est tombée lundi, en pleine nuit. L'entraîneur du Vitória Guimarães, Paulo Sérgio, va signer au Sporting pour les deux prochaines saisons et prendra ainsi la succession de Carlos Carvalhal dont le départ a déjà été annoncé il y a quelques semaines par le président Bettencourt. A 42 ans et après avoir œuvré à Olhanense, Beira-Mar, Santa-Clara et Paços de Ferreira, Paulo Sérgio prend ainsi, pour la première fois, les rênes d'un « grand » . Un choix qui met fin à toutes les rumeurs qui trainaient autour du stade José Alvalade. Paul Le Guen, Claude Puel, Gérard Houllier, Luiz Felipe Scolari, Abel Braga, Domingos, Manuel Cajuda, Manuel José, André Villas-Boas... étaient quelques-uns des noms évoqués.

En mars dernier, le quotidien Record annonçait même qu'un accord avait été trouvé entre les dirigeants des Lions et le coach de l'Académica André Villas-Boas. Bettencourt appréciait le plus jeune technicien de Liga (32 ans) et souhaitait l'enrôler. Mais Costinha, tout juste nommé directeur sportif du SCP, souhaitait, lui, un Mister plus rodé. Et son choix s'est porté sur le Vimarenense Paulo Sérgio. Villas-Boas ne pourra qu'apprécier. « Je suis un fan de Paulo Sérgio. Nous ne sommes pas amis, c'est sûr, mais j'ai le maximum de respect pour lui » , déclarait, il y a quelques temps l'ancien adjoint de Mourinho, avant une rencontre entre sa « Briosa » et le Vitória de celui qui a piqué le rôle à Lisbonne.

« Dans les équipes que j'entraîne c'est moi qui fait l'équipe pas le public »

C'est en octobre dernier, que Sérgio a rejoint le Vitória. Un choix qui le président Emílio Macedo ne regretta pas, puisque seulement deux mois après, il lui propose une rallonge deux ans ; à lui, et ses adjoints Alberto Cabral, Sérgio Cruz et José Herculano. Et Macedo a eu du flair. Pour le débaucher, les Lions vont devoir payer une clause libératoire qui s'élève à 500K€... Dès sa prise de fonction dans la cité-berceau, Paulo pose les « colhões » sur la table. « Avec moi, le CV ou la carte d'identité ne comptent pas. Il faudra travailler à l'entraînement pour espérer jouer » . Face aux protestations d'une partie des très fervents supporters du stade D. Afonso Henriques, il fait encore face : « Dans les équipes que j'entraîne c'est moi qui fait l'équipe pas le public » .

Et là où il est passé, on se souvient de lui. Avant de débarquer dans le Minho, c'est à Paços de Ferreira que Mister Sérgio officiait (de février 2008 à octobre dernier). La saison dernière, il a même propulsé les « Castors » en finale de la Coupe du Portugal. Historique, malgré la défaite contre le FC Porto (1-0). Le Français Kelly Berville se souvient et parle de son ancien coach avec respect : « C'est un super entraîneur. Il est très intelligent dans la préparation tactique et technique des matches. Il mérite d'entraîner un gros club. En plus, humainement c'est quelqu'un de bien » .

«  Je suis un grand admirateur des frasques de Raymond Domenech »

Un homme fidèle. « Mon cœur bat pour Belenenses où j'ai joué cinq ans » , dit-il. Mis à part son tou à Belém, en tant qu'attaquant, il connu carrière honorable mais c'est surtout de son passage en France qu'il se souvient. En 1998/99, il passe par Grenoble : « Ce fut une année fantastique. Nous avons été champions de CFA et j'ai fini meilleur buteur avec 19 buts. Grenoble est une ville merveilleuse. Le décor des Alpes m'a vraiment changé de ce que je connaissais jusqu'alors. Mais j'ai dû écourter cette aventure... Ma femme, qui était restée au Portugal, était enceinte, et je suis rentré au pays. Vous savez, je suis toutes les semaines les résultats du GF38 ! La plupart des gens du club que j'ai connus sont partis depuis l'arrivée des Japonais, mais j'adore ce club » . L'année dernière, il poussait même le vice encore plus loin en déclarant : « J'aimerais beaucoup entraîner Grenoble. Au Portugal, on essaie de créer les conditions de formation qui existent en France, mais on a encore vingt ans de retard. Je suis un grand admirateur du football français et des frasques de Raymond Domenech » . Comme quoi, c'est possible...

Nicolas Vilas

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0