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Paulo Dybala, de la puberté à la maturité

Depuis le début de saison, un homme à la tête d’enfant redonne des couleurs à une formation qui voyait la vie en noir et blanc. Son nom, c’est Paulo Dybala. Et c’est tout sauf une surprise.

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« Incredybala. » « Mais quel joueur, ce Dybala ! » « Juve : Dybala est ton prophète. » Ce week-end, après la victoire face au Milan, la presse italienne ne s’y trompe pas : un homme est sorti du lot, Paulo « babyface » Dybala. Déjà parce qu’il a inscrit le seul but du match. Mais pas uniquement. Au Juventus Stadium, il incarne également l’espoir. Après l’exode estival et les premiers résultats catastrophiques, les tifosi turinois n’avaient que peu de sources de réconfort. Plus de Pirlo, plus de Tévez, Marchisio blessé, Pogba en berne… Bref, un horizon bouché et peu de raisons d’y croire. Mais voilà, depuis quelques semaines, il se met à rentabiliser ses 32 millions d’euros, à jouer sans complexe, mais surtout à redonner le sourire et l’envie de tirer des plans sur la comète à tout un club.

Le porte-bonheur


En fait, ceux qui l’ont vu jouer à Palerme n’ont jamais eu aucun doute sur la future réussite du garçon et sa capacité à prendre la relève de l’Apache. Zamparini, son ancien président, le soutient corps et âme depuis son départ. Messi a dit de lui que c’était « le futur » et qu’on allait « en parler pendant des années » . Gianluca Vialli en a remis une couche dans Tuttosport : « Pour moi, il peut être le nouveau Tévez. Il a les qualités, le physique, les courses, il travaille pour l'équipe. Je vois dans ses yeux la lumière que seuls les champions possèdent. Il a le sens du collectif et sait faire la différence. » Des louanges par milliers, mais la seule vraie question qui subsistait, c’était : quand ? Quand ce talent va-t-il éclore ?

À ce propos, Allegri avait affiché son scepticisme : « Dybala doit encore grandir. La saison dernière, il était le leader de Palerme. La responsabilité est différente à la Juventus. » Sous-entendu : il y a Morata et Mandžukić devant lui dans la hiérarchie, il n’est pas encore tout à fait mûr. D’ailleurs, il ne commence pas tous les matchs en début de saison, et ne joue pas toujours à son poste. Surtout en C1. Et puis, il a fallu se rendre à l’évidence : en treize journées de championnat, quasiment à chaque fois qu’il a été titulaire, il a marqué. Contre la Roma, le Chievo, Bologne, l’Atalanta et le Milan. Et depuis peu, il fait même mieux : il permet à la Vieille Dame de reprendre un peu du poil de la bête et d’engranger des points. Preuve qu’il a très vite assimilé les critiques de son entraîneur. Preuve également qu’il est en train de grandir.

L'ombre de l'Apache


Et quand on commence à se faire remarquer, forcément, les comparaisons affleurent de toutes parts. En ce début de semaine, une question revient de partout : Dybala est-il le nouveau Tévez ? Les partisans du « pour » , statistiques à l’appui, expliquent qu’il est même plus fort que Carlos. Sur les treize premières journées, la fréquence de ses buts (1 but toutes les 130 minutes) est meilleure que celle de son prédécesseur (1 but toutes les 140 minutes). Les partisans du « contre » , comme son coéquipier Giorgio Chiellini, estiment « qu’ils sont tous les deux très différents » histoire de ne pas lui rajouter davantage de pression.



En tout cas, Paulo a tout mis en œuvre pour se faire sa place rapidement à Turin. En commençant par le physique : selon la Gazzetta, depuis son arrivée à la Juve, il a pris trois kilos de muscle pour répondre aux demandes tactiques et physiques de son entraîneur. Mais aussi (senti)mentalement. Devant les caméras, il fait toujours le timide et, sur Twitter, il ne cesse de réaffirmer son amour pour son nouveau club : « Une seule couleur va bien avec le noir. C'est le blanc. » Des paroles assurées qui ressemblent étrangement à celle d’un homme comblé. Et non plus à celles d’un adolescent tiraillé. Reste maintenant à confirmer ça par les actes, ce soir, dans la cour des grands, face à Manchester City.

Par Ugo Bocchi
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